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Guterres à Washington pour des discussions budgétaires épineuses

Le président Donald Trump et le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, lors d'une réunion dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le vendredi 20 octobre 2017 à Washington (Photo AP / Evan Vucci)

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres doit discuter mercredi et jeudi à Washington avec les autorités américaines du financement des opérations de paix, dont le budget est déséquilibré par la baisse de la contribution des Etats-Unis.

De plus en plus alarmé par la trésorerie défaillante de l'ONU, M. Guterres multiplie depuis janvier les initiatives pour sensibiliser les Etats membres aux "problèmes financiers graves" auxquels est confrontée l'institution. Il y a consacré une rencontre mensuelle avec le Conseil de sécurité et a envoyé une lettre inquiète aux 193 membres des Nations unies réunis récemment pour pousser à des solutions.

Adopté chaque année en juin, le budget de l'ONU pour sa quinzaine d'opérations de paix employant plus de 100.000 Casques bleus est de 6,689 milliards de dollars.

Outre la réduction depuis 2017 de 28% à 25% de la contribution américaine (soit 220 millions de dollars par an en moins), Antonio Guterres fait face à de plus en plus de retards de paiements par les Etats membres, pouvant atteindre au total plusieurs centaines de millions.

Parmi les conséquences, l'ONU qui doit rembourser les pays ayant déployé des troupes dans des opérations accuse elle aussi des retards conséquents. Jusqu'à présent, le problème n'a pas poussé les pays à proposer moins de troupes, note-t-on à l'ONU. Mais jusqu'à quand?

Les répercussions sont particulièrement importantes pour les gros fournisseurs de Casques bleus. En tête des pays auxquels l'ONU doit de l'argent figurent l'Ethiopie qui attend 41,6 millions de dollars, l'Inde 40,5 millions et le Pakistan 35,7 millions.

La décision du président Donald Trump de réduire la contribution financière américaine à 25% représente le plus gros casse-tête pour Antonio Guterres. De nombreux pays sont réfractaires à se substituer aux Etats-Unis, qui ne sont pas parvenus fin 2018 à faire entériner par l'ONU le principe d'une part américaine réduite.

"Compenser, c'est leur donner raison" et pourrait servir de précédent à d'autres, résume un diplomate. "Pourquoi devrions-nous régler un problème créé par un seul d'entre nous?", fustige un autre diplomate.

- Etats-Unis bénéficiaires? -

Selon Washington, la répartition des contributions n'est plus juste, avec des pays ne payant pas assez au vu de leurs possibilités. En ligne de mire figurent l'Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats Arabes Unis, la Turquie, Singapour, Brunei, le Brésil, le Mexique ou l'Inde.

"La capacité américaine devrait plutôt se traduire par une contribution à 29%", rétorque un diplomate africain, en soulignant que Washington "est le premier bénéficiaire" des opérations de paix.

Sans mission de l'ONU dans certains pays, l'engagement et le coût pour les Etats-Unis seraient démultipliés, note une source. Dans les opérations, les Etats-Unis "sont le premier vendeur de biens et de services", précise un autre diplomate.

Alors, quelles solutions, sachant qu'aucune sanction n'est prévue pour ceux qui ne paient pas la totalité de leur dû ou s'exécutent avec retards, et qu'"une réduction des dépenses ne peut compenser le manque à gagner" comme l'a admis lui-même Antonio Guterres?

A Washington, le secrétaire général pourrait développer plusieurs idées, selon des sources diplomatiques. Par exemple, pouvoir transférer de l'argent d'une mission de paix à une autre.

Pour un spécialiste du dossier s'exprimant sous couvert d'anonymat, "les Etats membres n'aiment pas cela". "Cela pose des problèmes techniques de comptabilité et politiques car certains Etats peuvent vouloir financer certaines opérations plus que d'autres".

Antonio Guterres souhaiterait aussi créer un fonds avec l'argent non dépensé dans les opérations. Lorsque cela arrive, l'ONU est tenue de rembourser les pays membres. Pour se donner de la flexibilité budgétaire, le patron de l'ONU "veut garder cela" pour atténuer ses problèmes de trésorerie, précise une source.

Le secrétaire général pourrait aussi vouloir élever le niveau des contributions au début des missions, traditionnellement établies au plus bas, indique un diplomate. Mais en période économique difficile, l'idée risque de ne pas être très populaire.

Dans le passé, il est déjà arrivé que des imprévus surgissent et le chef de l'ONU a la possibilité de réclamer des versements exceptionnels, rappelle le spécialiste du dossier.

