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Interdiction de voyage à 15 personnes pour enquête sur l'entrée de billets au Liberia


Des liasses de dollars libériens sur la table d’un cambiste à Monrovia, Libéria, 3 octobre 2005.

Le gouvernement libérien a interdit de voyage 15 personnes, dont des responsables de la Banque centrale, y compris un fils de l'ex-présidente Ellen Johnson Sirleaf, à la suite de l'ouverture d'une enquête sur l'entrée de billets dans le pays.

L'administration du président George Weah a annoncé cette semaine l'ouverture en août d'une enquête sur l'entrée de sacs et de conteneurs remplis de billets de dollars libériens pour un montant de 15 milliards (97 millions de dollars américains ou 83 millions d'euros) destinés à la Banque centrale où leur trace n'ont pas été retrouvée, selon les médias libériens.

Le gouvernement a interdit à une série de personnes "requises pour aider dans l'enquête sur l'importation de billets de dollars libériens entre novembre 2017 et août 2018 de quitter le pays", selon un communiqué publié mercredi par le ministère de l'Information, soulignant les "implications en matière de sécurité nationale" de cette affaire.

Parmi les personnes concernées, le ministère cite Milton Weeks, gouverneur de la Banque centrale sous Ellen Johnson Sirleaf, à laquelle a succédé en janvier George Weah, Charles Sirleaf, fils de Mme Sirleaf qui travaille dans cette institution depuis les années 2000, ou encore l'homme d'affaires libanais George Abi Jaoudi, un proche de l'ex-présidente.

De son côté, le ministère de la Justice a indiqué dans un communiqué mercredi que le Liberia avait sollicité dans cette enquête l'aide des Etats-Unis, notamment du Trésor et du FBI (le bureau d'enquêtes fédéral américain), ainsi que du Fonds monétaire international (FMI).

"Le but de cette enquête est de remonter exactement l'afflux de billets imprimés et amenés dans le pays de 2016 à 2018", a précisé le ministère.

Le Liberia, petit pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, est confronté depuis plus d'un an à la dépréciation de la monnaie locale, qui rend les marchandises importées inaccessibles pour la majeure partie de la population.

Elu en décembre 2017 sur un programme en faveur des plus pauvres, George Weah, ancienne légende du footballeur international a décrété en mai une réduction des taxes d'importation sur plus de 2.000 produits de base afin de combattre l'inflation galopante.

Avec AFP

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