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Kalidou Koulibaly, victime de cris racistes

Kalidou Koulibalyde contrôle le ballon lors du match entre le Dynamo Kiev et le Napoli, Ukraine, le 13 septembre 2016.

Le défenseur sénégalais de Naples Kalidou Koulibaly s'est dit "fier de la couleur de (sa) peau" après avoir été victime de cris racistes mercredi à Milan lors d'un match perdu par son équipe face à l'Inter et au cours duquel il a été expulsé.

"Déçu de la défaite et surtout d'avoir abandonné mes frères. Mais je suis fier de la couleur de ma peau. D'être Français, Sénégalais, Napolitain. D'être un homme", a tweeté Koulibaly, en italien, après la partie.

Cible de cris de singe à plusieurs reprises pendant le match, Koulibaly a été exclu à un quart d'heure de la fin pour deux cartons jaunes coup sur coup, le premier pour une faute sur Politano, le deuxième pour avoir applaudi l'arbitre. Le score était alors de 0-0 et Naples a finalement perdu 1-0.

Selon son entraîneur Carlo Ancelotti, le staff napolitain avait auparavant demandé à plusieurs reprises l'interruption de la partie, sans succès.

"On a demandé trois fois la suspension du match et il y a eu trois annonces. Mais le match a continué", a déclaré Ancelotti sur la chaîne Sky.

"Le joueur était nerveux, son état d'esprit n'était pas des meilleurs. C'est un joueur très correct et très professionnel. Ça n'est pas son genre, mais il y a eu ces cris tout le match", a déclaré Ancelotti.

"Ça ressemble à une excuse, mais le joueur était agité, nerveux. Ça n'est pas bon, ni pour nous, ni pour le football italien", a-t-il ajouté.

"La solution existe. Il faut interrompre le match. Il faut juste savoir quand, à partir de combien d'annonces. Et si on ne sait pas, alors la prochaine fois, c'est nous qui nous arrêterons", a encore expliqué l'ancien entraîneur du Paris SG.

"Cela fait mal d'entendre des chants racistes envers mon frère, le reste n'est que secondaire. Il ne reste seulement que de la tristesse", a de son côté tweeté Faouzi Ghoulam, coéquipier algérien de Koulibaly.

En février 2016, Koulibaly avait déjà été la cible de cris racistes lors d'un match disputé par Naples sur le terrain de la Lazio Rome.

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L'Egypte hôte de la CAN pour la cinquième fois

Essam Elhadary, le gardien des Pharaons d'Egypte, Gabon, le 25 janvier 2017

L'Egypte, puissance nord-africaine incontournable et clé de voûte d'un Moyen-Orient turbulent, accueille à partir de vendredi sa cinquième CAN, avec une fois de plus un contexte agité dans la région.

Le pays accueille la compétition africaine pour la première fois depuis la révolte de 2011 qui avait provoqué la chute du régime d'Hosni Moubarak et ouvert une longue période de chaos politique et économique.

Aux frontières de l'hôte de la CAN, plusieurs pays sont en proie à de graves troubles. La Libye continue de se déchirer, plongée dans le désordre depuis la chute en 2011 du régime du dictateur Mouammar Kadhafi après une révolte populaire. Le régime militaire en place au Soudan fait face à une contestation populaire malgré la destitution en avril du président Omar el-Béchir. Et à l'est, le conflit israélo-palestinien n'est toujours pas résolu.

Les précédentes éditions de la compétition, elles non plus, n'ont pas été exemptes de turbulences politiques.

- 1959 -

Solidement installé au pouvoir après un coup d'Etat qui avait déposé en 1952 le dernier roi d'Egypte Farouk, le président Gamal Abdel Nasser dirigeait alors l'éphémère République arabe Unie qui réunissait l'Egypte et la Syrie.

A l'époque, seules trois équipes étaient en lice contre 24 aujourd'hui. Et le joueur star égyptien était Mahmoud al-Gohary, qui avait mené son équipe à la victoire.

En 1960, Nasser, champion du pan-arabisme, a inauguré le stade international du Caire, d'une capacité de 95.000 places, l'un des plus grands stades d'Afrique. Près de 60 ans après, le stade sera utilisé lors de la CAN-2019.

- 1974-

Six ans après la douloureuse défaite de 1967, l'Egypte a mené une attaque surprise le 6 octobre 1973 qui, malgré la contre-attaque israélienne, devait mener à la récupération du Sinaï occupé.

La journée du 6 octobre est devenue une fête nationale en Egypte.

