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Le président Kaboré promet de "faire la lumière" sur le dossier des 12 détenus morts au Faso


Roch Kaboré au sortir du Conseil de Défense, Ouagadougou, le 25 mai 2020. (VOA/Lamine Traoré)

Le président du Burkina Faso, Roch Kaboré, s’est exprimé pour la première fois sur la mort des 12 civils retrouvés morts à la gendarmerie de Tanwalbougou dans l’est du pays. Il a rassuré que la mort de ces civils était une "situation inacceptable" et promis que toute la lumière sera faite dans ce dossier.

Les villageois - arrêtés avec 13 autres pour suspicion de terrorisme par les forces de défense et de sécurité à Tanwalbougou - ont été retrouvés mort dans leurs cellules le 12 mai dernier, selon le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Fada N’Gourma.

Le président Kaboré promet de faire la lumière sur les 12 détenus retrouvés morts
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Le Président du Faso a tenu vendredi un conseil de Défense. "La mort de ces 12 personnes nous afflige de façon fondamentale", a déclaré le président.

"Nous devons éviter deux choses au Burkina Faso: la stigmatisation et les replis identitaires. Ce sont deux questions que nous devons savoir résoudre avec tout le tact et toute l’intelligence nécessaires pour le vivre-ensemble. Nous devons éviter chaque fois de mettre de l’huile sur le feu quand il ne faut pas", a-t-il ajouté.

Aussi bien pour l’opposition que pour la société civile, ce n’est pas la première fois qu’il y a de tels actes.

"Nous avons toujours en mémoire les événements malheureux de Yirgou, qui jusqu’à présent n’ont pas trouvé de dénouement au niveau de la justice. J’ose croire que les enquêtes diligentées aboutiront à des résultats concluants afin que les responsabilités soient situées et que plus jamais ce type d’action ne se produise au nom de l’union et de la cohésion nationale au Burkina Faso", a dit Aziz Dabo, secrétaire-exécutif adjoint de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA).

"Nous souhaitons que le Président comprenne cette fois-ci qu’il faut joindre l’acte à la parole. Il faut prendre des mesures fortes pour sévir cette fois-ci parce que Tanwalbougou ce n’est pas un cas isolé", a ajouté pour sa part Dr Daouda Diallo, porte-parole du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC).

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