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JO 2024 et 2028 : la fin d'une longue attente pour Paris et Los Angeles

Le logo de la candidature de Paris 2024 pour les Jeux olympiques à Paris, le 11 juillet 2017.

Paris, écartée de la fête olympique depuis 1924, et Los Angeles, hôte pour la dernière fois en 1984, doivent être officiellement désignées mercredi villes hôtes respectivement des JO-2024 et 2028, à l'issue d'une double attribution qui ne fera que des gagnants.

Après trois échecs douloureux, dont le dernier en 2005 face à Londres-2012, Paris va enfin décrocher le Graal avec l'organisation des JO du centenaire en 2024 grâce à un dossier calibré pour combler les attentes du CIO, ainsi qu'un timing et un enchaînement de circonstances hyper-favorables.

De son côté, après 1932 et 1984, "LA" va de nouveau accueillir les JO et promet comme en 1984 une édition largement bénéficiaire.

Après le renoncement de Hambourg, Rome et Budapest et pour éviter de perdre un des deux poids lourds, le patron du CIO, l'Allemand Thomas Bach a sorti de son chapeau en décembre 2016 l'idée d'une attribution simultanée des JO-2024 et 2028. Encore fallait-il que l'un des deux prétendants accepte de différer son projet calibré à l'origine uniquement pour 2024.

LA, qui affirme avoir obtenu "une meilleure affaire", a accepté en échange d'une rallonge de 100 millions de dollars dans la contribution fournie par le CIO (1,8 milliard de dollars contre 1,7 md à Paris/1,5 milliard d'euros contre 1,4). Il pourra de plus exploiter plus longuement les symboles olympiques et recevra une avance substantielle du CIO (180 millions de dollars/150 millions d'euros sans intérêts).

"J'ai toujours cru qu'on était bien positionné pour gagner mais il était important d'aller chercher des voix, quel que soit le scénario", estime Tony Estanguet, co-président de Paris-2024, pour qui "sur la fin, ce qui comptait c'était d'avoir un bon retour des membres du CIO".

De ses cuisantes défaites pour 1992, 2008 et surtout 2012 face à Londres, le mouvement sportif français avait retenu la principale leçon: ce serait à lui, à l'avenir, de porter une éventuelle candidature et de convaincre les politiques d'abandonner le pilotage

Bernard Lapasset, président de World Rugby, en fut le premier patron. Derrière lui, se sont agrégés le triple champion olympique de canoë Tony Estanguet - son alter ego à la tête de la candidature -, puis Teddy Riner, Marie-José Pérec et autres héros de l'imagerie sportive nationale.

Monuments iconiques

Mais une fois les sportifs aux commandes, encore fallait-il présenter un dossier au moins aussi bon que celui qui, il y a douze ans, avait suscité, de la part du CIO, plus de louanges que celui de Londres-2012.

Pour ce faire, l'équipe parisienne a collé aux recommandations de l'Agenda 2020, paquet de réformes présenté par Thomas Bach fin 2014, un an après son élection. Au menu: compression des coûts grâce au recours prioritaire aux infrastructures existantes et surtout à la mise en accord du projet avec les besoins du territoire.

A l'arrivée, Paris s'enorgueillit de n'avoir rien de pérenne à bâtir hormis un centre aquatique promis depuis le début des années 2000 et un village des athlètes qui sera reconverti en logements. Le tout pour un budget modeste, inférieur à 7 mds d'euros, largement en deçà des dernières éditions comparables (11 mds d'euros pour Londres).

Aux infrastructures existantes (Stade de France, nouveau Roland-Garros, Bercy, Parc des Princes, Jean-Bouin, Arena-92) et aux constructions temporaires, s'ajouteront les monuments iconiques parisiens, tels le Champ de Mars, l'esplanade du Trocadéro, les Invalides et le Grand Palais.

Un calendrier très propice

Mais un bon dossier et une équipe à la hauteur ne garantissent pas un succès. Au-delà de ses atouts propres, Paris a bénéficié tout au long de sa campagne, entamée en 2015, d'une série de circonstances extérieures qui, pour la première fois, ont servi ses desseins.

D'abord, le calendrier incluant à la fois la tacite mais vivace règle de l'alternance des continents et la cruciale équation des droits TV, était favorable à Paris: après Rio-2016 et Tokyo-2020, il était logique que les Jeux reviennent en Europe. De même, les échéances de renégociation des contrats avec les diffuseurs laissaient clairement apparaître que l'option Jeux européens en 2024/américains en 2028 était de loin la meilleure option financière pour le CIO.

Si Paris peut s'enorgueillir d'organiser des épreuves dans des sites prestigieux, LA ne sera pas en reste.

Le Staples Center, la salle de l'équipe NBA des Los Angeles Lakers, accueillera les meilleurs joueurs de basket du monde, les plages de Santa Monica les tournois de beach-volley et Thomas Bach allumera dès dimanche prochain la flamme olympique dans le Coliseum, le mythique stade d'athlétisme, déjà théâtre des JO-1932 et des exploits de Carl Lewis en 1984 (4 médailles d'or).