Avec AFP

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Plan de relance européen: Lisbonne et Madrid veulent un accord en juillet

La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez assistent à un sommet d'urgence des dirigeants de l'Union européenne sur l'immigration au siège de la Commission européenne à Bruxelles, en Belgique, le 24 juin 2018.

Les chefs des gouvernements portugais et espagnol ont appelé lundi leurs partenaires européens à adopter en juillet le plan de relance de l'UE destiné à surmonter la crise provoquée par la pandémie de coronavirus.

"Si nous voulons surmonter cette crise rapidement (...), nous devons trouver cet accord avec urgence", a déclaré le Premier ministre portugais Antonio Costa, à l'issue d'un entretien avec son homologue espagnol Pedro Sanchez.

"Je sais que ça va être une négociation difficile mais nous devons parvenir à un accord en juillet, lors du conseil des 17 et 18 juillet, portant sur le plan de relance et sur le budget pluriannuel", a insisté M. Sanchez lors d'une conférence de presse commune à Lisbonne.

Le prochain conseil européen, le premier sommet en face à face des 27 dirigeants de l'Union après le confinement, portera sur l'adoption à l'unanimité du plan de relance de 750 milliards d'euros proposé par la Commission européenne.

Cette proposition, jugé "intelligente et équilibrée" aussi bien par M. Costa que M. Sanchez, est adossée au budget à long terme de l'Union européenne (2021-2027) d'un montant de 1.100 milliards d'euros.

Le plan de relance, qui bénéficiera avant tout aux pays du Sud, les plus touchés par la crise du Covid-19, suscite de nombreuses réserves chez quatre pays surnommés "les frugaux": Pays-Bas, Autriche, Suède et Danemark.

Après avoir reçu son homologue espagnol, Antonio Costa doit rencontrer mardi à Lisbonne le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte, et prévoit ensuite de se rendre lundi prochain à La Haye pour s'entretenir avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

En parallèle, M. Sanchez s'est dit "raisonnablement optimiste" au sujet de la candidature de sa ministre de l'Economie Nadia Calviño à la présidence de l'Eurogroupe.

L'Espagnole, qui cherche à succéder au Portugais Mario Centeno, a le soutien de Lisbonne, a confirmé lundi M. Costa.

Tuberculose: Johnson & Johnson va baisser le prix d'un médicament

Un médecin examine un patient atteint de tuberculose dans un hôpital gouvernemental pour la tuberculose à Allahabad, en Inde, le 24 mars 2014. (AP Photo / Rajesh Kumar Singh)

Le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson a annoncé qu'il baisserait à compter de lundi le prix de la bédaquiline, un médicament contre la tuberculose, une revendication de longue date des ONG.

Fin 2012, la bédaquiline (commercialisée sous le nom de Sirturo) est venue renforcer l'arsenal thérapeutique dont disposent les médecins face à la tuberculose, après son autorisation par l'agence américaine des médicaments (FDA).

Ce traitement est devenu en outre le premier médicament contre la tuberculose à être homologué en 40 ans.

Le groupe Johnson & Johnson va mettre la bédaquiline à la disposition du partenariat international Halte à la tuberculose au prix de 340 dollars américains (300 euros) par traitement de six mois dans 135 pays, contre 400 dollars précédemment.

Cette "initiative vise à toucher en 2020 au moins 125.000 patients et pourrait permettre aux programmes nationaux de lutte contre la tuberculose dans les pays à faible et moyen revenu d'économiser jusqu'à 16 millions de dollars", a indiqué dans un communiqué le partenariat Halte à la tuberculose.

Cette baisse, réclamée par les organisations non gouvernementales, "devrait permettre à davantage de personnes atteintes de formes multirésistantes de tuberculose d'accéder à ce médicament salvateur", a souligné Médecins Sans Frontières dans un communiqué.

L'ONG a précisé que l'accord allait faire baisser le prix de la bédaquiline à 1,50 dollar par jour, un montant qu'elle juge encore trop élevé. L'an dernier, elle avait lancé une campagne internationale pour exhorter le laboratoire américain à amener le prix à 1 dollar par jour dans les pays à faible revenu et certains pays à revenu intermédiaire.

La tuberculose se transmet par voie aérienne et est l'une des 10 premières causes de mortalité dans le monde, selon l'OMS. En 2018, 10 millions de personnes l'ont contractée dans le monde et 1,5 million en sont mortes (dont 251.000 porteuses du VIH).

Droits humains: Londres sanctionne 25 entités russes et 20 saoudiennes

Un espace de la sainte mosquée réservée aux femmes à la Mecque, Arabie saoudite, 8 septembre 2017. (VOA/Siriki Barro)

Le Royaume-Uni a annoncé lundi des sanctions contre 49 personnes et organisations, notamment russes et saoudiennes, dans le cadre d'un nouveau mécanisme mis en place par Londres pour punir les violations des droits humains.

