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Impasse politique en Algérie

Les étudiants brandissent une banderole portant la mention "contre la mafia politico-financière" lors d'une manifestation à Alger le 11 juin 2019.

L’Algérie est toujours dans une impasse politique. Les manifestants campent sur leur position. Ils continuent de rejeter des élections présidentielles organisées par le pouvoir en place.

Le gouvernement algérien par intérim affirme continuer à appeler au “dialogue, l’unique solution à la crise”. Mais ni la classe politique ni la société civile ne répondent favorablement à cet appel.

Les Algériens s’apprêtent à entamer leur 17ème semaine de manifestation. Ils demandent, encore et toujours, le départ des symboles du pouvoir laissé par l’ex-président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

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Vendredi, lors de la précédente marche hebdomadaire, ils ont rejeté l’appel au dialogue du Chef de l’État par intérim, Abdelkader Bensalah, diffusé la veille sur la chaîne de télévision publique. Les partis politiques étaient rares à réagir, qualifiant ce discours de “non-événement”.

La société civile, de son côté, a décidé de bouger. Des centaines de syndicats, associations et collectifs ont organisé une réunion pour aboutir “une feuille de route” de sortie de crise. Mais la rencontre n’a pas abouti à un accord final. Le point de divergence entre les participants est le modèle de transition à adopter.

Algérie: 1er vendredi de manifestations depuis l'annulation de la présidentielle
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Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de la santé publique, a déclaré à VOA Afrique :

“Une minorité absolue défend la proposition d’aller vers une assemblée constituante, un débat ouvert avec une conférence nationale avant d’aller vers des élections, locales, puis législatives avant les présidentielles. La majorité n’est pas dans ce sens et cela n’a pas fait plaisir à certains. On est en train d’avancer pour essayer de trouver un consensus”.

Les étudiants, eux aussi, rejettent le dialogue. Ils l’ont fait savoir ce mardi en marchant dans plusieurs villes du pays. “Pas de dialogue, bande de voleurs”, scandaient-ils.

Sami, 24 ans, est étudiant dans une universitié à Alger. Il explique pourquoi il a participé à cette marche : “Nous marchons pour répondre à ces autorités qui tentent de ruser avec nous. Ils disent vouloir dialoguer mais leur histoire prouve que leur “dialogue” a toujours été un échec. Nous leur disons que nos revendications sont un état civil et non militaire. Nous leur disons que ceci n’est pas un mouvement mais une révolution. Nous ne reconnaissons pas ce pouvoir”.

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Votre page des sports du 21 août avec Yacouba Ouédraogo

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Nouveau vendredi de manifestations contre le pouvoir

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26e vendredi de manifestations contre le régime

Des manifestants algériens scandent des slogans et brandissent des drapeaux nationaux dans les rues de la capitale, Alger, le 26e vendredi consécutif de manifestations du 16 aout 2019.

Les Algériens manifestent à nouveau massivement dans les rues du centre de la capitale, quadrillé par la police, pour un 26e vendredi consécutif d'un mouvement de protestation qui s'apprête à clore son 6e mois sans avancée vers une solution à la crise.

Malgré la forte chaleur estivale, la mobilisation, difficile à estimer précisément en l'absence de comptage officiel, semblait aussi importante que ces dernières semaines.

Amoindrie par les vacances scolaires par rapport aux premières semaines du "Hirak" (le mouvement de contestation né le 22 février), la mobilisation reste forte à Alger, où comme chaque vendredi, hommes, femmes et enfants de tous âges sont au rendez-vous.

"C'est ou nous ou ce pouvoir, on ne va pas s'arrêter", scandent les manifestants qui continuent de réclamer le départ du pouvoir de tous ceux ayant accompagné, durant ses 20 ans de présidence, Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission le 2 avril, sous les pressions conjuguées de la rue puis de l'armée.

Des dizaines de véhicules de police sont garés des deux côtés de la rue, sur une partie du parcours emprunté par la manifestation. Le dispositif semble toutefois avoir été légèrement allégé par rapport aux dernières semaines.

Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée devenu le véritable homme fort du pays depuis la démission de M. Bouteflika, reste une cible principale des protestataires.

- "Experts de la triche" -

"Unis, on fera partir le +Gang+ (au pouvoir) puis Gaïd", scandent ces derniers.

Alors que le mouvement de contestation, qui s'apprête à fêter son 6e mois le 22 août, ne semble pas s'essouffler, aucune solution à la crise politique dans laquelle est plongée l'Algérie ne se profile.

Le "Hirak" continue de refuser la présidentielle que le pouvoir souhaite coûte que coûte organiser le plus rapidement possible pour élire le successeur de M. Bouteflika. Une élection convoquée le 4 juillet a dû être annulée, aucun candidat sérieux ne s'étant présenté.

"On ne veut pas d'élections organisées par ce gouvernement. Ils trouveront le moyen de frauder. Ce sont des experts de la triche. Qu'ils partent avant les élections", résume Mohamed Benouafek, 45 ans, ingénieur dans une entreprise privée, interrogé dans une rue d'Alger par l'AFP.

Chauffeur de taxi de 65 ans, Ahmed manifeste vendredi "pour redire à Gaïd que nos revendications n'ont pas été satisfaites", contrairement à ce que le chef d'état-major a assuré le 8 août, en dénonçant "certains groupes" qui "s'acharnent à rejeter toutes les initiatives présentées et tous les résultats obtenus".

Le "dialogue" proposé par le pouvoir à la classe politique et à la société civile pour définir les modalités de cette élection, censé en garantir l'équité, est également rejeté par les manifestants, et "l'Instance de dialogue" mise sur pied pour parler avec les divers acteurs, peine à asseoir sa légitimité à leurs yeux.

- "A la poubelle" -

Nommé à la tête de cette instance, Karim Younès, ex-président de la Chambre basse et ancien ministre de M. Bouteflika, est une fois encore conspué vendredi par les manifestants aux cris de "Karim Younès à la poubelle!".

"On reste avec des pratiques anciennes, ce genre d'instance va nous mener à l'impasse", a averti jeudi, dans un entretien au site d'information TSA (Tout sur l'Algérie), l'économiste Smail Lalmas, qui a démissionné de cette instance après le refus du pouvoir de prendre des mesures "d'apaisement" réclamées en signe de bonne volonté.

De leur côté, plusieurs partis politiques et organisations de la société civile ont été contraints de reporter une réunion prévue samedi, faute d'avoir obtenu - comme le veut la loi - une autorisation préalable des autorités.

"Au moment où le pouvoir fait la promotion de son offre de dialogue, la réalité est tout autre", s'insurgent les organisateurs dans un communiqué, dénonçant "le verrouillage du débat public, des médias, du dialogue dans la société".

Algérie: les étudiants manifestent pour la 25e semaine, malgré les vacances

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Désignation des membres du nouveau gouvernement mauritanien

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