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Inquiétude sur l'état de santé d'un détenu de la contestation du Rif

  • VOA Afrique

Nasser Zefzafi, leader de la contestation populaire dans la région du Rif, dans le nord du Maroc, harangue la foule à Al-Hoceima, Maroc, 18 mai 2017.

Des associations des droits de l'Homme ont exprimé leur inquiétude autour de l'état de santé d'un membre du mouvement de contestation dans la région marocaine du Rif hospitalisé lundi, un mois après avoir entamé une grève de la faim.

Rabii Elablaq était incarcéré depuis fin juin à la prison Oukacha à Casablanca. Ce militant de 34 ans avait immédiatement entamé une grève de la faim pour réclamer sa libération.

Il avait été arrêté pour avoir participé aux manifestations pacifiques dans sa ville d'Al-Hoceïma réclamant le développement de la région du Rif.

Plusieurs dizaines de personnes, dont des membres de l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) et des avocats de la défense ont tenu un sit-in mardi devant l'hôpital à Casablanca.

Elles voulaient dénoncer l'arrestation "arbitraire" de Rabii Elablaq, tirer la sonnette d'alarme sur son état de santé et demander sa libération et celle des autres détenus du mouvement.

"Son état de santé n'a cessé de se détériorer depuis" qu'il est en grève de la faim, a dit à l'AFP Rachid Benali, coordinateur du Comité de défense des détenus d'Al-Hoceïma.

Al-Hoceïma est l'épicentre du "hirak", nom donné localement au mouvement de contestation qui secoue la région septentrionale du Rif depuis dix mois.

La défense et les proches du militant ont essayé à maintes reprises de le convaincre de mettre un terme à sa grève de la faim, mais il était déterminé à aller jusqu'au bout, a affirmé à l'AFP Abdessadek El Bouchtaoui, autre avocat et membre du Comité de défense des détenus.

Samedi, le roi Mohammed VI avait gracié 40 détenus de ce mouvement populaire né en octobre après la mort atroce d'un vendeur de poisson, sur un total de 176 personnes placées en détention préventive depuis mai dernier.

Le leader du mouvement Nasser Zefzafi et ses principaux meneurs n'en faisaient toutefois pas partie, à l'exception de Sylia Ziani, figure féminine du "hirak".

Lundi, deux jours après un discours du souverain marocain qui niait toute "approche sécuritaire" dans la crise, le tribunal d'Al-Hoceïma a prononcé des peines de quatre mois à un an de prison pour 16 personnes ayant participé à une manifestation interdite et violemment dispersée par les autorités, le 20 juillet à Al-Hoceïma.

Avec AFP

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