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Les 39 personnes enlevées par Boko Haram au Niger en 2017 toujours recherchées

500 jours après l'enlèvement au Niger, le 15 novembre 2018. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)

Cela fait 500 jours que 39 personnes, des jeunes filles en majorité, ont été enlevées à Ngalewa dans la région de Diffa dans le sud-est du Niger par Boko Haram.

Sur les 39 personnes enlevées, 35 d'entre-elles avaient moins de 20 ans au jour de leur enlèvement le 2 juillet 2017. Plus d'un an après, très peu de nouvelles sont données et les autorités ne communiquent pas suffisamment.

Sans nouvelles et sans réel élan de mobilisation des autorités pour les retrouver et les ramener, un collectif d'activistes dénommé #JesuisNgalewa, dénonce la situation.

''C'est la façon pour nous de nous indigner par rapport au silence du gouvernement et de lui rappeler qu'il est de sa responsabilité de prendre des dispositions utiles',' indique Kaka Touda de l'association Alternatives Espaces Citoyens, membre du collectif, lors d'un point de presse.

Reportage d'Abdoul-Razak Idrissa sur l'enlèvement de 39 personnes en 2017 au Niger
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500 jours de privation de liberté, même pour des adultes, c'est ''inacceptable'' s'indigne Sidikou Moussa, autre membre du collectif qui mène une campagne de mobilisation en faveur de ces jeunes femmes et enfants enlevés, via les réseaux sociaux avec notamment un has tag #jesuisngalewa.

Dans une déclaration à l'occasion de l'an de cet enlèvement, les parents des 39 personnes ont exprimé leur ''colère et indignation'' devant "le faible niveau d'engagement des autorités'' en vue de la libération de leurs enfants.

Ayant évoqué une seule fois le sujet, le président Issoufou Mahamadou a dit avoir ordonné aux forces de défense et de sécurité de tout mettre en œuvre pour les retrouver et ramener.

Le 2 juillet 2017, des éléments de Boko Haram avaient fait une incursion dans le village de Ngalewa et ont kidnappé 40 personnes après en avoir tués neuf autres.

Quelques mois après, ils ont libéré une personne, ce qui prouve selon Kaka Touda "leur désir de vouloir négocier avec les autorités nigériennes".

VOA Afrique/ Abdoul-Razak Idrissa

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La grève des enseignants des universités entame son deuxième mois

Des étudiants se sont rassemblés devant l’Assemblée nationale pour manifester contre les conditions précaires de vie, à Niamey, Niger, le 17 mars 2015.

Les enseignants des universités publiques du Niger ont entamé leur deuxième mois de grève pour réclamer une amélioration de leurs conditions de vie et de travail, a-t-on appris mercredi auprès de leur syndicat.

"C'est le statu quo: il n'y a rien qui avance en terme de solutions", a expliqué à la presse Nabala Adaré, le secrétaire général du Syndicat national des enseignants-chercheurs du supérieur (Snecs).

La grève a débuté le 20 janvier. Le mouvement est prévu jusqu'au 20 mars.

Le 21 février, une rencontre entre les grévistes et le ministère de l'Enseignement supérieur n'a pas permis de désamorcer la crise, a-t-il déploré.

D'après le Snecs, cette nouvelle grève "est la conséquence directe du refus catégorique" du gouvernement "de respecter les termes du protocole d'accord du 23 mai 2019" signé avec le Snecs qui avait permis de sauver in extremis l'année universitaire menacée d'invalidité.

Le gouvernement s'était "engagé" à satisfaire plusieurs revendications des grévistes, notamment "à payer intégralement, au plus tard fin août 2019", les arriérés liés "aux droits statutaires des enseignants", estimés à près d'un milliard de francs CFA (1,5 million d'euros).

Le gouvernement avait également promis de "restituer les retenues" opérées sur les salaires des enseignants pour tous les jours de grève. Les deux parties avaient convenu de poursuivre les pourparlers sur le mode de désignation des recteurs qui est un des principaux problèmes. Le Snecs exige des élections pour choisir les recteurs, mais le gouvernement veut les nommer par décret.

"Nous avons tenté plusieurs démarches visant à trouver une solution à la crise (...) mais chacun des deux camps s'agrippe à son propre intérêt en oubliant l'intérêt général, détruisant l'avenir de toute une génération", a dénoncé Omar Albadé, le dirigeant de l'Union des étudiants nigériens à l'université de Niamey (UENUN), à l'issue d'une réunion de milliers d'étudiants sur le campus de Niamey.

