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Mali

Un ex-responsable de la présidence écroué après un tweet offensant pour Trump

Le président IBK parle à la population à Bamako, le 14 décembre 2019. (VOA/Kassim Traoré)

Un ex-conseiller du chef de l'Etat malien a été inculpé et écroué jeudi après la publication sur le compte officiel de la présidence d'un tweet offensant pour l'administration Trump dans la crise avec l'Iran, a-t-on appris auprès d'un avocat et de source judiciaire.

Tiegoum Maïga, ancien responsable de la communication du président Ibrahim Boubacar Keïta, a lui-même admis être à l'origine du pataquès sur les réseaux sociaux. Il a invoqué une "malencontreuse erreur". La présidence malienne s'est montrée peu disposée à l'indulgence, un responsable qualifiant les faits de "graves".

Lundi après-midi avait été publié sur le compte Twitter de la présidence un message déplorant que personne n'ait dit "à Trump qu'il a commis une connerie" en ordonnant de tuer le général iranien Qassem Soleimani, dont la mort a fait craindre une guerre entre la République islamique et les Etats-Unis.

M. Trump "précarise les fragiles équilibres, menace la paix mondiale et fait des USA un Etat voyou", renchérissait le tweet, effacé le jour même, mais abondamment reproduit et commenté. La présidence malienne avait indiqué que son compte avait été piraté.

Tiegoum Maïga s'est dénoncé mardi. Démis de ses fonctions en novembre, il a expliqué qu'il avait conservé l'accès au compte présidentiel, un oubli selon lui. Il s'est servi de ce compte à la place d'un autre sans "aucune volonté de nuisance", a-t-il tweeté sur son compte personnel. Une "malencontreuse" et "regrettable erreur de manipulation", a-t-il dit.

Il a été interpellé mercredi.

Il a été inculpé "jeudi et mis en prison pour fraude à l'internet et introduction de données nuisibles", a dit à l'AFP l'un de ses avocats, Moussa Maïga. Une source judiciaire a confirmé l'information.

"Ce qu'il a fait est grave. Utiliser le compte de la présidence pour véhiculer un message de cette nature peut créer des problèmes entre deux pays", a commenté un responsable de la présidence sous le couvert de l'anonymat. "Il n'avait pas le droit d'utiliser le compte Twitter de la présidence après son départ", a-t-il dit.

Avec AFP

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La junte au pouvoir au Mali se dit "outrée" par les sanctions infligées au voisin guinéen, également gouverné par des militaires, des mesures imposées par la Cédéao, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest. Au même moment, une mission de la Cédéao arrivait à Bamako.

Soldats ivoiriens: arrivée à Bamako d'une mission de médiation de la Cédéao

Le président gambien Adama Barrow s'est rendu au Mali ce jeudi 29 septembre 2022.

Une mission de haut niveau dépêchée par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est arrivée jeudi au Mali pour tenter de dénouer avec la junte au pouvoir la crise diplomatique avec la Côte d'Ivoire, ont rapporté les correspondants de l'AFP.

Le président gambien Adama Barrow, puis son homologue ghanéen Nana Akufo-Addo sont arrivés séparément en milieu de journée à l'aéroport de Bamako et ont pris la route de la présidence malienne.

Initialement annoncé, le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé s'est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères. Ce dernier, Robert Dussey, a confirmé sa présence à Bamako dans un message à un correspondant de l'AFP.

La mission est censée repartir jeudi après-midi.

Elle a été mandatée par les dirigeants des Etats membres de la Cédéao réunis en sommet le 22 septembre pour essayer de trouver une issue à la crise entre le Mali et la Côte d'Ivoire.

Bamako et Abidjan sont en pleine querelle diplomatique sur le sort de 46 soldats ivoiriens arrêtés le 10 juillet à leur arrivée au Mali.

Ces soldats devaient, selon Abidjan et l'ONU, participer à la sécurité du contingent allemand des Casques bleus au Mali. Mais Bamako a dit les considérer comme des "mercenaires" venus attenter à la sûreté de l'Etat.

La junte malienne, au pouvoir depuis 2020, a prévenu avant de recevoir la mission qu'elle ne se laisserait pas imposer une solution.

"Nous allons les écouter. Nous avons dit depuis le début que tout ce que le Mali veut, c'est chercher les voies et moyens pour trouver un terrain d’attente entre le Mali et la Côte d'Ivoire. Mais si c'est pour imposer des décisions au Mali, cela ne passera pas", a déclaré en début de semaine le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop.

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