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Droits humains

HRW se félicite d'un soutien croissant au contrôle des robots tueurs

Un faux robot tueur exposé à Londres en avril 2013 lors du lancement de la campagne contre les robots tueurs.

Une majorité de pays sont désormais favorables à une réglementation internationale sur les armes autonomes, également appelées "robots tueurs", a affirmé lundi Human Rights Watch, en publiant un rapport sur les positions en la matière de 97 pays.

"Chaque pays a le devoir de protéger l'humanité de ces évolutions dangereuses", a estimé Mary Wareham, directrice du plaidoyer auprès de la division Armes de HRW et coordinatrice de la Campagne contre les robots tueurs, ces systèmes d'armement automatisés capables d'identifier et d'éliminer des cibles sans qu'une action humaine soit nécessaire.

"Placer l’usage de la force hors de tout contrôle humain est désormais largement considéré comme une grave menace pour l’humanité qui mérite une action préventive multilatérale urgente", a plaidé la responsable.

Elle s'est félicité d'un soutien croissant à l'interdiction de ces armes, comme le montre un rapport de l'organisation qui a examiné les positions de 97 pays: "La grande majorité d’entre eux considère que le maintien d’un contrôle et d’une prise de décision par des humains est une condition essentielle à l’acceptabilité et à la légalité internationale des systèmes d’armement".

"La plupart de ces pays ont exprimé le désir qu’un nouveau traité soit adopté imposant le maintien du contrôle humain sur l’usage de la force, dont 30 qui ont pris explicitement position en faveur d’une interdiction pure et simple des armes totalement autonomes", selon HRW.

Le rapport avait été préparé en vue d'une réunion de la Convention sur les armes classiques (CCAC) sur les robots tueurs qui devait s'ouvrir à l'ONU à Genève (Suisse) ce lundi mais a été reportée à l'automne prochain.

Mais "la technologie progresse clairement alors que certains des efforts diplomatiques ralentissent", a regretté Steve Goose, directeur de la division Armes de HRW.

HWR déplore notamment qu'"un petit nombre de puissances militaires – notamment la Russie et les États-Unis – (aient) bloqué les progrès vers une réglementation, tout en investissant massivement dans les applications militaires de l’intelligence artificielle et en développant des systèmes d’armes autonomes aériennes, terrestres et maritimes". Les décisions de la CCAC sont prises par consensus.

Depuis 2017, un groupe d'experts a défini, dans le cadre de la CCAC, 11 principes endossés par 121 pays, où revient constamment l'idée du maintien, en toutes circonstances, d'une forme de contrôle humain.

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La justice ougandaise ordonne le retrait des soldats du domicile de Bobi Wine

Bobi Wine s'adresse à la presse à l'extérieur de Kampala, en Ouganda, le 15 janvier 2021, un jour après que les Ougandais se soient rendus aux urnes.

La Haute Cour d'Ouganda a ordonné lundi aux forces de sécurité de mettre fin à la détention de l'opposant Bobi Wine, arrivé en seconde position lors de la présidentielle du 14 janvier.

M. Wine, de son vrai nom Robert Kyagulani, est de facto assigné à résidence à son domicile, à l'extérieur de la capitale, Kampala, depuis l'annonce des résultats.

Des soldats lourdement armés et des policiers ont empêché les membres de la famille de Wine, dont sa femme Barbie, de quitter leur propriété.

La semaine dernière, l'ambassadeur américain en Ouganda a également été empêché de rendre visite au célèbre chanteur devenu homme politique, à qui la commission électorale a attribué 35 % des voix dans une élection remportée par le président sortant Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.

Des policiers ougandais ordonnent aux journalistes de quitter une route menant au domicile de Bobi Wine, à Kampala, Ouganda, 16 janvier 2021.
Des policiers ougandais ordonnent aux journalistes de quitter une route menant au domicile de Bobi Wine, à Kampala, Ouganda, 16 janvier 2021.

Le juge Michael Elubu, qui siège à la division civile du tribunal de Kampala, a statué en faveur d'une pétition déposée par les avocats de M. Wine demandant sa libération.

"La restriction et l'enfermement indéfinis du demandeur dans sa maison sont illégaux et son droit à la liberté a été violé", a déclaré le juge.

"Ayant constaté que les restrictions sont illégales, il est ordonné qu'elles soient levées", a tranché le magistrat.

