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Incidents entre police et manifestants dans un fief de l'opposition au Kenya

  • VOA Afrique

La police anti-émeute patrouillent dans la banlieue de Kibera à Nairobi, Kenya, le 7 août 2017.

Des échauffourées ont éclaté mercredi midi entre police anti-émeute et manifestants à Kisumu, grande ville de l'ouest du Kenya et un des fiefs électoraux du candidat de l'opposition à la présidentielle Raila Odinga.

Le police a tiré des grenades lacrymogènes en direction de plusieurs centaines de manifestants dans un quartier de la ville, Kondele, où ils avaient érigé des barricades et enflammé des pneus.

Un hélicoptère de la police survolait le quartier et deux camions équipés de canons à eau étaient déployés dans la rue.

"Si Raila n'est pas président, il n'y aura pas de paix", a déclaré à l'AFP un manifestant avant que la foule ne soit momentanément dispersée par les gaz lacrymogènes.

Les manifestants chantaient "Pas de Raila, pas de paix", leur cri de ralliement lors des élections de 2007, qui avaient débouché sur les pires violences électorales de l'histoire du pays. M. Odinga avait alors crié à la fraude à l'annonce de la réélection controversée du président Mwai Kibaki.

Peu auparavant à Nairobi, M. Odinga venait de rejeter en bloc les résultats provisoires de l'élection présidentielle, qui le donnent largement devancé par le sortant Uhuru Kenyatta. Le candidat de l'opposition avait appelé la population "au calme".

"Uhuru n'est pas celui qui a été élu, il doit avoir truqué l'élection", estimait un des manifestants, Dickson Otieno, 30 ans.

Dans les premières heures de la matinée, des petits groupes de jeunes hommes en majorité discutaient, en colère, des résultats provisoires.

"Le vote s'est bien passé, rien n'a cloché mais les résultats actuels, la transmission, c'est là qu'est le problème. Qu'est-ce qui se passe?", s'interrogeait Steven Okeda, un instituteur de 37 ans.

A Nairobi, la tension était également perceptible dans des bidonvilles abritant des partisans de l'opposition.

A Mathare, les manifestants avaient érigé des barricades sur l'artère principale du bidonville, sous la surveillance de policiers en faction et d'un hélicoptère de la police.

Avec AFP

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