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Huit fonctionnaires arrêtés pour une affaire liée à l'opposant Moise Katumbi en RDC

L'opposant Moise Katumbi arrive à la cour de justice de Lubumbashi, RDC, le 13 mai 2016.

Huit fonctionnaires soupçonnés d'être impliqués dans la disparition d'un dossier lié à la condamnation de l'opposant Moïse Katumbi ont été arrêtés à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo.

Les huit agents du tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo, qui a condamné en juin M. Katumbi à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière, sont en "arrestation provisoire pour raison d'enquête", a déclaré à l'AFP Paulin Ilunga Ntanda, président de la Cour d'appel de Lubumbashi dont dépend le tribunal de Kamalondo.

Ces fonctionnaires ont été incarcérés après 15 heures d'interrogatoire mercredi, selon le correspondant de l'AFP.

Cette enquête a été ouverte après la fuite de deux greffiers avec "le dossier physique" de la condamnation de M. Katumbi, a expliqué M. Ilunga.

Dans un communiqué, la Cour d'appel de Lubumbashi note que le "réseau au service de M. Katumbi s'active à faire disparaître tous les dossiers pénaux le concernant avec le concours de certains agents de l'ordre judiciaire".

Candidat déclaré à la présidentielle censé avoir lieu avant la fin de année mais devenue très improbable, M. Katumbi, richissime hommes d'affaires, est sous la menace d'un autre procès pour recrutement de mercenaires.

Depuis juin, M. Katumbi séjourne à l'étranger, avec l'accord du parquet, officiellement pour y suivre des soins médicaux, mais les autorités ont promis de l'arrêter dès son retour au pays.

Dimanche, M. Katumbi, 51 ans, a appelé les autorités de Kinshasa à cesser de monter des dossiers judiciaires contre des opposants au régime.

Quelques heures plus tôt, lors d'un meeting populaire tenu par l'opposant historique Étienne Tshisekedi, les partisans de M. Katumbi ont plaidé pour son retour et l'arrêt de poursuite contre lui, point de vue soutenu publiquement par M. Tshisekedi.

Le climat politique est tendu en RDC. Depuis des mois, l'opposition soupçonne le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de manoeuvrer pour reporter la présidentielle censée se tenir avant la fin de cette année.

Le mandat de M. Kabila s'achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter, mais une décision de la Cour constitutionnelle a permis au chef de l'État de rester en fonction, si ce scrutin n'était pas organisé dans les temps.

Avec AFP

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