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Jour J pour Boris Johnson qui attend la consécration

Boris Johnson promet un Brexit d'ici à l'échéance du 31 octobre.

C'est le jour J pour l'ex-maire de Londres Boris Johnson, attendu vainqueur mardi de la course à Downing Street, avec à la clé le défi de taille de sortir de l'impasse du Brexit, auquel s'ajoute désormais la nécessité de résoudre la crise avec l'Iran.

Le vote des 160.000 membres du Parti conservateur s'est achevé lundi après-midi et le résultat sera proclamé dans la matinée par les instances du parti. L'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, 55 ans, est donné largement gagnant face à Jeremy Hunt, 52 ans, l'actuel chef de la diplomatie britannique.

Mercredi, après une dernière nuit à Downing Street, Theresa May répondra à une ultime session de questions au Parlement avant de se rendre à Buckingham Palace où elle remettra officiellement sa démission à la reine Elizabeth II en début d'après-midi.

Son successeur devrait prendre la parole quelques heures plus tard après avoir été lui aussi reçu par la monarque, qui lui confiera la responsabilité de former le gouvernement.

Premier défi urgent qui attend le prochain chef du gouvernement: gérer l'escalade des tensions avec Téhéran, au plus haut après l'arraisonnement par l'Iran du pétrolier battant pavillon britannique dans le détroit d'Ormuz.

Londres a riposté en annonçant lundi la mise en place prochaine d'une mission de protection avec les Européens dans le Golfe mais Londres "ne cherche pas la confrontation", a souligné Jeremy Hunt.

Autre dossier qui s'annonce colossal: mettre en oeuvre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, plus de trois ans après le référendum du 23 juin 2016 qui a vu les Britanniques voter à 52% pour le Brexit.

Une mission sur laquelle Theresa May s'est cassée les dents, échouant à trois reprises à faire accepter aux députés l'accord de sortie qu'elle avait conclu en novembre avec Bruxelles, ce qui l'a poussée à la démission.

- "Grave crise" -

Les divisions sont toujours profondes au Royaume-Uni entre ceux qui veulent partir au plus vite et ceux qui espèrent que le pays revienne sur sa décision, en organisant un second référendum, par exemple.

Boris Johnson, qui avait milité pour la sortie de l'UE -un choix opportuniste selon ses détracteurs-, promet un Brexit d'ici à l'échéance du 31 octobre.

La date du divorce était initialement fixée au 29 mars mais a été deux fois reportée faute du soutien d'une majorité de députés à l'accord de Mme May et pour éviter une sortie sans accord.

Pendant sa campagne, Boris Johnson a répété que le divorce serait prononcé fin octobre, accord renégocié ou pas d'accord, promettant un avenir radieux à son pays, quel que soit le scénario.

Il a affirmé préférer décrocher un nouveau traité de retrait tout en admettant que cela semble presque impossible à réaliser dans les temps, compte tenu des vacances parlementaires et de la mise en place de nouvelles équipes dirigeantes, à Londres comme à Bruxelles.

Sa volonté de quitter l'UE coûte que coûte, même sans accord, hérisse ceux qui souhaitent le maintien de liens étroits avec le continent et qui redoutent les conséquences économiques d'un "no deal" et du retour de formalités douanières.

Le ministre des Finances Philip Hammond a ainsi annoncé qu'il ferait "tout" pour empêcher une sortie sans accord, ne semblant pas exclure de contribuer à faire tomber le futur gouvernement de Boris Johnson. Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Alan Duncan, a de son côté prédit à "BoJo" une "grave crise gouvernementale".

Jeremy Hunt s'est lui déclaré prêt à envisager de reporter de façon très provisoire le Brexit si un nouvel accord était en vue. Il a mis en avant son expérience d'entrepreneur et ses talents de négociateur pour obtenir un accord de sortie plus acceptable pour les députés.

Mais il s'est aussi dit prêt, comme Boris Johnson, à l'éventualité d'un divorce brutal, sans accord et sans période de transition pour amortir le choc.

Reste à savoir si cela serait passerait au Parlement, où le Premier ministre ne disposera plus que d'une majorité de deux voix.

Avec AFP

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Félix Tshisekedi en Belgique pour sa 1ère visite officielle en Europe

Félix Tshisekedi à Kinshasa, en RDC, le 6 septembre 2019.

Le président congolais Félix Tshisekedi était attendu en Belgique lundi pour sa première visite officielle dans l'ex-puissance coloniale, avec l'intention de normaliser une relation bilatérale particulièrement éprouvée lors des dernières années de la présidence Kabila.

M. Tshisekedi avait effectué un déplacement en avril à Washington, où il avait été reçu par le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Mais c'est la première fois qu'il se rend en Europe depuis qu'il a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018 en République démocratique du Congo.

La visite officielle en Belgique doit durer 24 heures, avec notamment au programme une invitation à déjeuner mardi chez le couple royal, Philippe et Mathilde, avant un discours devant le patronat de la Fédération des entreprises belges (FEB) à Bruxelles.

Mercredi, le président congolais sera en "visite de travail", à Anvers, en Flandre, et à Gembloux, en Wallonie, pour soigner le lien avec les deux communautés linguistiques, néerlandophone et francophone. Un rendez-vous est prévu à Anvers avec l'industrie diamantaire.

Il doit aussi être reçu jeudi par le président sortant de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Pour le chef de la diplomatie belge Didier Reynders, qui doit accueillir M. Tshisekedi à l'aéroport lundi en fin d'après-midi, la visite vise à rétablir "progressivement" une relation qui a souffert depuis 2015 et la volonté affichée par l'ex-président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat.

Ce dernier avait finalement renoncé en août 2018, un geste salué par la Belgique.

Mais il a fallu plusieurs mois, jusqu'en avril, pour que l'ancienne puissance coloniale accepte le résultat contesté des élections, alors que M. Kabila a gardé la majorité au Parlement et que ses partisans occupent des postes-clés au gouvernement.

"On sait que les relations entre nos deux Etats ont connu beaucoup de hauts et de bas, nous venons de très bas sous l'ancienne présidence, on va essayer de remonter étage par étage, sans brusquer les choses", a affirmé M. Reynders au quotidien La Libre Belgique.

De son côté, Félix Tshisekedi dit attendre de cette visite une reprise de la coopération militaire belgo-congolaise et la promesse d'aides pour "renforcer" les systèmes de santé et d'éducation dans son pays, parmi les plus pauvres du monde.

"Cependant, compte tenu d'un passé récent, la Belgique demeure assez frileuse et ma crainte, c'est que le capital de sympathie disparaisse", met-il en garde dans le journal belge Le Soir.

Les engagements de la Belgique, actuellement sans gouvernement de plein exercice, devraient se limiter à des protocoles d'accord ou lettres d'intention dans la défense, les finances et le développement.

Est notamment prévue la reprise du versement direct à Kinshasa des fonds de la coopération qui avaient été gelés par Bruxelles début 2018.

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