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Moyen-Orient

Israël: nomination d'un nouveau chef du Mossad

Un drapeau israélien fait signe à l’ambassade à Moscou le 18 septembre 2018.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé lundi la nomination de David Barnea à la tête des services de renseignements extérieurs (Mossad) lors d'une cérémonie au cours de laquelle il a mis en garde la République islamique d'Iran, ennemi juré de l'Etat hébreu.

En 25 ans de carrière au Mossad, M. Barnea, ancien combattant d'élite de 56 ans, a été notamment chargé du recrutement d'agents sur les dossiers liés à l'Iran et au Hezbollah libanais avant d'en devenir directeur adjoint en 2018, selon le quotidien israélien Haaretz.

"Il pourrait y avoir une situation dans laquelle notre but ultime - pour garantir que les Ayatollahs (iraniens) ne mettent pas fin à l'existence du peuple juif après plus de 2.000 ans - exigera que nous prenions des décisions indépendantes et courageuses", a déclaré M. Netanyahu au cours de la cérémonie marquant sa nomination selon un communiqué de son bureau.

L'Etat hébreu accuse la République islamique d'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique. Téhéran a toujours nié vouloir l'arme nucléaire et assure que son programme nucléaire est pacifique.

Des négociations sont en cours pour faire revenir les Etats-Unis et l'Iran au sein d'un accord censé limiter les activités nucléaires iraniennes, conclu à Vienne en 2015 avec les membres du Conseil de sécurité de l'ONU plus l'Allemagne et auquel l'Etat hébreu s'oppose farouchement.

Les Etats-Unis, proche allié d'Israël, s'en sont retirés en 2018 au cours du mandat de Donald Trump, rétablissant de lourdes sanctions contre Téhéran, qui s'est en retour affranchi de la plupart de ses engagements.

La nomination de M. Barnea était attendue. En décembre le bureau de M. Netanyahu avait annoncé avoir choisi un certain "D, directeur adjoint", mais sa nomination devait être entérinée par un comité ministériel. Israël ne diffuse pas les noms des agents du Mossad sauf pour son chef.

Son prédécesseur nommé en 2015, Yossi Cohen, ancien conseiller à la sécurité nationale de Benjamin Netanyahu et ancien numéro deux du Mossad, a joué un rôle de premier plan dans les accords de normalisation avec des pays arabes depuis l'été 2020.

M. Cohen aurait aussi accompagné M. Netanyahu lors d'une visite secrète en Arabie saoudite en novembre, visite démentie par les autorités saoudiennes.

Sous la direction de Yossi Cohen, le Mossad a été accusé d'avoir assassiné en novembre le physicien nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh. L'Iran a désigné Israël comme responsable, mais l'Etat hébreu n'a pas réagi à ces accusations.

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Un tir israélien non-intentionnel a "vraisemblablement" tué la journaliste Abu Akleh

PALESTINIANS-ISRAEL/QATAR-ALJAZEERA JOURNALIST KILLED

Les Etats-Unis ont jugé lundi que la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh avait "vraisemblablement" été tuée par un tir provenant d'une position israélienne, sans raison de croire que sa mort ait été intentionnelle.

Les experts américains, à qui l'Autorité palestinienne avait confié la balle ayant tué la correspondante vedette d'Al-Jazeera alors qu'elle couvrait le 13 mai une opération militaire israélienne à Jénine, en Cisjordanie occupée, n'ont toutefois pas pu atteindre de conclusion définitive quant à l'origine du projectile, précise le porte-parole du département d'Etat, Ned Price, dans un communiqué.

Ces conclusions ont immédiatement donné lieu à des réactions contrastées côté israélien et palestinien: l'Etat hébreu a insisté sur le fait qu'il avait lui-même mené un examen de la fameuse balle, en présence de responsables sécuritaires américains, alors même que l'Autorité palestinienne s'était toujours refusée à lui confier la balle, tandis que Ramallah a dénoncé une tentative de "cacher la vérité".

"Nous n'acceptons pas les tentatives de cacher la vérité et nous n'avons pas peur d'accuser Israël (...) qui porte la responsabilité de l'assassinat de Shireen Abu Akleh", a ainsi commenté sur Twitter le ministre palestinien des Affaires civiles, Hussein al-Sheikh.

Tir israélien, selon l'ONU

La mort de Mme Abu Akleh, une journaliste très appréciée et reconnue d'Al Jazeera, a secoué le Proche-Orient.

Equipée d'un gilet pare-balles clairement marqué de la mention "presse" et d'un casque, elle avait été victime d'un tir à la tête et un autre journaliste avait été blessé par balle alors qu'ils s'étaient rendus aux abords du camp de réfugiés de Jénine, bastion des factions armées palestiniennes où les forces israéliennes menaient ce jour-là un raid.

Tant l'Autorité palestinienne qu'Al-Jazeera, ainsi que le pays finançant la chaîne, le Qatar, ont immédiatement accusé l'armée israélienne de l'avoir tuée.

Israël n'a cessé de rejeter ces accusations, affirmant qu'il est impossible de connaître l'origine exacte du tir, israélienne ou palestinienne, et continue d'exclure en tout état de cause un tir délibéré.

Le Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a quant à lui conclu le 24 juin à une responsabilité de l'armée israélienne tout en excluant, à l'instar des Etats-Unis, un tir délibéré, une enquête néanmoins rejetée comme "sans fondement" par le ministre israélien de la Défense Benny Gantz.

Yaïr Lapid devient Premier ministre d'Israël

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Après des années de brouille, l’émir du Qatar se rend en Égypte

La dernière visite de cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani en Egypte remonte à 2015 durant un sommet de la Ligue arabe.

L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, est arrivé vendredi en Egypte pour sa première visite depuis des années, un an et demi après la reprise des relations entre Le Caire et cet Etat gazier du Golfe, a indiqué la présidence égyptienne.

Accueilli à sa descente d'avion par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, l'émir est en Egypte pour la première fois depuis sept ans.

Rompues durant trois ans, les relations diplomatiques entre les deux pays n'ont repris qu'en janvier 2021, dans le cadre d'une réconciliation scellée entre le Qatar et quatre pays arabes. L'Egypte, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn avaient mis fin en juin 2017 à leurs relations avec le Qatar, accusé notamment d'être trop proche de l'Iran et de soutenir les Frères musulmans, des accusations niées par Doha.

Cette confrérie née en Egypte dans les années 1920 a essaimé dans l'ensemble du monde arabe, avant d'être interdite en Egypte dans la foulée du renversement de l'islamiste Mohamed Morsi par le président actuel Abdel Fattah al-Sissi.

La dernière visite de l’émir du Qatar en Egypte remonte à 2015 durant un sommet de la Ligue arabe et depuis janvier 2021, les deux chefs d'Etat ne se sont vus qu'à deux reprises, toujours en marge de sommets à l'étranger. Cette visite en Egypte intervient quelques jours après celle du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui s'est également rendu en Jordanie et en Turquie.

Autre signe de la détente des relations entre les deux pays, le Qatar avait annoncé fin mars qu'il allait investir 4,5 milliards d'euros en Egypte, tandis que le géant qatari des hydrocarbures QatarEnergy avait signé un accord avec l'Américain ExxonMobil pour acquérir une participation de "40% dans un bloc d'exploration au large de l'Egypte", sans en préciser le montant.

Doha et Le Caire, deux grands alliés des Américains au Moyen-Orient, sont également régulièrement à la manoeuvre diplomatique lors des conflits dans la bande de Gaza.

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Naftali Bennett va dissoudre le Parlement israëlien

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