Avec AFP

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L'ancien club d'Eto'o au bord de la banqueroute

Le milliardaire russe Suleiman Kerimov, propriétaire d'Anzhi Makhachkala lors d'un match contre le Lokomotiv de Moscou, Russie, le 17 novembre 2017

L'Anzhi Makhachkala, club russe qui s'était fait connaître au début des années 2010 en recrutant à prix d'or Roberto Carlos ou Samuel Eto'o, est au bord du dépôt de bilan, a prévenu son entraîneur, Magomed Adiyev.

"Le club souffre, et le mot est faible. Il est mourant", s'est alarmé Magomed Adiyev après une nouvelle défaite en championnat contre l'Akhmat Grozny (1-0). L'entraîneur en a appelé aux autorités locales pour sauver de la banqueroute le club du Daguestan, une république du Caucase russe.

Selon la presse russe, l'Anzhi Makhachkala est endetté à hauteur de 250 millions de roubles (3,5 millions d'euros) et peine à trouver de nouveaux sponsors, risquant de perdre sa licence professionnelle.

Alors détenu par le milliardaire russe Souleïman Kerimov, aujourd'hui mis en cause en France dans une affaire de fraude fiscale, l'Anzhi Makhachkala s'était fait connaître en 2011 en recrutant à prix d'or l'attaquant camerounais Samuel Eto'o, le défenseur brésilien Roberto Carlos ou encore l'entraîneur néerlandais Guus Hiddink.

"Cela ne donne pas une bonne image du Daguestan quand on dépose le bilan sans raison sérieuse (...). Un club avec une telle tradition, qui a eu tant de joueurs célèbres", a ajouté l'entraîneur du club russe.

Les autorités locales se disent au courant des difficultés de l'Anzhi Makhachkala, mais selon le service de presse de la République du Daguestan, cité sur le site internet de la Fédération russe de football, "il est trop tôt pour dire si le club pourra jouer au niveau professionnel la saison prochaine".

A six matches de la fin du championnat, Anzhi Makhachkala est 15e et avant-dernier du championnat. Le club affronte mercredi le CSKA Moscou (4e).

Raheem Sterling appelle à accentuer la lutte contre le racisme dans le foot

Raheem Sterling célèbre son but contre le Napoli à l'Etihad stadium, Angleterre, le 17 octobre 2017

L'attaquant de l'équipe d'Angleterre Raheem Sterling a décrit le problème du racisme dans le football comme étant "profond" et "loin d'être réglé", dans le cadre d'un manifeste publié par le Times mardi, qui propose des solutions pour tenter de lutter contre le fléau.

Signé par plusieurs grands noms du football et des personnalités politiques, le manifeste appelle notamment à promouvoir les personnes issues des minorités ethniques à des postes importants, tout comme à une plus grande sévérité dans les sanctions pour les insultes racistes, de la part des autorités du sport, mais aussi des médias sociaux et des sponsors.

"Il semble fou qu'en 2019 je ressente le besoin d'écrire un éditorial dans un journal pour appeler à des changements radicaux dans le sport que j'aime. Mais je le fais parce que le problème du racisme dans le football est grave, profond et loin d'être réglé", écrit Sterling dans le Times.

"Vous avez tous entendu parler des différents incidents racistes de ces derniers mois: les insultes que j'ai subies à Chelsea en jouant pour Manchester City, les huées subies par les joueurs noirs de l'équipe d''Angleterre au Monténégro, le traitement que le joueur de la Juventus Moise Kean a enduré en Italie, et les insultes sans fin dans les médias sociaux", détaille le joueur de Manchester City d'origine jamaïcaine.

"Mais ce n'est malheureusement que la pointe de l'iceberg. Dans le monde entier, les joueurs, les supporters et les entraîneurs noirs et asiatiques sont victimes de racisme. Tous les jours, de la pelouse des parcs à celle de la Ligue des champions. Les personnes qui dirigent le sport sont très loin d'en faire assez pour résoudre le problème", insiste Sterling.

Le joueur de Manchester City, devenu une figure de proue de la lutte contre le racisme après avoir été victime à plusieurs reprises d'insultes racistes, appelle donc par exemple à un retrait de neuf points en championnat et à trois matches à huis clos en cas d'insultes racistes.

NBA: les Bucks retrouvent les demi-finales de conférence, Utah se relance

Giannis Antetokounmpo, à gauche, contre Serge Ibaka, Oklahoma City, le 9 décembre 2014.

Les Milwaukee Bucks disputeront les demi-finales de la conférence Est des play-offs NBA pour la première fois depuis 18 ans, après leur quatrième victoire en quatre matches face aux Detroit Pistons (127-104) lundi.

Dans la conférence Ouest, Utah a évité l'élimination en remportant son premier match (107-91) contre Houston, mais les Rockets mènent toujours la série 3 victoires à 1.

