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Jared Kushner, éminence grise du clan Trump

Le président élu des Etats-Unis Donald Trump, à gauche, serre la main avec Jared Kushner, à droite, le mari de sa fille Ivanka Trump, au centre, au cours de la campagne électorale à l’école secondaire de Concord, New Hampshire, 18 janvier 2016.

Qui Donald Trump écoute-t-il vraiment ? Depuis que le magnat de l'immobilier a fait irruption dans l'arène politique, ses enfants Eric, Donald Jr. et Ivanka sont omniprésents. Mais le très fermé clan familial inclut aussi son gendre, Jared Kushner, à l'influence croissante même s'il fuit la lumière.

Ce ne sont que quelques secondes d'images prises de loin lors de la première rencontre entre Donald Trump et Barack Obama à la Maison Blanche, mais elles en disent long sur la place que s'est faite le très télégénique Jared, 35 ans, mari d'Ivanka et promoteur immobilier comme son beau-père: on le voit marcher dans les jardins de la Maison Blanche, aux côtés du chef de cabinet de Barack Obama, Denis McDonough.

Kushner n'a d'autre titre que de figurer, avec les trois enfants Trump, dans l'équipe de transition qui prépare l'arrivée à Washington du nouveau président.

Mais c'est lui, selon les médias américains, qui a oeuvré en coulisses pour éloigner de Trump l'un de ses proches conseillers, le gouverneur républicain du New Jersey Chris Christie, et deux personnes de son cercle.

Tout cela parce que Christie, qui fut longtemps procureur général du New Jersey, fit emprisonner le père de Jared - longtemps très influent dans le New Jersey et grand contributeur aux campagnes démocrates - pour fraude fiscale et subornation de témoins. Une descente aux enfers qui marqua le jeune homme, alors fraîchement diplômé de Harvard et étudiant en MBA à la New York University, selon le New Yorker.

- Nouveau Raspoutine ? -

Kushner serait-il alors un nouveau "Raspoutine", du nom de l'éminence grise du tsar Nicolas II, comme le suggère Vanity Fair?

Pour Jeanne Zaino, professeur de sciences politiques au Iona College de New York, Jared Kushner a en tout cas réussi, par sa loyauté et "en travaillant dur pendant la campagne", à gagner la confiance de son beau-père, même s'il reste avant tout un homme de l'ombre.

Contrairement à sa femme Ivanka, "il ne s'exprime jamais publiquement, on ne le voit pas sur les réseaux sociaux. On a l'impression qu'il est bien plus à l'aise à travailler en coulisses", dit-elle.

C'est Kushner qui aurait écrit certains discours-clé du candidat Donald Trump; lui aussi qui aurait poussé au départ de son premier directeur de campagne Corey Lewandowski en juin 2016.

Selon une enquête du magazine BusinessWeek, Jared Kushner, qui a racheté il y a 10 ans l'alors-très élitiste journal The New York Observer, a aussi joué un rôle-clé dans la promotion de la campagne de Trump sur les réseaux sociaux, qui a permis de contourner l'hostilité des grands médias.

Après avoir renfloué les comptes du New York Observer en poussant le journal dans l'ère numérique, il aurait recruté un spécialiste texan du marketing sur le Net, Brad Parscale qui, avec son équipe, aurait réussi non seulement à mobiliser les fans de Trump mais aussi à décourager des électeurs potentiels d'Hillary Clinton.

Kushner a par ailleurs en commun avec Donald Trump d'avoir transformé la prospère entreprise immobilière familiale en investissant à Manhattan.

- Projet de télévision -

Sa loyauté à Trump est d'autant plus remarquable qu'il est issu d'une famille juive orthodoxe proche des démocrates.

En juillet, un tweet aux relents antisémites montrant Hillary Clinton sur fond de billet de banque et d'une étoile à six branches, repris par des sites néo-nazis, alarme la communauté juive.

Certains de ses amis se demandent alors s'il ne va pas rompre avec la campagne, lui qui a toujours vécu dans la tradition et avait interrompu une première liaison avec Ivanka parce qu'elle n'était pas juive (elle s'est finalement convertie au judaïsme).

Mais Jared monte au créneau pour son beau-père, et publie dans le New York Observer un éditorial évoquant sa famille rescapée de l'Holocauste pour assurer que Donald Trump n'est "ni antisémite, ni raciste".

Que fera Kushner de son ascension fulgurante dans le monde politique? Dès sa nomination à l'investiture républicaine en juillet, Trump soulignait qu'il aimait "la politique plus que l'immobilier".

Le président élu aurait demandé à ce qu'il puisse assister aux briefings de sécurité quotidiens auxquels il est associé désormais, selon les médias américains - ce que Trump a démenti.

Jared pourrait aussi être tenté de faire sa marque dans les médias. Devenu ami du magnat australien Rupert Murdoch après l'acquisition du New York Observer, il caressait avant l'élection l'idée de lancer une télévision. Ce qui "reviendrait à établir une télévision d'Etat", ironisait le Washington Post.

