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Jahmani Swanson, 135 cm, basketteur au service des Harlem Globetrotters

“Hot Shot” Swanson joue contre les Washington Generals à New York, le 26 décembre 2017.

A 32 ans, Jahmani Swanson, basketteur de 1,35 m, est désormais membre à part entière de la célèbre troupe des Harlem Globetrotters, la consécration pour ce New-Yorkais qui ne s'est jamais vu comme différent.

Sur le parquet du Barclays Center de Brooklyn, ils sont des dizaines à faire la queue pour une photo ou un autographe de celui qu'on surnomme "Hot Shot" et qui vient à peine de terminer son premier spectacle sous les couleurs des "Globies", mais est déjà le plus populaire d'entre eux.

Les parents ignoraient quasiment tous l'existence de ce basketteur nain de 135 centimètres jusqu'à aujourd'hui, mais la plupart des enfants, eux, le connaissaient fort bien grâce à ce qui définit aujourd'hui beaucoup de leurs références culturelles: YouTube.

Dans ses petites vidéos, "Mani Love", "Mani Fresh", "Lil Engine" ou "The Athlete", ses différents surnoms de basketteur de rue, enchaîne les dribbles dans le dos à moins de vingt centimètres du sol, bat l'acteur Jamie Foxx en un contre un, ou enquille les tirs à trois points sous tous les angles. Le tout avec un style spectaculaire.

"C'est une bonne recrue, simplement du fait de sa taille. Ca attire l'attention", s'enthousiasme Kenyon Pickering, venu avec ses deux enfants. "Il va faire vendre beaucoup de billets, c'est clair."

L'arrivée de Jahmani Swanson, qui bat de 22 centimètres le précédent record du joueur le plus petit de leur histoire, est une excellente opération de promotion pour les Harlem Globetrotters, qui attirent déjà deux millions de spectateurs par an pour environ 350 représentations (dont 230 aux Etats-Unis).

Pour autant, s'il va participer, comme les autres, aux multiples gags et sketches de la troupe, "Hot Shot" n'est pas une bête de foire, mais un vrai basketteur, tout sauf une imposture.

'Je fais deux mètres'

Les questionnements et les doutes sur ses capacités ne sont pas nouveaux. Le natif de Harlem y fait face depuis toujours.

"Je dois faire mes preuves tous les jours", dit ce trentenaire au regard doux et au sourire enchanteur. "Dans chaque gymnase, chaque ville où j'arrive, les gens me fixent, certains rient, et se demandent: qui est ce petit gars? De quoi est-il capable? Et quand je mets ce premier panier, ou que je réussis ce premier dribble, les gens deviennent dingues."

Né d'une mère naine et d'un père de taille moyenne, Jahmani Swanson a appris à dribbler et à marcher simultanément, se souvient Sabrina, sa mère.

Très vite, il n'a plus été possible de le séparer de son ballon, qu'il faisait rebondir en lisant ses livres ou emmenait dans son lit le soir, après avoir rendu fous les voisins du dessous.

A 8 ans, sa mère l'inscrit à ses premiers tournois. "Ils m'ont dit qu'ils voulaient le traiter un peu différemment", se souvient-elle. "Je leur ai dit: +Non, traitez-le comme tout le monde.+"

Et même s'il a fallu travailler "dix fois plus" qu'un autre pour apprivoiser un ballon et un panier conçus pour des joueurs d'au moins quarante centimètres de plus que lui, Jahmani s'est construit en homme comme les autres.

"(Ma mère) nous a conditionnés en nous traitant comme si nous avions une taille ordinaire", dit-il. "C'est comme ça que je vis ma vie. Quand je marche dans la rue, je fais deux mètres."

Ses modèles n'étaient pas des joueurs de sa taille, ou des petits gabarits de NBA, mais Michael Jordan (1,98 m), qu'il ne peut, encore aujourd'hui, s'empêcher d'imiter parfois en tirant la langue lorsqu'il attaque le panier.

"Il n'est pas allé en NBA, mais il divertit et il inspire le monde entier, en montrant que vous êtes capable de tout si vous y mettez votre coeur et votre âme", dit Sabrina, qui patrouille aux alentours de son fils.

"On ne veut pas que ça lui monte à la tête. C'est pour ça que je reste dans le coin."

Avec AFP

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L'ancien club d'Eto'o au bord de la banqueroute

Le milliardaire russe Suleiman Kerimov, propriétaire d'Anzhi Makhachkala lors d'un match contre le Lokomotiv de Moscou, Russie, le 17 novembre 2017

L'Anzhi Makhachkala, club russe qui s'était fait connaître au début des années 2010 en recrutant à prix d'or Roberto Carlos ou Samuel Eto'o, est au bord du dépôt de bilan, a prévenu son entraîneur, Magomed Adiyev.