Milwaukee a été porté par une nouvelle performance exceptionnelle de Giannis Antetokounmpo. Le Grec, candidat au titre de meilleur joueur de la saison (MVP), a marqué 41 points.

La meilleure équipe du Championnat 2018-2019, qui avait survolé les trois premiers matches, a difficilement démarré le quatrième, avant de se reprendre et de s'imposer par 23 points d'écart.

"C'est important de prendre une seconde ce soir pour savourer. C'est une bonne soirée pour Milwaukee. C'est une bonne soirée pour les Bucks", s'est réjoui l'entraîneur de la franchise du Wisconsin, Mike Budenholzer.

Milwaukee, qui n'a remporté qu'un seul titre NBA en 1971, a ainsi mis fin à une série de huit éliminations au premier tour des play-offs, dont trois lors des quatre dernières saisons.

"Je me souviens de notre première série de play-offs" en 2015, a déclaré Antetokounmpo, du haut de ses 24 ans. "Chicago, le dernier match, le match 6, ils nous avaient battus de 50 points ou un écart de dingue comme ça (120-66, ndlr). Quand on compare où nous étions et où nous sommes maintenant, c'est une aventure incroyable".

Les Bucks auront désormais du temps pour préparer leur rencontre face aux Boston Celtics, la franchise la plus titrée de l'histoire qui a elle aussi balayé son adversaire, Indiana, en le battant quatre fois.

- Le Jazz durcit le ton -

Point commun entre les deux équipes, Milwaukee est devenue la deuxième franchise de l'histoire des play-offs à remporter ses quatre matches du premier tour par au moins 15 points d'écart après Boston, en 1980.

Leurs victimes lors de cette série, les Detroit Pistons menés par Blake Griffin, ont établi un record en NBA avec une 14e défaite consécutive en séries éliminatoires. Cette série noire a débuté en 2008.

Dans l'autre conférence, les Utah Jazz ont gagné le droit d'y croire en dominant enfin les Houston Rockets de James Harden, grâce notamment à une fin de match pied au plancher de Donovan Mitchell, auteur de 19 points lors du dernier quart-temps remporté par son équipe 31-12.

"Ce n'est pas fini", a tonné l'arrière du Jazz, qui a marqué au total 31 points, soit un de plus que Harden. "Il nous en reste encore un, et encore un et encore un".

Le prochain match de la série est programmé mercredi à Houston. Utah devra encore s'imposer pour décrocher un match 6 dans sa salle vendredi et un éventuel match 7 décisif dimanche à Houston.

Pour Mitchell, le Jazz a enfin trouvé la clé pour renverser la tendance dans cette série mal engagée.

"Nous avons eu du mal au tir depuis le début de la série", a-t-il analysé. "Nous n'avons pas joué assez dur au début. Les deux derniers matches, nous avons durci le ton. Ce n'était pas possible que nous sortions comme ça."

- Résultats des matches du 1er tour des play-offs de la Ligue nord-américaine de basket (NBA), disputés lundi (toutes les séries se disputent au meilleur des sept matches):

. CONFERENCE EST

A Detroit,

Milwaukee bat Detroit 127 - 104

Milwaukee qualifié pour le prochain tour, vainqueur quatre victoires à zéro

. CONFERENCE OUEST

A Salt Lake City,

Utah bat Houston 107 à 91

Houston mène 3 victoire à 1

Avec AFP

Un policier fonce sur une procession de Pâques

Des policiers nigérians montent la garde devant le bureau de la Commission électorale nationale indépendante à Kaduna (Nigéria), le 16 février 2019.

Dix personnes ont été tuées, et trente blessées, lorsqu'un policier a foncé en voiture sur des enfants pendant une procession de Pâques, dans le nord-est du Nigeria, avant d'être à son tour tué par des fidèles en colère, selon des témoins et la police.

Le policier, qui n'était pas de permanence, a fauché une foule d'enfants qui défilaient pour la fête de Pâques dimanche soir, à Gombe, a rapporté lundi la porte-parole de la police locale, Mary Mallum.

En tout, "dix personnes ont été tuées, dont l'agent de police qui n'était pas en uniforme, et un paramilitaire qui l'accompagnait".

Les deux hommes ont été "attaqués et tués par la foule en colère", a-t-elle expliqué.

"30 enfants sont blessés et sont actuellement à l'hôpital", a ajouté Mme Mallum.

Selon des témoins contactés par l'AFP, la voiture a foncé délibérément sur la foule, à la suite d'une altercation, car la procession bloquait la route.

"La chauffeur s'est disputé avec les enfants, qui l'ont finalement laissé passer, mais de rage et de colère, il a fait demi-tour et leur a foncé dessus", a rapporté Isaac Kwadang, responsable d'un groupe de catéchisme.

"Il l'a fait en connaissance de cause", a affirmé M. Kwadang qui a assisté à la scène.

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