Une liste noire a été publiée par le ministère des Affaires étrangères. Elle comprend notamment 25 Russes accusés d'être impliqués dans la mort en détention en 2009 de Sergueï Magnitski, juriste du fonds d'investissement Hermitage Capital. Parmi eux figure Alexandre Bastrykine, patron du puissant Comité d'enquête, organisme dépendant directement du Kremlin chargé des principales enquêtes.

La liste inclut aussi 20 Saoudiens soupçonnés d'avoir joué un rôle dans l'assassinat de l'éditorialiste Jamal Khashoggi en 2018 à Istanbul.

Y figurent aussi deux généraux birmans soupçonnés d'exactions envers la minorité musulmane des Rohingyas et deux organisations impliquées dans "du travail forcé, de la torture et des meurtres dans les camps de Corée du Nord".

Devant les députés, le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab a décrit ces sanctions comme "un outil permettant de viser les auteurs (de violations des droits humains, ndlr) sans punir plus largement la population d'un pays".

Elles "envoient un message clair du peuple britannique à ceux qui ont du sang sur leurs mains, aux hommes de main des despotes, aux sbires des dictateurs: ils ne peuvent pas venir dans ce pays acheter des propriétés sur King's Road, venir faire leurs achats de Noël à Knightsbridge ou siphonner leur argent sale via les banques britanniques", a-t-il averti en référence à des quartiers chic de Londres, prisés des riches visiteurs étrangers.

Ce mécanisme permet au Royaume-Uni, centre financier où transitent ou sont placés des actifs appartenant à de nombreuses grandes fortunes de la planète, d'adopter de manière autonome des sanctions spécifiques aux droits humains, indépendant de l'ONU ou de l'Union européenne. Cela constitue une première pour le Royaume-Uni depuis sa sortie de l'UE en janvier dernier.

"Cela va permettre au Royaume-Uni de travailler de manière indépendante avec des alliés comme les Etats-Unis, le Canada, l'Australie et l'Union européenne", a précisé la diplomatie britannique.

Sida: des progrès compromis par l'épidémie de Covid-19

Des professionnelles du sexe dans le quartier rouge de Harare au Zimbabwe, le 12 juin 2020. À mesure que le coronavirus se propage en Afrique, il menace de plus en plus ceux qui gagnent leur vie dans la rue, y compris les professionnel (le) s du sexe.

Le nombre de morts liées au sida a continué de baisser l'an dernier et l'accès aux traitements s'améliore, mais l'épidémie de Covid-19 risque de mettre ces progrès à mal dans les mois à venir, avertit lundi l'Onusida dans son rapport annuel.

En 2019, 690.000 personnes dans le monde sont mortes de maladies liées au sida, contre 770.000 personnes en 2018. C'est entre deux et trois fois moins qu'au pic de l'épidémie en 2004 (1,7 million de morts).

De même, la proportion de séropositifs qui ont accès aux traitements antirétroviraux ne cesse d'augmenter année après année.

Deux-tiers des séropositifs dans le monde (25,4 millions sur 38) suivent désormais ces traitements, qui permettent de ne plus transmettre le virus du sida s'ils sont pris correctement. C'est la plus haute proportion jamais atteinte, et c'est environ dix fois plus qu'au milieu des années 2000.

Mais l'épidémie de Covid-19 risque de provoquer un retour en arrière, craint l'agence de l'ONU dédiée à la lutte contre le sida.

"Selon les estimations d'une récente modélisation, une interruption totale de thérapie antirétrovirale pendant six mois pourrait entraîner plus de 500.000 morts supplémentaires de maladies opportunistes liées au sida (comme la tuberculose) en Afrique subsaharienne en 2020-2021", selon l'Onusida, qui avait déjà attiré l'attention sur ces estimations en mai, avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

"À l'heure où la propagation du nouveau coronavirus menace de submerger les capacités du système de santé, alors que le confinement réduit les déplacements et place l'économie sous tension, les personnes vivant avec le VIH et les plus exposées au risque de le contracter subissent l'interruption des services de santé et de lutte contre le VIH", poursuit le texte.

- Inégalités -

"Cette interruption pourrait empêcher la riposte mondiale au VIH d'atteindre ses engagements pour 2020", met en garde l'Onusida.

Cet objectif est résumé par la formule 90-90-90: que 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, que 90% de ces dernières soient sous traitement, et que parmi celles-ci, 90% aient une charge virale indétectable.

En 2019, ces proportions se montaient respectivement à 81%, 82% et 88%, avec des disparités régionales.