Avec AFP

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Attentat de Lockerbie: l'appel de la famille du seul condamné libyen rejeté

Le Libyen Abdelbaset Ali Mohamed al-Megrahi (décédé en 2012), l'unique condamné dans l'attentat de Lockerbie, à Tripoli, Libye, le 9 septembre 2009.

Plus de 32 ans après l'attentat de Lockerbie, la justice écossaise a rejeté vendredi l'appel formé par la famille de l'unique condamné, le Libyen Abdelbaset Ali Mohamed al-Megrahi, décédé en 2012, qui veut poursuivre son combat pour le réhabiliter.

"Effondrée" mais "déterminée à se battre pour obtenir justice", la famille souhaite saisir la Cour suprême britannique, a indiqué son avocat, Aamer Anwar, après la décision des cinq juges de la Haute Cour de justice d'Edimbourg. Invoquant la Convention européenne des droits de l'Homme, "nous soutiendrons que M. Megrahi n'a pas eu un procès équitable", a-t-il précisé.

Agent des services de renseignement libyens, M. Megrahi avait toujours clamé son innocence. Il avait été condamné en 2001 à la prison à vie, avec un minimum de 27 ans, par une cour spéciale écossaise établie en terrain neutre aux Pays-Bas, pour l'attentat à la bombe contre un Boeing 747 de la Pan Am.

L'appareil, qui reliait Londres à New York (Etats-Unis), avait explosé le 21 décembre 1988 au-dessus du village écossais de Lockerbie, tuant les 259 passagers et membres d'équipage et 11 personnes au sol.

Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier jamais commis sur le territoire du Royaume-Uni, mais aussi du deuxième plus meurtrier contre des Américains (190 morts) après les attentats du 11 septembre 2001.

Le régime du dictateur libyen Mouammar Kadhafi avait reconnu officiellement sa responsabilité dans l'attentat de Lockerbie en 2003 et payé 2,7 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros) de dédommagement aux familles des victimes.

- "Pas d'erreur judiciaire" -

M. Megrahi avait été libéré en 2009 pour raisons médicales et est mort d'un cancer en 2012 à l'âge de 60 ans dans son pays, où il avait été accueilli en héros.

La Cour a "déterminé qu'il n'y avait pas d'erreur judiciaire", a souligné le ministre écossais de la Justice, Humza Yousaf.

En mars dernier, la Commission écossaise de révision des condamnations pénales (SCCRC) n'avait pas exclu cette possibilité, soulignant la faiblesse des preuves produites contre M. Megrahi. Elle avait décidé de saisir la Haute Cour de justice, qui avait tenu trois jours d'audience en novembre.

Un commerçant de Malte, Tony Gauci, avait notamment identifié l'agent libyen comme l'acheteur de vêtements retrouvés dans la valise contenant la bombe sur la base d'une photographie.

La Haute Cour a balayé vendredi les doutes émis par la défense de la famille sur la crédibilité de ce témoignage. Sur la base des preuves présentées, "un jury raisonnable (...) aurait été en droit de rendre un verdict de culpabilité", ont estimé les juges.

- "Sécurité nationale" -

La Haute Cour n'a pas non plus retenu l'argument de la famille, selon lequel des documents liés à l'affaire, que les autorités britanniques refusent de déclassifier, auraient permis d'aboutir à un verdict différent.

Ces documents évoqueraient l'implication, dans la fabrication de la bombe, d'un agent de renseignement jordanien au sein du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG).

"Cela n'a pas de sens, pourquoi le gouvernement britannique veut retenir ces informations au nom de la sécurité nationale, 32 ans après les faits?" s'est interrogé l'avocat Aamer Anwar.

Lors du procès en 2001, les juges avaient rejeté une théorie mettant en cause l'Iran, la Syrie et ce groupe palestinien pro-syrien, qui auraient agi en représailles à la destruction accidentelle d'un avion iranien par un missile américain en juillet 1988 (290 morts).

Du côté des Etats-Unis, l'enquête s'est poursuivie et en décembre, le jour du 32e anniversaire de l'attentat, la justice américaine a annoncé une nouvelle inculpation. Ancien membre des services de renseignement de Mouammar Kadhafi, actuellement détenu en Libye, Abou Agila Mohammad Massoud est soupçonné d'avoir assemblé et programmé la bombe.

L'enquête avait été relancée en 2016, quand la justice américaine avait appris que M. Massoud avait été arrêté après la chute du dictateur et aurait fait une confession aux services de renseignement du nouveau régime libyen en 2012.

Le chef de la police écossaise Iain Livingstone a indiqué que celle-ci continuerait de "travailler étroitement" avec les autorités américaines dans le cadre de l'enquête.

