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Journée ville morte, le mot d’ordre peu suivi


Des manifestants lancent des pierres sur un véhicule de la police anti-émeute sur la route principale du district de Sonfonia à Conakry, en Guinée, le 14 octobre 2019.
Des manifestants lancent des pierres sur un véhicule de la police anti-émeute sur la route principale du district de Sonfonia à Conakry, en Guinée, le 14 octobre 2019.

Après trois jours de manifestation contre un troisième mandat d’Alpha Condé, le Front national pour la défense de la constitution a appelé jeudi à une ville morte, qui a peu été suivi.

Les rues de Conakry ont grouillé de monde jeudi, jour de ville morte à l’appel du Front national pour la défense de la constitution.

Les activités économiques ont été paralysées pendant les trois premiers jours de manifestation.

Pour de nombreux Guinéens, la situation n’était pas facile à supporter. "Le panier de la ménagère nous coûte cher, le pouvoir d’achat du guinéen est dérisoire", explique Mohamed Sylla, père de famille.

Les violences ont été enregistrées sur la route du Prince A Koloma, les sages ont rencontré mercredi les forces de sécurité installées dans le quartier pour plaider en faveur des femmes au foyer.

"On s’est mobilisé à la compagnie mobile d’intervention et de sécurité, ils nous ont écouté et ça marché. Ce matin, les femmes sont allées faire le marché", témoigne Karamoko, membre du conseil des sages du quartier.

Les violences pendant les manifestations contre un troisième mandat d’Alpha Condé ont fait neuf morts, selon le gouvernement guinéen.

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