Le Niger compte huit universités publiques, dont sept régionales et celle de Niamey, qui est la plus importante avec 23.000 étudiants.

La grève des enseignants des universités perdure, les étudiants victimes

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Le G5 Sahel se réunit à Nouakchott pour contrer le jihadisme

Les dirigeants du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et de la Mauritanie posent pour une photo au sommet du G5 Sahel à Niamey, le 15 décembre 2019.

Les dirigeants réunis pour un sommet du G5 Sahel à Nouakchott ont affirmé mardi la nécessité d'une intensification tous azimuts de l'effort de lutte contre la propagation du jihadisme et des violences dans la sous-région.

"Le Sahel requiert plus que jamais une attention accrue et coordonnée de la part des Etats de la région et de la communauté internationale pour endiguer la spirale de la violence", a déclaré le chef de l'Etat mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani au cours de ce sommet où son pays recevait du Burkina Faso la présidence tournante du G5 Sahel.

Le G5 Sahel, qui inclut également le Mali, le Niger et le Tchad et qui fournit depuis 2014 un cadre de coopération entre les cinq pays pour la sécurité et le développement, tenait ce sommet ordinaire alors que le Sahel est confronté à une forte poussée jihadiste et une sévère dégradation sécuritaire, aggravées par une série de défis démographiques, économiques et environnementaux, sans solution apparente à court terme.

Parties du nord du Mali, les violences se sont propagées au centre du pays, et au Burkina et au Niger voisins.

Les violences jihadistes - souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires -, ont fait 4.000 morts dans ces trois pays en 2019, cinq fois plus qu'en 2016, selon l'ONU, malgré la présence de forces africaines, onusiennes et internationales.

Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées. Le président du Burkina Roch Marc Christian Kaboré a parlé mardi de "crise humanitaire sans précédent au Sahel".

La possibilité d'une réduction des forces américaines antijihadistes à laquelle réfléchit le Pentagone en Afrique et dans le monde ajoute à la préoccupation.

"Nous avons un besoin pressant de victoires concrètes contre le terrorisme. Répondre à ce besoin existentiel est le vrai défi de ce sommet", a souligné le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat.

Il a fait valoir l'incompréhension des civils devant l'apparente impuissance à faire cesser les violences et réclamé une "montée en puissance" de la force conjointe transfrontalière du G5 Sahel, qui tarde à atteindre sa pleine mesure (5.000 hommes).

"Progrès importants"

"Je vous rejoins pour dire qu'un sursaut de mobilisation, de coordination ou de priorisation est nécessaire", a aussi affirmé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Il a noté que tel était l'objet du sommet sur le Sahel organisé par la France à Pau en janvier. Le sommet de Nouakchott était considéré par la France comme une occasion d'apprécier la mise en oeuvre des conclusions de Pau.

Le Drian a dit connaître les "frustrations" des dirigeants sahéliens. "Mais on ne peut nier le chemin parcouru depuis 2014". Et, depuis Pau, "des progrès importants ont eu lieu en un mois", a-t-il déclaré.

Il a évoqué le déploiement des unités dites "reconstituées" de l'armée malienne (incluant d'ex-rebelles) dans le nord du pays, l'arrivée annoncée prochaine d'un bataillon tchadien dans la région dite des trois frontières (Mali, Burkina, Niger), la livraison d'équipements européens, la mise en place d'un état-major conjoint à Niamey ou encore la décision française d'augmenter de 4.500 à 5.100 hommes les effectifs de la force antijihadiste Barkhane.

Les participants ont affirmé la nécessité d'une réponse non seulement militaire, mais aussi politique et sous forme d'aide au développement.

Avant le sommet, M. Le Drian a présidé la première assemblée générale de l'Alliance Sahel, créée en 2017 et visant à mobiliser l'aide internationale au développement.

Les engagements connus s'élèvent à 11,6 milliards d'euros, a dit M. Le Drian.

Mais "la question principale (...) ce n'est pas: est-ce qu'il faut rajouter à 11,6 milliards. Ils ne sont pas dépensés. C'est: comment est-ce que je fais pour dépenser sur des projets concrets qui servent aux populations du Sahel?".

Début du festival culturel Touareg à Iferouane

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Deux personnes ont été tuées dans l'explosion d'un engin

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