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Israël secoué par le viol d'une adolescente par 30 hommes

Des centaines de chaussures rouges exposées en signe de protestation contre la violence sexiste, sur la place Habima à Tel Aviv, Israël, le 4 décembre 2018. (Photo AP/Oded Balilty)

Une vague d'indignation a secoué vendredi Israël après le viol d'une adolescente de 16 ans par un groupe d'une trentaine d'hommes dans un hôtel de la ville balnéaire d'Eilat, une affaire qui a fait réagir jusqu'au sommet de l'Etat.

L'adolescente avait déposé plainte la semaine dernière pour un viol collectif présumé par 30 hommes, a indiqué le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld. "Deux suspects ont été arrêtés en lien avec un incident sous enquête et impliquant une adolescente de 16 ans dans une ville du sud du pays", a-t-il ajouté.

L'histoire était passée sous le radar jusqu'à ce que la presse locale rapporte jeudi que les hommes faisaient la file devant la chambre d'hôtel de l'adolescente en état d'ébriété, attendant leur tour pour la violer.

Jeudi soir, des manifestations spontanées ont eu lieu dans différentes villes comme Tel-Aviv et Jérusalem, en soutien à la victime et pour condamner les violences sexuelles infligées. Vendredi, un rassemblement s'est tenu à Hadera -d'où est originaire un des suspects- en présence du maire de la ville. "On ne veut pas vivre dans une telle société", a souligné Zvi Gendelman.

-"Crime contre l'humanité"-

Shani Moran, l'avocate de la victime, a indiqué que "celle-ci ne va pas bien du tout" et se trouve dans une situation "très difficile", ajoutant "attendre de la police qu'elle fasse toute la lumière sur cette affaire" et notamment sur le fait que l'événement aurait été filmé.

Dans la classe politique israélienne, des condamnations se sont multipliées depuis jeudi. "Ce n'est pas seulement un crime contre une jeune fille, c'est un crime contre l'humanité elle-même qui mérite toute notre condamnation", a commenté le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, qui a appelé à ce que "les responsables soient traduits en justice".

Le président israélien, Reuven Rivlin, a écrit sur les réseaux sociaux une lettre à la "jeunesse" pour dénoncer "les horreurs rapportées du viol collectif à Eilat". "Les agressions sexuelles, le viol, l'exploitation sexuelle, les violences sexuelles sont des taches indélébiles (...) qui nous détruisent comme société et nous rendent misérables", a écrit le président.

"Tous les jours, il y a 260 femmes qui sont violées en Israël" selon les données officielles, s'insurge Ilana Weizman, qui a fondé le groupe féministe 'HaStickeriot'. Une femme sur cinq est violée en Israël au cours de sa vie. Le groupe colle des slogans sur les murs de plusieurs villes israéliennes comme "lo ze lo" (non c'est non) ou 'at lo levad' (tu n'es pas seule).

"Il faut arrêter de dire qu'il faut protéger nos filles, il faut éduquer dès le plus jeune âge", souligne-t-elle, ajoutant qu'il faut que l'Etat alloue davantage de budget pour lutter contre la violence faite aux filles et aux femmes et ne se contente "d'utiliser de grands mots".

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Au moins 32 morts après des explosions dans une mosquée chiite en Afghanistan

Des Afghans inspectent les dégâts à l'intérieur d'une mosquée chiite à Kandahar le 15 octobre 2021, après un attentat suicide à la bombe lors de la prière du vendredi.

Au moins 32 personnes ont été tuées dans des explosions survenues vendredi dans une mosquée chiite de la ville de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, une semaine après un attentat sanglant dans les mêmes circonstances à Kunduz (nord-est), revendiqué par l'organisation État islamique (EI).

"Trente-deux morts et 53 blessés ont été amenés à notre hôpital jusqu'ici", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'hôpital central de Kandahar, sous couvert d'anonymat.

Les explosions ont touché la mosquée Fatemieh, également connue sous le nom de mosquée Imam Bargah, dans le centre de Kandahar, la deuxième plus grande ville du pays, au moment de la grande prière hebdomadaire du vendredi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Un témoin, ayant requis l'anonymat, a raconté à l'AFP avoir entendu trois explosions, une à la porte principale de la mosquée, une autre dans sa partie sud et la dernière là où les croyants viennent faire leurs ablutions.

Une quinzaine d'ambulances se sont rendues sur place, alors que les forces de sécurité talibanes ont été déployées aux abords du site, dont l'accès restait bloqué, a constaté le journaliste de l'AFP.

De premières images de l'intérieur de la mosquée, ne pouvant être authentifiées dans l'immédiat, montraient des corps ensanglantés étendus sur le sol de la mosquée.

