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Kim Jong Un tout sourire avant de rencontrer Trump à Hanoï

Le leader nord-coréen Kim Jong Un discusse avec Ri Pyong Chol, un des des programmes balistiques nord-coréens. à gauche, dans cette photo non datée publiée par l'Agence de presse coréenne du Nord (KCNA) le 15 mai 2017.

C'est un Kim Jong Un jovial qui a débarqué mardi au Vietnam après une odyssée ferroviaire à travers la Chine, accueilli par un tapis rouge à la descente de son train blindé, salué par des enfants porteurs de drapeaux et une garde d'honneur en uniforme blanc.

Vêtu de son traditionnel costume de style Mao, le numéro un nord-coréen est descendu en souriant de son train vert olive, agitant la main en signe de salut entouré d'une garde rapprochée de collaborateurs et de personnels de sécurité alors que la garde d'honneur présentait les armes.

En sortant de la gare d'ordinaire tranquille de Dong Dang, localité frontalière de la Chine, Kim Jong Un a été salué par une fanfare militaire. Une foule de journalistes l'avait attendu toute la nuit sous une pluie froide.

Quand il s'est rendu au devant des représentants vietnamiens pour les saluer, son interprète a été contraint de courir derrière lui pour le rattraper.

Puis, le troisième de la dynastie au pouvoir en Corée du Nord s'est engouffré dans une Mercedes-Benz, saluant la foule par la fenêtre du véhicule, s'arrêtant brièvement devant des élèves en uniforme scolaire qui agitaient tout sourire des drapeaux nord-coréens et vietnamiens.

Tandis que sa berline du dirigeant nord-coréen quittait la gare à destination de Hanoï pour un deuxième sommet très attendu avec le président américain Donald Trump, douze gardes du corps ont trottiné un moment aux côtés du véhicule avant de sauter à leur tour à bord du convoi selon une chorégraphie semble-t-il millimétrée.

Le convoi d'une vingtaine de véhicules a parcouru les 170 kilomètres le séparant de la capitale accompagné par des motos de la police et des véhicules de sécurité.

A Hanoï, des habitants en liesse rassemblés sur les trottoirs ont salué le dirigeant nord-coréen avant qu'il ne s'engouffre dans l'hôtel Melia, un établissement moderne situé au coeur de la capitale, où il devrait séjourner cette semaine.

La gare de Dong Dang, à quelques encablures de la frontière avec la Chine, connaît rarement ce niveau d'activité. Soldats et chiens renifleurs y avaient été déployés.

- "Tout s'est passé si vite" -

Hoang Thi Thuy, responsable locale du syndicat des femmes de Dong Dang, a expliqué avoir attendu sous la pluie depuis l'aube l'occasion de voir le numéro un nord-coréen.

"Nous étions si contents qu'on nous ait dit d'attendre là l'arrivée du train", a-t-elle raconté à l'AFP. "Nous avons vu le leader de loin. J'étais si heureuse, c'est difficile à décrire".

Nong Thi Ghi, 33 ans, qui travaille au lycée local Cao Loc, a relaté que le moment où Kim Jong Un a foulé le tapis rouge fut l'instant le plus mémorable.

"Quand la voiture est partie, j'ai ressenti de la tristesse, tout s'est passé si vite".

La soeur du dirigeant nord-coréen Kim Yo Jong, l'une de ses plus proches collaboratrices, était de la partie. Le chef de cabinet de facto du leader Kim Chang Son, surnommé le "majordome", a aussi été vu à la gare.

Il s'agit du premier voyage de Kim Jong Un au Vietnam, autre régime à parti unique. C'est aussi la première fois qu'un dirigeant nord-coréen se rend dans ce pays depuis la visite en 1964 de son grand-père Kim Il Sung, allié proche du leader révolutionnaire vietnamien Ho Chi Minh.

Aux yeux des observateurs, le dirigeant nord-coréen a voulu envoyer un message en prenant le train: montrer qu'il marche dans les pas de son grand-père, dont il reproduit souvent l'allure, les manières et même l'écriture.

"C'est un message fort pour les Nord-Coréens, que Kim Jong Un a hérité des qualités de son grand-père, que la dynastie Kim est plus forte que jamais", commente Koh Yu-hwan, professeur à l'Université Dongguk de Séoul.

M. Kim devrait profiter de son séjour pour visiter deux provinces et tirer les leçons du modèle économique vietnamien, un régime communiste autoritaire cité en exemple par Washington pour son redressement économique d'après guerre.