En outre, l'Onusida s'alarme des potentielles conséquences du confinement et des fermetures de frontières sur "la production et la distribution des médicaments".

"On estime que le coût final des traitements antirétroviraux produits en Inde (où est fabriquée la majeure partie des médicaments génériques, ndlr) pourrait être de 10% à 25% plus élevé que leur prix normal", selon le rapport.

"Comme l'épidémie de VIH avant elle, la pandémie de Covid-19 met en évidence les fragilités de notre monde, parmi lesquelles des inégalités économiques et sociales persistantes et des investissements de santé publique tristement inadaptés", écrit dans l'introduction le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

En 2019, quelque 1,7 million de nouvelles infections au virus du sida ont eu lieu dans le monde, soit une baisse de 23% depuis 2010.

"Cela s'explique en grande partie par une diminution conséquente de 38% dans l'est et le sud de l'Afrique, mais dans le même temps, les infections au VIH ont augmenté de 72% en Europe de l'est et en Asie centrale, de 22% au Moyen-Orient et dans le nord de l'Afrique et de 21% en Amérique latine", souligne la directrice exécutive de l'Onusida, l'Ougandaise Winnie Byanyima.

"Nous n'arriverons pas à atteindre nos objectifs pour 2020, réduire à moins de 500.000 le nombre de morts liés au sida et le nombre de nouvelles infections", déplore-t-elle.

Le rapport de l'Onusida est publié alors que s'est ouverte lundi la Conférence internationale sur le sida, organisée cette année à distance et via vidéo à cause de l'épidémie de Covid-19.

Hausse des cas d'infections de coronavirus dans le monde

Le personnel médical portant un équipement de protection individuelle (EPI) procède à un examen médical de porte à porte à l'intérieur des bidonvilles de Dharavi pour lutter contre la propagation du coronavirus COVID-19 à Mumbai, le 24 juin 2020. (Photo INDRANIL MUKHERJEE / AFP)

La pandémie du nouveau coronavirus a déjà fait plus de 535.000 morts sur plus de 11 millions des cas d'infection dans le monde. Alors que les pays poursuivent les déconfinements, certains voient leur taux d’infections grimper.

L'Inde a recensé près de 700.000 cas confirmés. Il devient le troisième pays le plus touché au monde derrière les Etats-Unis et le Brésil.

Pour faire face à l'afflux de malades, la capitale indienne a ouvert un grand centre d'isolement d'une capacité de 10.000 lits, dans un hall normalement dédié aux rassemblements religieux. Les autorités ont aussi réquisitionné des hôtels et salles de réception. D'autres agglomérations ont ordonné des mesures de reconfinement.

Les Etats-Unis ont enregistré 40.000 cas en 24 heures ce week-end; un record depuis plus d'une semaine. "Nous avons rouvert beaucoup trop tôt en Arizona", déplorent les autorités, qui plaident pour un reconfinement.

En Arizona, près de 90% des lits en service de réanimation sont occupés. Au Texas, les services de réanimation risquent d'être débordés "d'ici dix jours ». Les plages de Los Angeles ont de nouveau été fermées et Miami mis sous couvre-feu.

En France, le musée du Louvre rouvre ses portes à Paris. En Angleterre, la réouverture des pubs a entraîné des débordements festifs, faisant craindre de nouvelles contaminations dans un pays déjà durement touché. En Espagne, plus de 70.000 personnes ont été soumises dimanche à des mesures d'isolement.

Au Pays-Bas, des dizaines de milliers de visons ont été abattus après que des cas de Covid-19 ont été signalés dans 20 élevages afin d'éviter qu'ils ne deviennent des foyers de contamination.

En Amérique latine, le Mexique est devenu le 5e pays le plus endeuillé, avec plus de 30.400 décès. Le Chili a franchi le seuil des 10.000 morts, la Colombie celui des 4.000 morts et le Pérou, celui 300.000.

L’Iran déplore ce lundi 160 nouveaux décès dûs au Covid-19. Il devient le pays plus touché par la pandémie au Proche et au Moyen-Orient.

L'Australie va isoler l'Etat de Victoria du reste du pays après une flambée d'infections dans la ville de Melbourne, notamment dans plusieurs immeubles densément peuplés.

L'Afrique totalise plus 11.300 décès pour environ 479.000 cas. À Madagascar, Antananarivo, la capitale, sera de nouveau placée en confinement à partir d’aujourd’hui.

Le Kenya reprend tous ses vols le 1er août. Le président Uhuru Kenyatta a cependant annoncé la fin de l'interdiction d'entrer ou de sortir de Nairobi, Mombasa et du comté de Mandera. Il a également assuré qu'il n'hésiterait pas à "reconfiner" si la situation sanitaire s'empirait.

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