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Satisfaction après l'arrestation en France d'un homme soupçonné de crime contre l'humanité au Liberia

Les rebelles du LURD (Liberians United for Reconciliation and Democracy) dans le quartier de Viaton à Monrovia, le 6 août 2003.

Un responsable d'ONG et des citoyens libériens ont salué l'arrestation récente en France d'un homme soupçonné de crimes contre l'humanité au Liberia dans les années 1990 durant la guerre civile.

Kunti K., ressortissant libérien naturalisé néerlandais, a été interpellé le 5 septembre en région parisienne.

Cet homme né en 1974 "aurait été commandant au sein de l'ULIMO (United Liberation Movement of Liberia for Democracy), faction de trois groupes armés" s'opposant au mouvement de l'ancien président libérien Charles Taylor, le Front national patriotique du Liberia, NPFL, qui avait déclenché la guerre civile au Liberia fin 1989, selon une source judiciaire.

Inculpé et écroué en France, il est soupçonné d'actes de torture, d'utilisation d'enfants soldats, de meurtres, d'actes de cannibalisme et de mise en esclavage, entre 1993 et 1997.

"J'espère que ce gouvernement continuera à soutenir de telles initiatives car il n'est pas impliqué dans la guerre civile", a déclaré mardi le directeur de l'association Global justice and research project au Liberia, Hassan Bility, en évoquant le nouveau président libérien, l'ancienne star du football George Weah.

"Nous espérons un engagement (du pouvoir) à amener devant la justice tous les auteurs" de ces crimes, a-t-il ajouté.

L'instauration d'un tribunal pour les criminels de guerre est un sujet ultra-sensible au Liberia, où de nombreuses personnalités impliquées dans la guerre civile occupent toujours des postes économiques et politiques importants.

"Quand nous apprenons que quelqu'un a été arrêté en France pour des crimes de guerre commis au Liberia, nous ressentons du soulagement, parce que tout le monde parle en ce moment de créer un tribunal pour crimes de guerre", explique Hannah Hassan, 41 ans, qui affirme avoir perdu trois frères pendant la guerre civile.

"On en a besoin. On ne peut pas simplement tuer et rester libre", a-t-elle ajouté.

"Quand je vois des criminels de guerre déambuler en liberté, en profitant de l'argent des contribuables de ce pays, cela me blesse. Que la France et les pays occidentaux viennent ici au Liberia pour arrêter ceux qui ont tué nos enfants, nos pères, nos mères et nos sœurs", estime le sociologue Abraham Siah.

La guerre civile au Liberia (1989-1995), l'un des plus atroces conflits du continent africain, a fait quelque 250.000 morts entre 1989 et 2003. Elle a été marquée par des atrocités: massacres commis par des combattants souvent drogués, mutilations, actes de cannibalisme, recrutement forcé d'enfants soldats...

Charles Taylor, chef de guerre pendant la guerre civile au Liberia, élu à la présidence en 1997, a été condamné par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) en 2012 à 50 ans de prison pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis dans ce pays voisin du Liberia.

Avec AFP

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Plusieurs blessés suite à l'attaque de la base militaire française à Gao

Des soldats français font exploser des mines terrestres sur le site où un kamikaze a commis un attentat, dans le nord de Gao, sur la route de Gourem, le 10 février 2013.

Un véhicule-suicide a explosé lundi à l'entrée de la vaste base française de Gao, dans le nord-est du Mali, faisant plusieurs blessés militaires et civils, selon les autorités des armées concernées.

"L'attaque a été menée par un véhicule-suicide à 15h45 (locales et GMT) à l'entrée de la partie française du camp de Gao", partagé entre la force française antijihadiste Barkhane, la force de maintien de la paix des Nations unies (Minusma) et les forces armées maliennes (FAMa), a précisé mardi à l'AFP le porte-parole de l'état-major français des armées, le colonel Frédéric Barbry.

"Deux militaires estoniens et un militaire français, blessés, demeurent hospitalisés" sur la base de Gao mais "leur état n'inspire pas d'inquiétude", a-t-il ajouté. Le précédent bilan donné côté français lundi soir faisait état de "trois blessés français et estoniens", sans plus de précision.

Le ministère estonien de La Défense a quant à lui parlé de cinq soldats estoniens blessés.

Une cinquantaine de militaires estoniens assurent à Gao des missions de patrouille et de protection des installations de l'opération Barkhane, qui mobilise 4.500 Français au Sahel et dont la principale emprise militaire au Mali est située à Gao.

Deux civils maliens ont également été blessés dans l'attaque, selon l'état-major français.

A Bamako, une source sécuritaire malienne avait indiqué plus tôt à l'AFP que l'attaque avait fait "plusieurs blessés dans le camp malien qui se trouve à côté de la partie française du camp, dont deux enfants de moins de huit ans". L'explosion a "soufflé des portes et des fenêtres", selon cette source.

"Deux personnes étaient à bord du véhicule-suicide qui arborait les couleurs de la Minusma", a précisé mardi le porte-parole de l'état-major français, confirmant partiellement des informations de source sécuritaire malienne, selon lesquelles "il y avait au moins trois kamikazes dans le véhicule piégé" qui était "peint aux couleurs des véhicules de l'ONU".

L'un des assaillants, vêtu d'un uniforme rappelant celui des forces armées maliennes, "a été neutralisé par les gardes après être sorti du véhicule armé et faisant des gestes agressifs", selon le colonel Barbry. Le second individu est mort dans l'explosion de la voiture piégée.

Selon l'état-major français, le véhicule s'est d'abord présenté à l'entrée du camp des FAMa, devant lequel se trouvait une longue file de voitures. Les attaquants se sont alors rabattus sur la porte principale de la base côté français.

Il y a un an, en juillet 2018, des soldats français de Barkhane en patrouille avaient été visés à Gao par une attaque à la voiture piégée, qui avait fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils.

En avril 2018, des jihadistes avaient tenté de prendre le contrôle du "Super Camp" de l'ONU et de la force française Barkhane à Tombouctou, dans le nord du Mali: un Casque bleu avait été tué et sept militaires français blessés lors d'un assaut d'environ quatre heures.

Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit avec Barkhane. Mais des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU.

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