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États-Unis

John Kerry défend l'accord sur le nucléaire iranien au Congrès

John Kerry, Washington, 28 juillet 2015

Le secrétaire d'Etat américain a dénoncé le "fantasme" et les "chimères" d'un éventuel "meilleur accord" sur le nucléaire iranien par rapport au règlement conclu le 14 juillet par les grandes puissances et l'Iran.

Lors d'une audition tendue de quatre heures, M. Kerry a aussi affirmé devant des républicains majoritaires et très hostiles que l'accord était circonscrit à la question du nucléaire et ne concernait pas une hypothétique "réforme" du régime iranien ou ses agissements "déstabilisateurs" dans la région.

"J'insiste: l'alternative à l'accord que nous avons conclu, ce n'est pas un meilleur accord, une sorte de fantasme ou de chimère qui verrait l'Iran complètement capituler", a martelé le chef de la diplomatie américaine. "C'est un fantasme, pur et simple".

"Ce projet a été monté pour régler la question du nucléaire uniquement, pas pour réformer le régime iranien ou pour mettre fin à son appui au terrorisme ou à ses contributions à la violence confessionnelle au Moyen-Orient", a argumenté John Kerry, qui a passé le plus clair des derniers mois à négocier directement avec l'Iran.

Le texte a été conclu au terme de 20 mois d'intenses négociations entre l'Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité - France, Royaume-Uni, Chine, Russie, Etats-Unis -, plus l'Allemagne. Ces pays ont accepté de lever progressivement des sanctions internationales en échange de garanties que Téhéran ne se dotera pas de l'arme atomique.

Mais il rencontre beaucoup de résistance au Congrès, dominé par les républicains. Il faudra au moins deux tiers des élus pour bloquer l'accord, lors d'un vote prévu en septembre, car Barack Obama dispose d'un veto. La plupart des démocrates devraient soutenir le président, assurant a priori que l'accord ne sera pas torpillé.

L'opposition des républicains s'articule autour de plusieurs reproches: la procédure d'inspection des sites militaires iraniens, qui peut prendre jusqu'à 24 jours; le transfert probable d'une partie de la nouvelle "manne financière" iranienne au Hezbollah; les risques pour Israël, opposé à l'accord; la levée de l'embargo lié aux missiles balistiques dans huit ans.

Bombardé de questions, le chef de la diplomatie a laissé filtré son exaspération, parlant par-dessus certains élus et répétant inlassablement son message: mieux vaut un Iran hostile mais sans arme nucléaire, qu'un Iran hostile et nucléaire.

"Pour les Américains, l'Iran est un crocodile ou un requin qui fait ce qu'il veut, et on va leur donner plus de dents pour voir s'ils agissent différemment", a déploré le républicain Scott Perry dans l'un des échanges les plus vifs.

"Je n'ai pas de leçon à recevoir sur qui je représente, j'ai représenté et je me suis battu pour ce pays depuis que je suis sorti de l'université", lui a répondu John Kerry.

Le républicain Jeff Duncan a affiché les photos de quatre Américains emprisonnés en Iran, haussant la voix pour lancer: "leur libération aurait dû être une précondition à toute discussion avec l'Iran!"

"Est-ce toujours la politique de l'ayatollah, selon vous, de détruire les Etats-Unis?", a demandé son collègue Ted Poe.

"Ils ont une politique d'opposition et de grande hostilité. Je n'ai pas connaissance de projet spécifique pour réellement nous détruire", a sobrement répondu John Kerry.

Avec AFP

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La justice britannique rendra le 4 janvier sa décision sur la demande d'extradition de Julian Assange, réclamé par les Etats-Unis qui veulent le juger pour la diffusion de centaines de milliers de documents confidentiels, a annoncé jeudi la juge en charge du dossier.

En attendant cette décision, le fondateur de WikiLeaks restera emprisonné, a précisé Vanessa Baraitser à l'issue de près de quatre semaines d'audiences à la cour criminelle de l'Old Bailey, à Londres.

La justice américaine veut juger l'Australien de 49 ans notamment pour espionnage. Il risque 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

Julian Assange avait été arrêté en avril 2019 après sept ans derrière les murs de la représentation diplomatique équatorienne, où il s'était réfugié après avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution, craignant une extradition vers les États-Unis, qui lui reprochent d'avoir mis en danger des sources des services américains.

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