C'est dans ce contexte que s'est jouée la CAN de 1974, remportée alors par le Zaïre, poids lourd du football africain à l'époque. Huit équipes participaient au tournoi.

- 1986 -

C'est l'Egypte qui l'a emporté cette année-là, à domicile, contre le Cameroun.

Dans le pays, l'ère du président Hosni Moubarak venait de s'ouvrir. Ce général d'aviation avait succédé à Anouar el-Sadate après l'assassinat de ce dernier en 1981 dans la foulée de l'accord de paix avec Israël en 1979.

Hosni Moubarak est resté 30 ans au pouvoir, mettant en place un régime autoritaire, avant d'être détrôné par la révolte populaire de 2011.

Quelques jours avant le tournoi, des milliers de conscrits de la police sont descendus dans les rues, brûlant des hôtels et des restaurants en raison de leurs faibles conditions salariales. La contestation a été réprimée dans le sang par l'armée, avec un bilan de plus de 100 morts.

- 2006 -

La légende du football égyptien Mohamed Aboutrika, "Prince des Coeurs" comme il a été surnommé par les fans, a mené son équipe à la victoire en 2006 à domicile, puis lors des éditions 2008 et 2010.

Marquant plusieurs buts en 2006, il a assuré la victoire aux "Pharaons" ouvrant une ère de domination égyptienne sur le football africain. Au total l'Egypte a remporté sept fois le titre africain depuis la première CAN en 1957.

Mais ce prédécesseur de la nouvelle star Mohamed Salah vit actuellement exilé au Qatar où il commente le football sur la chaîne beIN SPORTS, qui possède les droits de diffusion pour la Coupe d'Afrique des Nations.

Accusé par le pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi d'être un sympathisant des Frères musulmans au pouvoir de 2012 à 2013, Mohamed Aboutrika a été placé sur une liste terroriste pour cinq ans en 2017.

Caster Semenya accuse l'IAAF de l'avoir utilisée comme "rat de laboratoire"

La Sud-africaine Caster Semenya, au 800 mètres des JO de Rio, le 20 août 2016.

a Sud-Africaine Caster Semenya a accusé mardi la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) de s'être servie d'elle "comme d'un rat de laboratoire" dans le passé, alors qu'elle conteste en justice le nouveau règlement concernant les athlètes hyperandrogènes.

La double championne olympique du 800 m accuse dans un communiqué l'IAAF d'avoir expérimenté sur elle un traitement hormonal destiné à réduire son taux de testostérone, ce que le nouveau règlement de la fédération exige désormais de la part des athlètes hyperandrogènes pour concourir au niveau international du 400 m au mile (1.609 m).

L'IAAF estime qu'un taux de testostérone élevé offre à ces athlètes un avantage injuste dans la catégorie féminine.

Dans le communiqué, Caster Semenya se félicite de la publication par le Tribunal arbitral du sport (TAS) des détails de sa décision du 1er mai, qui l'avait pourtant déboutée de son recours contre le nouveau règlement de l'IAAF. La décision complète a été publiée suite à l'accord de Semenya, de la fédération sud-africaine d'athlétisme et de l'IAAF, les trois parties du dossier, a précisé le TAS.

"L'IAAF m'a utilisée comme un rat de laboratoire dans le passé pour expérimenter la façon dont le traitement qu'ils voulaient me faire prendre abaisserait mon niveau de testostérone", indique Semenya citée dans le communiqué. La Sud-Africaine fait référence aux mois qui ont suivi son premier titre mondial de 2009: soumise à des tests de féminité et interdite de compétition pendant onze mois, elle indique avoir suivi ce traitement sur demande de l'IAAF.

"Bien que ce traitement hormonal m'ait fait me sentir malade de façon constante, l'IAAF veut maintenant l'imposer à un degré encore plus élevé sans connaître les éventuels effets secondaires", dénonce Semenya. "Je n'autoriserai pas l'IAAF à m'utiliser moi et mon corps une nouvelle fois."

Déboutée par le TAS le 1er mai, Caster Semenya a depuis fait appel devant le Tribunal fédéral suisse, qui a suspendu de façon "super provisoire" l'application du règlement pour Caster Semenya seulement.

Le Tribunal décidera du maintien ou non de la suspension du règlement après avoir entendu les arguments de l'IAAF avant, dans un deuxième temps, de juger l'affaire.

L'Egypte et la sécurisation de la CAN-2019

Mohamed Salah lors de l'entraînement à la veille du match entre la Russie et l'Egypte, Russie, le 18 juin 2018.