Ces explosions surviennent exactement une semaine après un attentat-suicide contre une mosquée chiite de Kunduz (nord-est), revendiqué par l'EI et qui a fait plusieurs dizaines de victimes.

'Hérétique'

"Nous sommes attristés d'apprendre qu'une explosion a eu lieu dans une mosquée de la confrérie chiite (...)de la ville de Kandahar, dans laquelle un certain nombre de nos compatriotes ont été tués et blessés", a tweeté le porte-parole taliban du ministère de l'Intérieur, Qari Sayed Khosti.

"Des forces spéciales de l'Émirat islamique sont arrivées dans la zone pour déterminer la nature de l'incident et traduire les auteurs en justice", a-t-il ajouté.

Ce probable attentat n'a pas été revendiqué à ce stade.

Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité dans le pays après vingt ans de guerre leur priorité, sont confrontés à une vague d'attentats sanglants, menés par l'EI.

Sa branche locale, l’État islamique-Khorasan (EI-K), a ciblé ces dernières semaines les talibans et la minorité chiite afghane.

Vendredi dernier, à Kunduz, à la même heure, un kamikaze a déclenché un gilet explosif dans la foule lors de la grande prière du vendredi à la mosquée chiite de Gozar-e-Sayed, tuant au moins une quarantaine de fidèles.

L'attentat de Kunduz est l'attaque la plus meurtrière depuis le départ des troupes américaines du pays le 30 août.

L'EI-K, groupe sunnite rival des talibans et qui se présente comme le seul garant d'une vision aboutie de l'islam, a ciblé à de très nombreuses reprises ces dernières années la minorité chiite, considérée comme "hérétique".

Les talibans eux-mêmes s'en sont souvent pris dans le passé aux chiites afghans, membres de la communauté hazara, qui représente entre 10 et 20% de la population afghane (environ 40 millions d'habitants).

Mais depuis leur arrivée au pouvoir, ils se sont déterminés à en garantir la sécurité.

Le G-20 veut éviter une catastrophe humanitaire en Afghanistan

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Violents combats de rue entre hommes armés à Beyrouth

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Rançongiciels: un groupe de pays s'engage à coopérer

Un hacker encapuchonné tient un ordinateur portable alors qu'un cybercode est projeté sur lui. Cette photo d'illustration a été prise le 13 mai 2017. (Photo Reuters/Kacper Pempel)

Un groupe de 31 pays réuni à l'initiative des États-Unis s'est engagé jeudi à coopérer davantage pour prévenir et contrer les attaques informatiques au rançongiciel, ainsi qu'à partager une série de bonnes pratiques.

Le document a été publié à l'issue d'une réunion de deux jours organisée par le Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, qui n'avaient pas convié la Russie et la Chine, considérés par beaucoup de spécialistes comme deux des pays abritant les communautés de pirates informatiques les plus actives au monde.

Washington cherche à passer à l'offensive et à mieux coordonner la réponse aux attaques par rançongiciel, qui se sont multipliées ces derniers mois.

Les délégations "ont reconnu" l'importance de la coopération internationale sur le sujet, notamment par le biais du partage d'informations relatives à des activités suspectes ou à des transactions financières susceptibles d'être liées à des attaques au rançongiciel.

L'attaque au rançongiciel consiste pour des pirates à s'introduire dans le réseau informatique d'une entité, puis d'en verrouiller les données. Les auteurs demandent ensuite aux responsables de l'entité de verser une rançon, le plus souvent sous forme de cryptomonnaies, en échange du déverrouillage.

"L'activité criminelle du rançongiciel est souvent transnationale par nature et nécessite une collaboration réactive et régulière entre les autorités judiciaires, les organes de sécurité nationaux, les agences de cybersécurité et les unités de lutte contre la criminalité financière", a indiqué la Counter Ransomware Initiative, qui réunit les pays ayant participé à la réunion.

Le groupe s'engage également à "partager les leçons et les meilleures pratiques" face aux attaques au rançongiciel. Les pays engagés prévoient aussi de collaborer avec les entreprises privées, en partie pour favoriser le partage d'informations sur des incidents.

Plusieurs attaques au rançongiciel ont fait la une des médias ces derniers mois, notamment celle qui a visé en juillet la société informatique américaine Kaseya. En attaquant cette entreprise, les pirates ont eu accès à plus de mille sociétés dont elle est prestataire dans le monde entier.

Début mai, une attaque avait pris pour cible l'entreprise américaine Colonial Pipeline, perturbant la distribution de carburant aux États-Unis. Elle avait provoqué une réaction musclée des autorités et une partie de la rançon versée, 4,4 millions de dollars, avait été récupérée.

Iran: Israel et les USA s'impatientent

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