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L'interdiction des ordinateurs semble peser sur le trafic aérien

  • VOA Afrique

Un homme écrit sur un ordinateur portable, le 1er mars 2017.

L'interdiction américaine du transport d'ordinateurs portables dans les cabines d'avions semble avoir pesé sur le trafic entre les Etats-Unis et les aéroports du Moyen-Orient et d'Afrique visés par la décision américaine, a annoncé jeudi l'Association internationale du transport aérien (IATA).

Le trafic mondial s'est situé à un très haut niveau en avril avec une augmentation de 10,7% (mesuré en revenu par passager au kilomètre parcouru, ou "RPK"), mais "certains signes montrent que les passagers évitent les routes sur lesquelles l'interdiction est en vigueur", a indiqué le directeur général de l'IATA, Alexandre de Juniac, cité dans un communiqué.

Le RPK des compagnies du Moyen-Orient a été en recul en mars de 2,8% par rapport au même mois en 2016, selon un communiqué de l'IATA précisant qu'il s'agissait de la première baisse enregistrée sur ce marché "depuis sept ans au moins".

En avril, les compagnies du Moyen-Orient ont affiché une hausse de 10,8% du trafic "mais par rapport à toutes les autres régions, leur croissance a été ralentie par rapport au rythme moyen sur cinq ans" et l'interdiction "semble avoir tiré vers le bas le trafic entre le Moyen-Orient et les Etats-Unis", selon la même source.

Le 21 mars, les autorités américaines avaient interdit aux passagers en provenance de dix aéroports dans huit pays arabes et en Turquie de transporter en cabine ordinateurs portables, tablettes et autres appareils électroniques d'une taille supérieure à celle d'un téléphone portable. La Grande-Bretagne leur avait emboîté le pas, prenant une mesure similaire limitée à six pays.

Après avoir dans un premier temps fait savoir qu'ils envisageaient d'étendre cette mesure à l'Europe et à d'autres régions, les Etats-Unis ont annoncé mardi qu'à ce stade ils ne décideraient pas d'interdiction pour l'Europe.

"Alors que les Etats-Unis envisagent d'étendrel'interdiction, il est essentiel de trouver des mesures alternatives pour continuer a assurer la sûreté des vols. Si l'interdiction était étendue par exemple aux vols entre l'Europe et les Etats-Unis, nous estimons le manque à gagner à environ 1,4 milliard de dollars", selon M. de Juniac.

Selon une enquête de l'IATA, "15% des passagers de la classe affaires ont indiqué qu'ils chercheraient à réduire leurs voyage dans l'hypothèse d'une telle interdiction", a-t-il ajouté.

Avec AFP

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