Presque neuf ans après la révolte populaire de 2011 et les troubles qui ont suivi, la sécurité reste une préoccupation majeure pour l'Egypte, qui accueille la Coupe d'Afrique des nations (CAN) de vendredi au 19 juillet.

La mort lundi de l'ancien président - issus des Frères mulsumans - Mohamed Morsi, enterré mardi en toute discrétion et sous haute protection policière, n'a pas provoqué de remous. Dans un pays où les manifestations sont interdites, la situation au Caire est restée calme.

Pour la Coupe d'Afrique des nations, l'Egypte a pris des mesures. Début juin, avant les fêtes de l'Aïd el-Fitr, le ministère de l'Intérieur avait annoncé "un vaste plan de sécurité et de procédures visant à maintenir l'ordre public".

Les mesures comprennent un "déploiement de plus de forces et de point de contrôle dans les endroits vitaux", ajoutait le ministère sans donner davantage de précisions.

Si l'Egypte a déjà organisé la CAN sur son sol à quatre reprises, dont la dernière en 2006, c'est la première fois qu'elle assure cette tâche depuis la révolte qui a mis fin au régime du président Hosni Moubarak et ouvert une période d'instabilité.

Depuis la destitution par l'armée en 2013 de Mohamed Morsi, les forces de sécurité égyptiennes sont la cible de nombreuses attaques jihadistes. Des centaines de policiers et soldats ont été tués.

En 2014, Ansar Beit al-Maqdis, le principal mouvement jihadiste de cette péninsule de l'est de l'Egypte, a fait allégeance à l'EI sous le nom de "Province du Sinaï". Le groupe est toujours actif plusieurs mois après l'effondrement du califat de l'EI en Irak et en Syrie.

Le mois dernier, quelque semaines seulement avant la CAN, un bus de touristes sud-africains a été visé par un attentat à la bombe, près des pyramides de Guizeh, haut-lieu du tourisme égyptien.

- Violences en marge du foot -

En décembre, trois touristes vietnamiens et leur guide égyptien ont été tués dans un attentat similaire, également près des pyramides.

Outre les forces de l'ordre et les touristes, les jihadistes visent sporadiquement les coptes orthodoxes, une importante minorité chrétienne égyptienne.

Plus d'une centaine de personnes sont mortes depuis fin 2016 dans des attaques contre la communauté chrétienne, la plupart revendiquées par l'EI.

Dirigée d'une main de fer par l'ancien chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi, l'Egypte mène une "guerre contre le terrorisme" notamment dans le nord du Sinaï où sévit la branche locale de l'EI.

Parallèlement, l'appareil sécuritaire a mis en place une féroce répression contre toute opposition islamiste et même laïque et libérale.

Mais selon une note récente du cabinet d'analyse américain Soufan Group, "si les efforts militaires ont été couronnés de succès avec l'élimination et la capture d'insurgés, ils se sont aussi révélés contre-productifs, avec de la violence gratuite contre les populations".

"La conséquence a été que plus de gens, et non moins, ont cherché à rejoindre l'insurrection", conclut la note.

Outre le terrorisme, les stades égyptiens ont souvent été secoués ces dernières années par des séquences de violences, qui concernent toutefois davantage les matches locaux.

En février 2012, au moins 74 personnes, pour la plupart des supporters d'Al-Ahly, sont mortes dans des heurts au stade de Port-Saïd (nord) après une rencontre entre le club cairote et l'équipe locale d'Al-Masry.

Les Egyptiens relèvent le défi de l'organisation de la CAN-2019

Des supporters égyptiens encouragent leur équipe lors de la CAN 2017 à Libreville, Gabon, le 5 février 2017.

Première Coupe d'Afrique des nations à 24 équipes, désignation tardive, insécurité sporadique: l'Egypte relève les défis pour accueillir de vendredi au 19 juillet le gratin du football africain, dans un calendrier où s'est ajouté l'enterrement de l'ancien président Mohamed Morsi.

Le pays a donc géré la mort de Mohamed Morsi, lundi, enterré mardi en toute discrétion et sous haute protection policière. L'ancien président égyptien était issu de l'organisation interdite des Frères Musulmans.

Un évènement de plus alors que le pays des "Pharaons" va accueillir une CAN, pour la cinquième fois, mais la première pour la première fois depuis la révolte de 2011.

C'est en janvier seulement que l'Egypte a été désignée par la Confédération africaine de football (CAF) pour remplacer au pied levé le Cameroun, écarté en raison du retard dans la préparation des infrastructures et de la situation sécuritaire.