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L'industrie aérienne envisage des réductions d'effectifs dans les 12 mois

Le logo de l'Association du transport aérien international (IATA), au salon international du tourisme ITB à Berlin, Allemagne, le 7 mars 2018. REUTERS / Fabrizio Bensch - UP1EE370TU52S

La plupart des compagnies aériennes envisage des réductions d'effectifs dans les douze mois à venir en raison d'une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié mercredi par l'Association internationale du transport aérien (Iata).

"La majorité (55%) des responsables des compagnies aériennes interrogés s'attendent à devoir réduire leurs effectifs au cours des 12 mois à venir" en raison d'un trafic qui va rester faible à court terme, a indiqué l'Iata dans un communiqué.

Cette déclaration est le résultat d'un questionnaire sur la confiance des dirigeants de compagnies que l'organisation a envoyé à plus de 300 compagnies aériennes partout dans le monde.

45% des dirigeants ont indiqué avoir déjà réduit leurs effectifs en raison de l'impact de la crise du Covid-19 sur le secteur du transport aérien.

57% d'entre eux s'attendent à un recul de leur rentabilité au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. 19% misent sur une augmentation progressive des tarifs une fois que l'équilibre entre l'offre et la demande sera retrouvé.

L'Iata, qui regroupe 290 compagnies aériennes, table sur un retour du trafic aérien d'avant-crise en 2024 et estime à 63% la chute du trafic en 2020 par rapport à 2019 avec un manque à gagner de 419 milliards de dollars pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus.

L'Asie Pacifique et l'Europe devraient être les premières à retrouver un trafic au niveau de celui de 2019 alors que l'Amérique du Nord et l'Amérique latine devraient connaître un retour à la normale plus lent qu'ailleurs, selon l'Iata.

Le secteur du transport aérien a été frappé de plein fouet par la crise du coronavirus avec la quasi-totalité des flottes d'avions clouée au sol et la suppression de dizaines de milliers d'emplois.

L'américaine United a annoncé qu'elle pourrait congédier jusqu'à 36.000 salariés. American Airlines a évoqué le chiffre de 25.000 suppressions.

L'allemande Lufthansa veut supprimer 22.000 emplois, Air Canada 20.000, British Airways 12.000, Air France-KLM jusqu'à 12.500, l'australienne Qantas 6.000, le scandinave SAS 5.000, le britannique EasyJet 4.500.

LATAM, la compagnie la plus importante d'Amérique latine, a annoncé la suppression de 2.700 emplois et est placée, comme la colombienne Avianca, sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia est en passe d'être racheté par une société américaine et a annoncé mercredi qu'il allait fermer l'une de ses filiales et supprimer 3.000 postes.

La britannique Virgin Atlantic a déposé le bilan aux Etats-Unis et a déjà annoncé la suppression de 3.000 emplois.

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Les points de contrôle à New York pour faire appliquer la quarantaine covid-19

Des gens sont assis devant le Metropolitan Museum of Art le samedi 2 mai 2020 à New York, en respectant la distanciation sociale afin de prévenir la propagation du coronavirus. (Photo AP / Ron Blum)

New York va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s'assurer que les voyageurs en provenance d'Etats américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les visiteurs venus de 35 Etats connaissant une forte recrudescence de l'épidémie, comme les très peuplés Etats de Floride et du Texas, sont actuellement soumis à une quarantaine de deux semaines à leur arrivée à New York.

Afin de tenter de mieux faire respecter cette mesure, le maire Bill de Blasio a annoncé que les forces de l'ordre allaient installer "des points d'enregistrement des voyageurs" au niveau des principaux ponts et tunnels menant à la métropole à partir de jeudi.

Les voyageurs en provenance des Etats problématiques devront alors remplir un formulaire de santé. Celui-ci doit aussi aider les autorités à faire un suivi des contacts en cas d'infection.

Les personnes arrivant dans les aéroports de New York doivent déjà remplir ce formulaire. Quiconque refuse de le faire risque une amende de 2.000 dollars.

"La ville de New York tient bon contre le Covid-19, et les New-Yorkais ont montré une discipline exemplaire", a déclaré M. de Blasio. "Nous n'allons pas laisser cet effort nous filer entre les doigts et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la santé et la sécurité des New-Yorkais."

Les individus ne respectant pas la quarantaine imposée risquent une amende de 10.000 dollars.

Plus de 32.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans l'Etat de New York, selon l'université Johns Hopkins.

La ville a été l'épicentre de l'épidémie américaine au printemps, mais a ensuite réussi à la maintenir sous contrôle, même lorsque les cas sont repartis à la hausse dans d'autres parties du pays à partir de la fin juin.

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