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États-Unis

L'acteur Bill Cosby condamné à une peine de 3 à 10 ans de prison

Bill Cosby menotté après avoir été condamné pour agression sexuelle, à Norristown, Pennsylvanie, 25 septembre 2018.

L'acteur américain Bill Cosby a été condamné pour agression sexuelle par un juge de Pennsylvanie, dans le nord-est des Etats-Unis.

Au prononcé de la peine, qui devra être exécutée à l'isolement, le comédien de 81 ans, reconnu coupable par un jury en avril, n'a pas réagi.

Bill Cosby pourra formuler une demande de libération conditionnelle après au moins trois ans de détention, requête qui sera examinée par une commission spéciale.

Dès le prononcé, le principal avocat du créateur et héros du "Cosby Show" a indiqué qu'il allait faire appel et demandé que son client soit laissé en liberté sous caution dans l'attente de l'examen de cet appel.

Le juge ne s'est pas immédiatement prononcé sur ce point mais s'est étonné de cette demande. Il s'est retiré pour examiner le recours.

Avant le prononcé de la peine, la défense avait déjà déposé un recours pour demander que Bill Cosby puisse effectuer sa peine assigné à résidence, auquel le ministère public avait répondu en assurant que le condamné n'était pas éligible à cette forme d'exécution de la peine.

Cette peine de 3 à 10 ans est sensiblement inférieure aux 30 années de réclusion criminelle qu'encourait initialement Bill Cosby.

Avec AFP

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Affaire ukrainienne: Pompeo "fier" de ses diplomates mais muet sur les attaques de Trump

U.S. Secretary of State Mike Pompeo

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, accusé d'avoir laissé tomber ses employés dans l'affaire ukrainienne, s'est dit lundi "fier" de ses diplomates, mais s'est abstenu de les défendre clairement face aux attaques souvent personnelles de Donald Trump.

Ce pilier du trumpisme est fragilisé par la procédure lancée par les parlementaires démocrates en vue d'une destitution du président des Etats-Unis, qui est accusé d'avoir exercé un chantage pour pousser l'Ukraine à enquêter sur un rival politique américain.

Mike Pompeo est critiqué pour ne pas s'être opposé à cette demande de Donald Trump, et plus largement pour avoir laissé une diplomatie parallèle prendre en main les relations avec Kiev sous la houlette de l'avocat personnel du président, Rudy Giuliani.

En outre, le chef de la diplomatie américaine se voit reprocher de n'avoir pas soutenu son ambassadrice à Kiev Marie Yovanovitch, d'abord lorsque Rudy Giuliani a obtenu son limogeage au printemps dernier, puis lorsque Donald Trump l'a attaquée personnellement et publiquement.

D'autres diplomates qui ont accepté de témoigner dans la procédure de destitution ont subi les foudres du milliardaire républicain.

Lors d'une conférence de presse, Mike Pompeo a été interrogé sur cette absence de soutien public.

"Je défends toujours les employés du département d'Etat, le meilleur corps diplomatique de l'histoire du monde", a-t-il répondu, se disant "très fier" de son "équipe".

Il a aussi assuré que le départ de Marie Yovanovitch et son remplacement par un chargé d'affaires, William Taylor, n'avaient pas été "décidés pour permettre un quelconque objectif malfaisant".

Et il a soutenu du bout des lèvres l'action de l'ex-ambassadrice qui, "en tout état de cause, a mis en oeuvre la politique ukrainienne appropriée". Malgré une réputation impeccable, Donald Trump l'avait relevée de ses fonctions après une campagne de dénigrement menée par Rudy Giuliani.

Alors même qu'elle témoignait vendredi en public devant le Congrès, le président américain a tweeté: "Partout où Marie Yovanovitch est passée, les choses ont mal tourné".

Prié de réagir à cette attaque, Mike Pompeo a refusé, préférant renvoyer la question vers la Maison Blanche.

Selon la chaîne américaine NBC, Donald Trump a manifesté ces derniers temps pour la première fois un certain agacement à l'égard de Mike Pompeo, en lien avec l'affaire ukrainienne, lui reprochant notamment d'être responsable de la nomination des diplomates qui aujourd'hui témoignent dans la procédure le visant. Jusqu'ici, le secrétaire d'Etat avait toujours été épargné par les colères de l'ex-homme d'affaires.

Pour Tillerson, les actions de Trump ne sont "pas acceptables" si elles se vérifient

L'ex secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson lors d'une conférence de presse à Nairobi, le 9 mars 2018.

L'ancien secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a critiqué les actions présumées à l'origine de l'enquête en destitution contre le président Donald Trump, affirmant qu'utiliser l'influence des Etats-Unis pour faire avancer des intérêts personnels n'était "pas acceptable".

M. Tillerson, limogé sans ménagement par M. Trump l'an dernier, était interrogé sur le scandale qui a provoqué l'ouverture d'une procédure en destitution contre le président lors d'une interview avec PBS Newshour, diffusée lundi.

"Clairement, demander des faveurs personnelles et utiliser les ressources des Etats-Unis comme caution n'est pas acceptable", a dit l'ex-secrétaire d'Etat, sans nommer M. Trump.

"Donc si vous cherchez à faire avancer vos intérêts et que vous utilisez, que ce soit l'aide américaine à l'étranger, les armes américaines ou l'influence américaine, ce n'est pas acceptable, et je pense que tout le monde comprend cela", a-t-il ajouté.