Si l'Egypte ne connait pas de problèmes d'infrastructures -- les trois stades du Caire et les trois autres à Alexandrie (nord), Suez et Ismaïlia (est), font parties des installations existantes -- il n'en va pas de même pour la sécurité.

. Attentats récents

La chute du régime d'Hosni Moubarak à la faveur de la révolte de 2011 a été suivie d'une longue période d'instabilité sécuritaire, dont les soubresauts agitent aujourd'hui encore le pays.

Une insurrection menée par une branche locale du groupe Etat islamique (EI) continue de sévir dans le nord du Sinaï (est de l'Egypte). Des centaines de policiers et militaires ont été tués depuis la destitution par l'armée en 2013 de feu Mohamed Morsi.

Des attentats récents ont visé des touristes étrangers et la communauté copte orthodoxe. En réponse, l'ex-maréchal Abdel Fattah al-Sissi, élu président en 2014, mène une répression sans pitié contre l'extrémisme islamiste, mais aussi contre toute forme d'opposition.

Et l'Egypte accueille la première CAN à 24 équipes contre 16 équipes auparavant, ce qui représente un effort d'organisation et de logistique supplémentaire.

Malgré le peu de temps accordé à l'Égypte, les autorités et la CAF répètent sans cesse que l'Egypte est prête.

"Les six stades sont magnifiques, de classe mondiale. (...) Il n'y a plus de détails sur lesquels travailler, tout est prêt!", a affirmé à l'AFP le dirigeant nigérian Amaju Pinnick, le président du comité d'organisation de la CAN.

- Couacs -

Mais les dernières semaines n'ont pas été exemptes de couacs. Fin avril, le comité d'organisation s'est attiré les critiques de supporters égyptiens après avoir annoncé des prix jugés élevés pour les billets des matches des "Pharaons", alors le pays lutte pour sortir d'une grave crise économique.

Selon les chiffres officiels, 28% des Égyptiens vivent sous le seuil de pauvreté et le revenu mensuel moyen par habitant est d'environ 4.000 livres égyptiennes (210 euros).

La colère des fans a contraint les organisateurs à réduire le prix des billets pour les matches de l'Egypte à 150 livres (8 euros) au lieu de 200 livres.

"Le débat sur le prix des tickets a montré un manque préparations", a dit à l'AFP le journaliste sportif égyptien Walid al-Adawi. Ce dernier estime que les prix élevés des billets devaient favoriser l'accès des tribunes à "une certaine catégorie de personnes, capable de se débrouiller sur internet".

De nombreux égyptiens n'ont pas d'accès internet ou ne peuvent utiliser ce moyen pour réserver leurs billets. Et le prix ne les a pas encouragés à se rendre dans les cybercafés pour réserver en ligne, y compris après la baisse de prix opérée.

Lors de la dernière CAN en Egypte en 2006, les stades étaient remplis de fans de tous âges et de toutes catégories sociales.

"Toute expérience a des difficultés au début", philosophe Mohamed Fadl, ancien joueur égyptien et directeur exécutif de la CAN.

Autre sujet de mécontentement: la question de la diffusion des matches à la télévision.

Les autorités égyptiennes, qui comptaient sur une diffusion à la télévision publique via le satellite Nilesat, ont vu leurs plans contrariés en raison des droits qui sont détenus par la chaîne qatarie beIN Sports.

- Réservé aux plus aisés -

En tant que pays hôte, l'Egypte peut recevoir les images, mais celles-ci ne pourront être diffusées que sur le réseau hertzien, ce qui implique l'achat d'antennes adéquates, à des coûts souvent prohibitifs pour certains ménages égyptiens.

Dans un pays de près de 100 millions d'habitants, soumis à une forte inflation, l'abonnement à beIN est réservé aux plus aisés et aux propriétaires de cafés désireux d'attirer la clientèle.

"Est-il raisonnable que l'Egypte, pays hôte, ne puisse pas diffuser les matches sur ses chaînes satellite ? C'est ridicule", estime Ahmed Abdel Meguid, fan de football égyptien avant d'ajouter: "le football en Egypte est plus important que la politique. C'est le seul divertissement".

Mais pour les autorités, l'organisation de la compétition se déroule comme prévu. "Il n'y a pas de crise dans la Coupe d'Afrique des Nations 2019", a déclaré le ministre égyptien des Sports Ashraf Sobhi en février.

Pour l'Egypte, les enjeux sont de taille: il s'agit d'affirmer le retour du pays sur la scène internationale après le chaos de 2011. Il s'agit également d'effacer le fiasco de la Coupe du Monde 2018 en Russie qui avait vu l'équipe égyptienne médiocre et rapidement éliminée.

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