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Journée internationale de l’albinisme au Niger


Ce 13 juin, c’est la journée internationale de l’albinisme. Consacrée en 2014 par l’ONU, elle vise à sensibiliser sur cette maladie qui continue d’être mal comprise en Afrique.

Malgré le caractère mystérieux qui est souvent attribué à la maladie dont elle souffre, Kadidja Moumouni est bien acceptée dans son milieu de travail.

La présidente de l’association nigérienne des albinos est auditrice de justice au Conseil d’Etat. "Je ne suis pas victime de discrimination", confie-t-elle à VOA Afrique

"La collaboration est très franche. Nous sommes vraiment satisfaites d’elle", affirme la greffière en chef madame Abdou Ramatou Daouda.

Kadidja Moumouni, à Niamey, Niger, le 9 juin 2017. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)
Kadidja Moumouni, à Niamey, Niger, le 9 juin 2017. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)

Les albinos au Niger sont relativement tolérés par la société, mais le manque de système formel de prise en charge rend difficile le suivi médical.

"On arrive à organiser des consultations dermatologiques avec un cabinet, mais il est privé, ce qui signifie qu’il n’y pas de garantie", regrette la présidente de l’association nigérienne des albinos.

"Nous aspirons à un système formel et durable de prise en charge", conclut-elle.

Maladie congénitale due à un manque de mélanine entrainant une grande sensibilité au soleil et à la lumière vive, l’albinisme est présent au Niger. Il n’existe pas de statistique sur la prévalence, mais l’association que préside Kadidja dénombre une soixantaine d’albinos à Niamey.

Abdoul-Razak Idrissa, correspondant à Niamey

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