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Huit jihadistes "neutralisés" lors de diverses opérations au Burkina


Le 03 février 2020, des soldats burkinabé patrouillent à bord d'une camionnette sur la route de Dori au camp de réfugiés de Goudebo.
Le 03 février 2020, des soldats burkinabé patrouillent à bord d'une camionnette sur la route de Dori au camp de réfugiés de Goudebo.

Huit jihadistes ont été "neutralisés" et trois capturés, lors de diverses opérations menées fin mai dans le nord et l'est du Burkina Faso par les Forces armées nationales et le bataillon du G5 Sahel, a annoncé mardi l'état-major de l'armée.

"Le 28 mai, dans le cadre de l'exécution de ses missions, le bataillon G5 du Sahel du Burkina Faso a effectué une mission de reconnaissance offensive dans la zone de Tasmakat, province de l'Oudalan" dans le nord, selon l'état-major. "Au cours de cette action, cinq terroristes ont été neutralisés", c'est à dire tués, selon un communiqué de l'état-major faisant le point sur les dernières opérations de l'armée.

En outre, précise l'armée, "trois suspects ont été appréhendés et remis à la gendarmerie pour des investigations, et de l'armement et divers matériels ont été récupérés".

Par ailleurs, à la suite de l'attaque le 27 mai contre des populations de Tialbonga dans la région de l'Est, des opérations de ratissage, exécutées par les unités d'intervention du groupement, "ont permis de neutraliser deux assaillants et de récupérer leur armement", selon l'état-major.

Un autre "terroriste" a été tué par le détachement militaire de Kelbo, dans la province du Soum, lors d'un ratissage après une attaque contre les supplétifs de l'armée de Gasbolé (nord), a affirmé l'armée.

Depuis le 5 mai, les forces armées burkinabè ont lancé, face à la recrudescence des attaques jihadistes, une opération d'envergure dans les régions du Nord et du Sahel, qui ont permis de neutraliser "au moins une quarantaine de jihadistes", selon des sources sécuritaires.

Le Burkina Faso est confronté depuis six ans aux attaques de groupes jihadistes tels que le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (affilié à Al-Qaida) et l'Etat islamique au grand Sahara.

Malgré l'annonce de nombreuses opérations de ce type, les forces de sécurité burkinabè peinent à enrayer la spirale de violences jihadistes.

Ces violences ont fait depuis 2015 plus de 1.300 morts et plus d'un million de déplacés, fuyant les zones de violences.

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