"Le club souffre, et le mot est faible. Il est mourant", s'est alarmé Magomed Adiyev après une nouvelle défaite en championnat contre l'Akhmat Grozny (1-0). L'entraîneur en a appelé aux autorités locales pour sauver de la banqueroute le club du Daguestan, une république du Caucase russe.

Selon la presse russe, l'Anzhi Makhachkala est endetté à hauteur de 250 millions de roubles (3,5 millions d'euros) et peine à trouver de nouveaux sponsors, risquant de perdre sa licence professionnelle.

Alors détenu par le milliardaire russe Souleïman Kerimov, aujourd'hui mis en cause en France dans une affaire de fraude fiscale, l'Anzhi Makhachkala s'était fait connaître en 2011 en recrutant à prix d'or l'attaquant camerounais Samuel Eto'o, le défenseur brésilien Roberto Carlos ou encore l'entraîneur néerlandais Guus Hiddink.

"Cela ne donne pas une bonne image du Daguestan quand on dépose le bilan sans raison sérieuse (...). Un club avec une telle tradition, qui a eu tant de joueurs célèbres", a ajouté l'entraîneur du club russe.

Les autorités locales se disent au courant des difficultés de l'Anzhi Makhachkala, mais selon le service de presse de la République du Daguestan, cité sur le site internet de la Fédération russe de football, "il est trop tôt pour dire si le club pourra jouer au niveau professionnel la saison prochaine".

A six matches de la fin du championnat, Anzhi Makhachkala est 15e et avant-dernier du championnat. Le club affronte mercredi le CSKA Moscou (4e).

Raheem Sterling appelle à accentuer la lutte contre le racisme dans le foot

Raheem Sterling célèbre son but contre le Napoli à l'Etihad stadium, Angleterre, le 17 octobre 2017

L'attaquant de l'équipe d'Angleterre Raheem Sterling a décrit le problème du racisme dans le football comme étant "profond" et "loin d'être réglé", dans le cadre d'un manifeste publié par le Times mardi, qui propose des solutions pour tenter de lutter contre le fléau.

Signé par plusieurs grands noms du football et des personnalités politiques, le manifeste appelle notamment à promouvoir les personnes issues des minorités ethniques à des postes importants, tout comme à une plus grande sévérité dans les sanctions pour les insultes racistes, de la part des autorités du sport, mais aussi des médias sociaux et des sponsors.

"Il semble fou qu'en 2019 je ressente le besoin d'écrire un éditorial dans un journal pour appeler à des changements radicaux dans le sport que j'aime. Mais je le fais parce que le problème du racisme dans le football est grave, profond et loin d'être réglé", écrit Sterling dans le Times.

"Vous avez tous entendu parler des différents incidents racistes de ces derniers mois: les insultes que j'ai subies à Chelsea en jouant pour Manchester City, les huées subies par les joueurs noirs de l'équipe d''Angleterre au Monténégro, le traitement que le joueur de la Juventus Moise Kean a enduré en Italie, et les insultes sans fin dans les médias sociaux", détaille le joueur de Manchester City d'origine jamaïcaine.

"Mais ce n'est malheureusement que la pointe de l'iceberg. Dans le monde entier, les joueurs, les supporters et les entraîneurs noirs et asiatiques sont victimes de racisme. Tous les jours, de la pelouse des parcs à celle de la Ligue des champions. Les personnes qui dirigent le sport sont très loin d'en faire assez pour résoudre le problème", insiste Sterling.

Le joueur de Manchester City, devenu une figure de proue de la lutte contre le racisme après avoir été victime à plusieurs reprises d'insultes racistes, appelle donc par exemple à un retrait de neuf points en championnat et à trois matches à huis clos en cas d'insultes racistes.

NBA: les Bucks retrouvent les demi-finales de conférence, Utah se relance

Giannis Antetokounmpo, à gauche, contre Serge Ibaka, Oklahoma City, le 9 décembre 2014.

Les Milwaukee Bucks disputeront les demi-finales de la conférence Est des play-offs NBA pour la première fois depuis 18 ans, après leur quatrième victoire en quatre matches face aux Detroit Pistons (127-104) lundi.

Dans la conférence Ouest, Utah a évité l'élimination en remportant son premier match (107-91) contre Houston, mais les Rockets mènent toujours la série 3 victoires à 1.

Milwaukee a été porté par une nouvelle performance exceptionnelle de Giannis Antetokounmpo. Le Grec, candidat au titre de meilleur joueur de la saison (MVP), a marqué 41 points.