Le gouvernement ougandais avait fait valoir que les restrictions aux déplacements de M. Wine étaient des mesures "préventives" pour sa propre protection et pour empêcher les manifestations contre les résultat des élections.

Dans un entretien accordé à la VOA dimanche, Bobi Wine a réitéré son appel aux Ougandais de ne pas reconnaître la réélection du président Museveni. "La commission électorale a annoncé des résultats truqués", a-t-il soutenu. "Museveni a été battu et nous en avons les preuves".

Selon Abdu Hakim, un assistant de Bobi Wine, les forces de sécurité n'ont pas encore évacué les environs de la maison de l'opposant.

Par le passé, les forces de sécurité ougandaises ont ignoré les ordres des tribunaux de libérer des personnes ou ont immédiatement arrêté à nouveau les personnes libérées par les tribunaux.

En Russie, heurts et arrestations pendant la manifestation pro-Navalny

En Russie, heurts et arrestations pendant la manifestation pro-Navalny
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Le Kremlin accuse Washington d'"ingérence"

Manifestation pro-Navalny à New York.

Protestations pro-Navalny en Russie: le Kremlin accuse Washington d'"ingérence"

La représentation diplomatique américaine avait appelé sur son site les Américains à ne pas se rendre à ces rassemblements samedi, précisant les lieux où ils se déroulaient.

Ces publications "constituent indirectement une ingérence absolue dans nos affaires intérieures", a réagi dimanche le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, dans une interview à la chaîne publique russe Rossia 1, dont des extraits ont été publiés sur le site de la chaîne.

"Indirectement, cela constitue un soutien direct à l'infraction de la loi de la Fédération de Russie via le soutien des actions non autorisées", a estimé M. Peskov.

Si l'ambassade de Russie aux Etats-Unis avait agi de la même manière lors des troubles sur le territoire américain, "cela aurait sûrement provoqué une sorte de malaise à Washington", a-t-il ajouté.

Le ministère russe des Affaires étrangères avait déjà dénoncé le comportement de l'ambassade, dans un communiqué, en précisant que sa direction serait convoquée pour une "conversation sérieuse".

Les Etats-Unis avaient "condamnent fermement l'emploi de méthodes brutales contre les manifestants et les journalistes" lors des manifestations de samedi, dans un communiqué la nouvelle administration du président Joe Biden.

L'arrestation de l'ancien patron de la CENI irrite la société civile

L'arrestation de l'ancien patron de la CENI irrite la société civile
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Plus de mille manifestants pro-Navalny arrêtés en Russie

Les manifestants affrontent la police anti-émeute lors d'un rassemblement de soutien au leader de l'opposition emprisonné Alexei Navalny dans le centre de Moscou le 23 janvier 2021.

Plus de mille personnes ont été arrêtées par les forces de l'ordre en Russie samedi au cours de manifestations en faveur de l'opposant Alexeï Navalny, selon l'ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des manifestations dans ce pays.

Dans la foule de quelque 10.000 personnes rassemblées dans le centre de Moscou, des journalistes de l'AFP ont assisté à de violentes arrestations et à des heurts entre policiers et manifestants.

Ioulia Navalnaïa, l'épouse de l'opposant russe Alexeï Navalny, a annoncé avoir été elle aussi interpellée par la police dans la capitale pendant la manifestation.

Un homme blessé est aidé par d'autres manifestants dans le centre de Moscou le 23 janvier 2021.
Un homme blessé est aidé par d'autres manifestants dans le centre de Moscou le 23 janvier 2021.

Dans le centre de Moscou, les forces antiémeutes ont arrêté quelque 300 personnes, a fait savoir OVD Info, qui a comptabilisé au moins 1.090 arrestations en Russie, selon un bilan diffusé vers 14H00 GMT.

Dans l'après-midi, la police moscovite a poursuivi et frappé à l'aide de matraques des manifestants, leur jetant des boules de neige.

Un correspondant de l'AFP a aperçu un homme au visage ensanglanté.

A Saint-Pétersbourg, une foule de quelque 10.000 personnes s'était également rassemblée, a constaté une journaliste de l'AFP.

Cette contestation s'organise à quelques mois des législatives prévues pour l'automne, sur fond de chute de popularité du parti au pouvoir Russie unie. Ces actions sont les manifestations les plus importantes depuis celle organisée par M. Navalny déjà pendant l'été 2019 à Moscou en marge d’élections locales.

La police arrête Navalny à l'aéroport de Moscou
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