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Hommage aux victimes de l'attaque du 1er mai à Bangui

Une foule devant la Cathédrale de Bangui, le 7 mai 2018. (VOA/Freeman Sipila)

En RCA, dernier hommage lundi matin aux victimes de l'attaque du 1er mai contre l'Eglise Catholique de Fatima à Bangui.  Alors que l'émotion était à son comble, certains quartiers de la capitale affectés hier par une nouvelle vague de violence continuent de se vider leurs habitants.

Les larmes aux yeux, les cœurs attristés, l'émotion est grande en la Cathédrale Notre-Dame-Immaculée-Conception de Bangui.

Quatre corps, dont celui de l'Abbé Albert Toungoumalé Baba, tous tués dans l'attaque du 1er mai dernier contre l'église catholique de Fatima sont exposés devant des milliers de Centrafricains parmi lesquels, le chef de l'Etat Faustin Archange Touadera.

Reportage de Freeman Sipila, correspondant à Bangui pour VOA Afrique
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"Abbé Toungoumalé Baba artisan de la paix", "infatigable acteur de la cohésion sociale" repose en paix, pouvait-on entendre parmi la foule.

Dans son homélie, l'archevêque de Bangui s'est interrogé sur la persistance des violences. Qui sont les instigateurs ?, déclarant que "les adversaires n'ont pas encore gagné la bataille". Les 4 corps sont inhumés au cimetière catholique de Saint-Paul où un mausolée sera construit en leur mémoire.

>> Lire l'article : Au moins 24 morts dans les affrontements mardi à Bangui

Au moins cinq personnes ont été tuées et quinze autres blessées hier dans une nouvelle flambée de violence dans le 3e arrondissement.

Des hommes armés du PK5 ont pris d'assaut les quartiers Sara, Yakité et Castors, chassant les habitants, pillant et incendiant des maisons. Le calme est revenu dans ces secteurs, suite à l'intervention des forces de sécurité nationale.

Les habitants de Bangui réagissent à la récente attaque d'une église
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La France nomme un "envoyé spécial" dédié à l'épidémie Ebola en RDC

Le personnel médical de l'Unité de traitement Ebola à l'Hôpital général de Bwera, à la frontière avec la RDC.

La France, critiquée pour son absence de réaction, a annoncé mardi la nomination d'un envoyé spécial sur Ebola, le Pr Yves Lévy, chargé "d'orienter" sa réponse face à l'épidémie en République démocratique du Congo qui vient de gagner l'est du pays.

Selon le ministère des Affaires étrangères, le Pr Lévy est un spécialiste reconnu en immunologie, ancien PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui "exercera cette mission à titre bénévole".

"L'épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans l'est de la RDC est la plus grave jamais enregistrée dans le monde, après celle de 2014 en Afrique de l'Ouest" (qui avait fait 11.000 morts), a relevé un porte-parole lors d'un point de presse, s'inquiètant que "la réponse à l'épidémie (soit) aujourd'hui entravée par plusieurs facteurs dont la situation sécuritaire difficile".

"Face à cette situation très préoccupante, la France est déterminée à apporter une contribution renforcée aux efforts internationaux" a poursuivi le porte-parole rappelant que lors de sa visite à Kinshasa le 20 mai dernier, le ministre, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé "la relance d'un partenariat bilatéral (...) dans lequel le secteur de la santé, et notamment la lutte contre l'épidémie Ebola, serait une priorité".

La France promet son soutien aux ONG déployées sur le terrain et son appui scientifique et de recherche, sans annoncer de budget dédié.

La confirmation mardi d'un cas d'Ebola à Goma, la grande ville de l'est de la RDC, constitue "un avertissement" a estimé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) réunie lundi à Genève. Le patient, un pasteur, est décédé mardi.

Selon le responsable des situations d'urgence de l'OMS Mike Ryan "c'est un avertissement parce que chaque fois que la maladie se déplace, elle peut s'établir ailleurs", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'épidémie, qui a fait 1.668 morts depuis qu'elle a été déclarée le 1er août, était circonscrite jusqu'à présent à la région de Beni-Butembo (environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Goma) et très marginalement dans la province voisine de l'Ituri.

M. Ryan a regretté l'absence de contribution financière française notant que "l'OMS n'a reçu aucune contribution financière de la part du gouvernement".

Le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart, dont le gouvernement a pris la tête de la mobilisation, a également appelé les pays francophones à redoubler d'efforts lors de cette réunion : "Ce serait bien que nous ayions davantage de personnels issus des pays francophones sur le terrain. Nous avons besoin d'expertise en français mais surtout nous allons avoir besoin de beaucoup d'argent, de centaines de millions de dollars pour apporter une vraie réponse et retomber à zéro (cas) cette année", a-t-il martelé.

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