Les démocrates ont lancé une enquête en destitution contre M. Trump, qu'ils accusent d'avoir abusé de son pouvoir en demandant à l'Ukraine d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

Les démocrates soupçonnent le président d'avoir exercé des pressions sur Kiev pour parvenir à ses fins, notamment en gelant une aide militaire cruciale pour ce pays, ce que M. Trump nie.

Le président américain dénonce une "chasse aux sorcières" et dément toute faute.

Depuis qu'il a été limogé, Rex Tillerson a expliqué que lorsqu'il était le chef de la diplomatie, il s'était souvent retrouvé coupé de certaines informations, y compris à propos de décisions importantes. Il a aussi affirmé avoir dû empêcher le président de faire des choses illégales.

"Il fallait que je lui dise: +Monsieur le président, je comprends ce que vous voulez faire mais vous ne pouvez pas le faire de cette façon-là -- ça enfreint une loi, ça viole un traité+. Cela le contrariait beaucoup", a raconté le Texan.

Donald Trump a en retour accusé son ancien ministre d'être "bête comme ses pieds".

Bobi Wine désigné par TIME Magazine

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Manifestation anti troisième mandat

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Trump "envisage" de témoigner dans l'enquête en destitution qui le menace

Donald Trump a annoncé lundi "envisager sérieusement" de témoigner dans le cadre de l'enquête en destitution qui assombrit sa campagne de réélection, au coup d'envoi d'une semaine riche en auditions potentiellement explosives.

La chef des démocrates au Congrès, Nancy Pelosi, "la nerveuse", a suggéré "que je témoigne dans l'enquête bidon en destitution. Elle a même dit que je pourrais le faire par écrit", a tweeté le président américain.

"Même si je n'ai rien fait de mal et n'aime pas apporter de crédit à cette parodie de justice, j'aime cette idée", a-t-il ajouté: "Je vais l'envisager sérieusement."

Mme Pelosi avait reproché la veille au milliardaire républicain de critiquer l'enquête et ses protagonistes sur les réseaux sociaux. "S'il n'est pas d'accord avec ce qu'il entend, il ne devrait pas tweeter, il devrait venir devant la commission et témoigner sous serment", avait-elle déclaré sur la chaîne CBS.

"Il peut aussi le faire par écrit, il a les moyens de défendre son dossier", avait ajouté Mme Pelosi.

La Maison Blanche a refusé jusqu'ici de collaborer dans une enquête jugée "anticonstitutionnelle", interdisant aux collaborateurs du président de répondre aux injonctions du Congrès et de fournir les documents requis par les parlementaires.

- Courte majorité -

Les démocrates ont décidé, il y a bientôt deux mois, d'ouvrir une enquête à la Chambre des représentants qu'ils contrôlent, pour déterminer si Donald Trump a abusé de ses pouvoirs à des fins personnelles.

Ils ont activé la procédure de destitution - qui n'avait jusque-là servi qu'à trois reprises dans toute l'Histoire des Etats-Unis- après avoir appris la teneur d'un appel téléphonique estival entre Donald Trump et son homologue ukrainien.

Lors de cet échange, rendu public après l'intervention d'un lanceur d'alerte, le président américain a demandé à Kiev d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, qui pourrait l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

Les démocrates le soupçonnent d'avoir exercé des pressions sur l'Ukraine pour parvenir à ses fins, notamment en gelant une aide militaire cruciale pour ce pays en guerre avec la Russie.

Après six semaines d'auditions à huis clos, les parlementaires ont commencé la semaine dernière à interroger publiquement leurs témoins. Trois hauts diplomates ont décrit les efforts déployés en Ukraine par l'avocat personnel du président Rudy Giuliani en marge des canaux officiels de la diplomatie américaine.

Selon le premier sondage publié après ces auditions retransmises en direct, une courte majorité d'Américains souhaitent désormais que le président soit destitué.

51% des personnes interrogées pour cette enquête ABC/Ipsos souhaitent son départ avant la fin de son mandat, en légère hausse par rapport à la moyenne des précédentes études d'opinion.

Cette hypothèse reste toutefois peu probable compte tenu de la majorité républicaine au Sénat qui, selon la Constitution, sera chargé du procès du président après sa mise en accusation ("impeachment") à la Chambre.

- Un million de dollars -

Cette semaine, huit hauts responsables vont à leur tour passer sur le gril de la chambre basse du Congrès. Le témoignage mercredi de l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, est particulièrement attendu.

Ce riche homme d'affaires a obtenu ce poste après avoir donné un million de dollars au comité d'investiture de Donald Trump. Contrairement aux diplomates entendus jusqu'ici, il était en lien direct avec le président républicain cet été.

Dans son interrogatoire à huis clos, M. Sondland avait d'abord nié que l'aide militaire ait servi à faire pression sur le gouvernement ukrainien. Contredit par d'autres témoins, il s'était ensuite "souvenu en avoir parlé, en aparté" avec un conseiller du président ukrainien.

Depuis, il est apparu qu'il avait aussi omis de mentionner avoir discuté avec Donald Trump le 26 juillet, juste après l'appel entre le président américain et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. M. Sondland, qui risque des poursuites pour parjure, retrouvera-t-il le souvenir de cet échange ?

Outre M. Sondland, sept témoins sont convoqués de mardi à jeudi devant la commission du Renseignement de la Chambre, dont l'émissaire américain en Ukraine Kurt Volker ou Fiona Hill, ex-collaboratrice du conseiller à la sécurité nationale John Bolton, brusquement limogé début septembre.

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