Le "conseil d'administration" du gang notoire MS-13 inculpé pour "terrorisme" à New York

Des membres du gang Mara Salvatrucha 13 (MS-13) sont présentés aux médias après avoir été arrêtés par la police lors d'une fête privée à San Salvador, El Salvador, le 10 août 2017.

Les procureurs fédéraux américains ont inculpé pour terrorisme des personnes qui, selon eux, constituent le "conseil d'administration" du célèbre gang criminel connu sous le nom de MS-13, a-t-on appris de source officielle jeudi.

Le MS-13, également connu sous son nom espagnol de Mara Salvatrucha, a été créé par des réfugiés du Salvador à Los Angeles dans les années 1980, mais s'est depuis répandu à travers les États-Unis. Même si le centre de gravité du groupe reste en Amérique centrale, on estime à 10 000 le nombre de ses membres aux États-Unis, où ils opèrent dans des unités appelées "programmes" et "cliques".

Selon le bureau du procureur du district Est de New York, il s’agit en tout de 14 chefs de gang. Ils sont accusés, entre autres chefs d’inculpation, de "conspiration visant à fournir un soutien matériel aux terroristes", "conspiration pour commettre des actes de terrorisme au-delà des frontières nationales" et "conspiration de narcoterrorisme", indique un communiqué.

Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.
Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.

L'un des accusés est Borromeo Enrique Henriquez, également connu sous le nom de Diablito de Hollywood. Les procureurs l'ont dépeint comme l'un des membres les plus importants du gang. L’ensemble de ces suspects constituent la Ranfla Nacional, qui est l'organe directeur du MS-13.

Onze des accusés sont déjà en prison au Salvador, mais trois d'entre eux sont toujours en cavale. Le ministère américain de la justice a déclaré qu'il étude les moyens d'extrader les personnes emprisonnées vers les États-Unis.

"Le MS-13 est responsable d'une vague de mort et de violence qui a terrorisé les communautés, laissant des quartiers de Long Island et du district Est de New York inondés de sang", a déclaré le procureur américain par intérim, Seth D. DuCharme, dans un communiqué. "Même lorsque ses membres étaient incarcérés, la Ranfla Nacional a continué à diriger les opérations mondiales du MS-13, à recruter de nouveaux membres, y compris des enfants et à orchestrer des meurtres, faisant des ravages dans le monde entier".

En juillet, plus d’une vingtaine de chefs et de membres présumés du gang ont été arrêtés lors de ratissages en Virginie, à New York et à Las Vegas.

Joe Biden veut allouer 1,9 trillion à la lutte contre la pandémie

Le président élu des États-Unis Joe Biden annonce son plan de sauvetage économique anti-coronavirus, le 14 janvier 2021, à Wilmington, Delaware, en présence de la vice-présidente élue Kamala Harris.

Le président américain élu Joe Biden a dévoilé jeudi soir un plan de lutte contre le coronavirus, soulignant l'urgence d'adopter une législation pour aider les Américains à traverser la pandémie et la crise économique qu'elle a engendrée.

"Au cours de cette pandémie, des millions d'Américains, sans que ce soit leur faute, ont perdu la dignité et le respect qui vont de pair avec un salaire", a déclaré M. Biden dans un discours présentant le plan de sauvetage depuis Wilmington, dans le Delaware.

Le plan de M. Biden comprend une nouvelle série de paiements directs de 1 400 dollars pour la plupart des Américains, un financement pour promouvoir l'ouverture des écoles en toute sécurité et la mise en place d'un programme national de vaccination. Il prévoit également une assurance chômage supplémentaire de 400 dollars par semaine jusqu'en septembre.

Le plan prévoit aussi une aide aux petites entreprises, notamment celles appartenant à des entrepreneurs issus des minorités ethniques.

Le plan, que l'équipe de transition a décrit comme "ambitieux, mais réalisable", est estimé à 1,9 trillion de dollars, selon une déclaration publiée avant le discours de M. Biden.

C'est un chiffre que les républicains jugeaient trop élevé il n'y a pas si longtemps.

Mais les choses sont différentes. Lorsqu’il prendra le pouvoir le 20 janvier, M. Biden, un démocrate, aura une Chambre des représentants contrôlée par son parti et un Sénat divisé à 50-50. Il reviendra alors à la vice-présidente élue, Kamala Harris, de faire pencher la balance. Aux États-Unis, le vice-président en exercice préside les plénières du Sénat.

M. Biden s'était déjà fixé comme objectif d'administrer 100 millions de vaccins au cours des 100 premiers jours suivant son entrée en fonction le 20 janvier. L’annonce de jeudi inclut un plan national chiffré à 20 milliards de dollars. Il comprendra le financement de centres communautaires et de centres de vaccination mobiles pour les régions éloignées, en coordination avec les gouvernements des États et des collectivités locales.

"Ce sera l'un des efforts opérationnels les plus difficiles que nous ayons jamais entrepris en tant que nation", a déclaré M. Biden. "Nous devrons remuer ciel et terre pour faire vacciner plus de gens", a-t-il ajouté.

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