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Kinshasa confirme vouloir extrader un ex-colonel congolais arrêté en Tanzanie

Colonel déserteur de l’armée congolaise, John Tshibangu, entouré d’hommes armés en tenues militaires, dans une image postée sur des réseaux sociaux, 18 janvier 2018. (Facebook)

Le ministre de la Défense a confirmé que la République démocratique du Congo souhaite l'extradition d'un ex-colonel congolais arrêté en Tanzanie, accusé de rébellion armée par Kinshasa.

John Tshibangu "sera extradé. C'est le résultat d'une coopération judiciaire qui lie nos deux pays", a indiqué à l'AFP le ministre, Crispin Atama Thabe, interrogé sur une possible extradition de l'ex-officier.

>> Lire aussi : John Tshibangu arrêté en Tanzanie

"Mon mari est le seul officier supérieur qui a dit non au régime de Joseph Kabila. Ils veulent sa tête", a déclaré à l'AFP Charlène Moke Tshibangu, son épouse, qui vit en France.

"Le gouvernement congolais demande son extradition pour le faire mourir. Je lance un cri à tous les dirigeants, au président tanzanien, pour leur demander d'intervenir pour la libération de mon mari", a-t-elle ajouté.

John Tshibangu "est toujours à l'état-major de l'armée tanzanienne à Dar es Salaam. L'interrogatoire continue. Il est traité dignement mais ni sa famille ni ses proches n'ont encore été autorisés à lui parler", a de son côté affirmé à l'AFP Thierry Kyalumba, son directeur de cabinet au sein du mouvement FPCD (Front du peuple pour le changement et la démocratie).

"Nous savons que le Congo a demandé son extradition. L'extradition pour nous signerait son arrêt de mort. C'est un élément dangereux pour le régime de Kabila", a assuré M. Kyalumba.

La RDC prendra cette initiative "à moins que le gouvernement tanzanien s'engage à le faire juger et purger la peine requise", a-t-il ajouté dans un échange de SMS.

L'ex-colonel John Tshibangu est accusé d'avoir pris les "armes contre son pays", selon le ministre. Il a été arrêté lundi à l'aéroport de Dar es Salaam en Tanzanie.

Jeudi, la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) avait indiqué à l'AFP à Paris que John Tshibangu était "placé en garde à vue et en détention" en Tanzanie.

>> Lire aussi : Un général déserteur donne 45 jours à Kabila avant de "le chasser du pouvoir"

Sans cautionner la lutte armée, la FIDH avait dit craindre "un risque pour son intégrité physique en cas d'extradition vers la RDC".

"C'est l'impunité que vous voulez consacrer? Prendre les armes contre son pays ne constitue-t-il pas un fait infractionnel?", a réagi auprès de l'AFP le ministre Atama Thabe.

Ex-colonel entré en rébellion contre le régime du président Joseph Kabila depuis 2012, John Tshibangu avait menacé dans une vidéo diffusée les 18 et 19 janvier sur les réseaux sociaux "de chasser Kabila dans 45 jours, s'il ne demande pas pardon pour le massacre de catholiques qui avaient marché le 31 décembre 2017".

>> Lire aussi : Arrestation à Bangui de deux proches de John Tshibangu, un colonel insurgé de la RDC

A cette date, neuf personnes avaient été tuées selon l'ONU dans la répression de marches - organisées à l'appel d'un collectif de laïcs catholiques - contre le maintien au pouvoir du président Kabila au-delà de l'expiration de son mandat, le 20 décembre 2016.

Au moins six autres sont mortes et au moins 49 ont été blessées le 21 janvier dans les mêmes circonstances, selon les Nations unies.

Les autorités congolaises ont fait état d'un nombre de décès bien moindre.

Avec AFP

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Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

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