La meilleure équipe du Championnat 2018-2019, qui avait survolé les trois premiers matches, a difficilement démarré le quatrième, avant de se reprendre et de s'imposer par 23 points d'écart.

"C'est important de prendre une seconde ce soir pour savourer. C'est une bonne soirée pour Milwaukee. C'est une bonne soirée pour les Bucks", s'est réjoui l'entraîneur de la franchise du Wisconsin, Mike Budenholzer.

Milwaukee, qui n'a remporté qu'un seul titre NBA en 1971, a ainsi mis fin à une série de huit éliminations au premier tour des play-offs, dont trois lors des quatre dernières saisons.

"Je me souviens de notre première série de play-offs" en 2015, a déclaré Antetokounmpo, du haut de ses 24 ans. "Chicago, le dernier match, le match 6, ils nous avaient battus de 50 points ou un écart de dingue comme ça (120-66, ndlr). Quand on compare où nous étions et où nous sommes maintenant, c'est une aventure incroyable".

Les Bucks auront désormais du temps pour préparer leur rencontre face aux Boston Celtics, la franchise la plus titrée de l'histoire qui a elle aussi balayé son adversaire, Indiana, en le battant quatre fois.

- Le Jazz durcit le ton -

Point commun entre les deux équipes, Milwaukee est devenue la deuxième franchise de l'histoire des play-offs à remporter ses quatre matches du premier tour par au moins 15 points d'écart après Boston, en 1980.

Leurs victimes lors de cette série, les Detroit Pistons menés par Blake Griffin, ont établi un record en NBA avec une 14e défaite consécutive en séries éliminatoires. Cette série noire a débuté en 2008.

Dans l'autre conférence, les Utah Jazz ont gagné le droit d'y croire en dominant enfin les Houston Rockets de James Harden, grâce notamment à une fin de match pied au plancher de Donovan Mitchell, auteur de 19 points lors du dernier quart-temps remporté par son équipe 31-12.

"Ce n'est pas fini", a tonné l'arrière du Jazz, qui a marqué au total 31 points, soit un de plus que Harden. "Il nous en reste encore un, et encore un et encore un".

Le prochain match de la série est programmé mercredi à Houston. Utah devra encore s'imposer pour décrocher un match 6 dans sa salle vendredi et un éventuel match 7 décisif dimanche à Houston.

Pour Mitchell, le Jazz a enfin trouvé la clé pour renverser la tendance dans cette série mal engagée.

"Nous avons eu du mal au tir depuis le début de la série", a-t-il analysé. "Nous n'avons pas joué assez dur au début. Les deux derniers matches, nous avons durci le ton. Ce n'était pas possible que nous sortions comme ça."

- Résultats des matches du 1er tour des play-offs de la Ligue nord-américaine de basket (NBA), disputés lundi (toutes les séries se disputent au meilleur des sept matches):

. CONFERENCE EST

A Detroit,

Milwaukee bat Detroit 127 - 104

Milwaukee qualifié pour le prochain tour, vainqueur quatre victoires à zéro

. CONFERENCE OUEST

A Salt Lake City,

Utah bat Houston 107 à 91

Houston mène 3 victoire à 1

Avec AFP

Un policier fonce sur une procession de Pâques

Des policiers nigérians montent la garde devant le bureau de la Commission électorale nationale indépendante à Kaduna (Nigéria), le 16 février 2019.

Dix personnes ont été tuées, et trente blessées, lorsqu'un policier a foncé en voiture sur des enfants pendant une procession de Pâques, dans le nord-est du Nigeria, avant d'être à son tour tué par des fidèles en colère, selon des témoins et la police.

Le policier, qui n'était pas de permanence, a fauché une foule d'enfants qui défilaient pour la fête de Pâques dimanche soir, à Gombe, a rapporté lundi la porte-parole de la police locale, Mary Mallum.

En tout, "dix personnes ont été tuées, dont l'agent de police qui n'était pas en uniforme, et un paramilitaire qui l'accompagnait".

Les deux hommes ont été "attaqués et tués par la foule en colère", a-t-elle expliqué.

"30 enfants sont blessés et sont actuellement à l'hôpital", a ajouté Mme Mallum.

Selon des témoins contactés par l'AFP, la voiture a foncé délibérément sur la foule, à la suite d'une altercation, car la procession bloquait la route.

"La chauffeur s'est disputé avec les enfants, qui l'ont finalement laissé passer, mais de rage et de colère, il a fait demi-tour et leur a foncé dessus", a rapporté Isaac Kwadang, responsable d'un groupe de catéchisme.

"Il l'a fait en connaissance de cause", a affirmé M. Kwadang qui a assisté à la scène.

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