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Guerre ouverte entre Trump et les démocrates, qui parlent de destitution

Congress Russia Probe

L'affrontement a tourné à la guerre ouverte mercredi entre Donald Trump et les démocrates de plus en plus tentés par une procédure de destitution, une perspective qui semble outrer le président républicain.

Visiblement irrité, le milliardaire a exhorté les démocrates du Congrès américain à arrêter leurs "investigations bidon", en niant s'être livré à toute tentative d'étouffer les conclusions de la vaste enquête russe.

"Je ne pratique pas la dissimulation", a martelé M. Trump lors d'une conférence de presse convoquée à la hâte, juste après avoir écourté une réunion à la Maison Blanche avec les dirigeants démocrates des deux assemblées du Congrès, Nancy Pelosi et Chuck Schumer.

Objet de son courroux : peu avant l'entretien, censé porter sur un vaste programme d'infrastructures, Mme Pelosi l'avait accusé d'être "engagé dans une opération de dissimulation".

Les faits reprochés au président pourraient "justifier une procédure de destitution", a ensuite ajouté l'élue de 79 ans.

Cette nouvelle passe d'armes a fait passer la bataille grondant depuis plusieurs mois entre les démocrates et le républicain en guerre ouverte, menaçant de paralyser un Congrès divisé.

Une perspective potentiellement néfaste à l'orée des élections présidentielle et parlementaires de novembre 2020.

En parallèle, le débat sur le possible lancement d'une procédure de destitution contre le président républicain commence à agiter sérieusement le camp démocrate, qui menace de se diviser.

"Hier soir j'ai entendu qu'ils allaient se réunir juste avant cette réunion pour parler du mot +i+. Vous vous rendez compte ?", s'est indigné Donald Trump en référence au mot anglais pour "destitution” : "impeachment".

La "chasse aux sorcières continue !", avait déjà tempêté au petit matin le milliardaire, en référence à l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe dans l'élection de 2016, les soupçons de collusion entre son équipe de campagne et Moscou et sur ses tentatives présumées d'entraver par la suite ces investigations.

Dénonçant un "harcèlement", le président républicain a clairement choisi son angle d’attaque : en gaspillant toute leur énergie dans de multiples enquêtes parlementaires le visant, les démocrates négligent leur travail parlementaire, et donc les électeurs.

- Trump "n'est pas prêt" -

Or les chefs démocrates sont bien conscients que cet argument pourrait porter.

Comment rendre audible leur message sur la défense du système de santé, l'économie et autres questions qui préoccupent en priorité les Américains, si le débat sur une procédure de destitution brouille toutes les ondes ?

D'autant plus qu'avec un Sénat pour l'instant contrôlé par des républicains encore farouchement fidèles à Donald Trump, une tentative de destitution irait droit dans le mur.

Après la réunion abrégée, les démocrates ont renvoyé la responsabilité de la paralysie politique sur Donald Trump.

"Nous sommes venus avec l'engagement, l'espoir d'une vision commune pour cette excellente occasion de créer des emplois dans notre pays (...). Malheureusement, le président n'est pas prêt", a tancé la puissante présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Si la conférence de presse a paru improvisée, Donald Trump avait disposé un panneau qui semblait lui bien préparé en avance pour dénoncer l'acharnement, selon la Maison Blanche, des démocrates.

"PAS de collusion. PAS d'obstruction", y était-il écrit, leitmotiv du président depuis la remise du rapport Mueller fin avril.

Le panneau détaillait aussi le coût supposé de l’enquête : plus "de 35 millions de dollars".

- Tâche compliquée pour Mme Pelosi -

Ce nouvel affrontement pourrait compliquer la tâche de Nancy Pelosi, qui tentait jusqu'ici d'apaiser les voix démocrates réclamant le lancement d'une procédure de destitution.

Ou au contraire lui donner des munitions pour montrer à ses troupes qu'elle mène bien le combat contre le républicain, sans pour autant avoir à opter pour l'option hautement impopulaire de la destitution.

Elle avait tenté jusqu'ici de faire patienter ces élus, encore minoritaires mais qui ont gagné de la voix cette semaine, en affirmant qu'une batterie d'enquêtes parlementaires permettraient de révéler aux Américains les fautes supposées du milliardaire.

Habile stratège politique, Nancy Pelosi avait même organisé mercredi matin la fameuse réunion qui a indigné M. Trump pour débattre de la question avec certains élus, dont plusieurs comme la progressiste Alexandria Ocasio-Cortez, appellent à la destitution.

Des échanges "respectueux", avait affirmé Mme Pelosi, qui compte encore sur le solide soutien de son équipe dirigeante.

Mais les blocages à répétition de l'administration Trump aux demandes des démocrates, malgré les vastes pouvoirs d'investigations parlementaires dont ils disposent grâce à leur majorité à la Chambre, risquent de les acculer à lancer une procédure de destitution, a mis en garde, sur CNN, l'un des membres de l'équipe dirigeante, Peter Welch.

Celui "qui pousse le plus en faveur d'une destitution en ce moment, c'est Donald Trump".

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Covid-19: Biden, Obama, Bush et Clinton prêts à se faire vacciner publiquement

Le 21 octobre 2017, l'ancien président George W. Bush (à g.), son successeur Barack Obama et l'ancien président Bill Clinton lors d'un concert caritatif à College Station, Texas.

Le président élu Joe Biden et les anciens présidents américains Barack Obama, George W. Bush, Bill Clinton se sont dits prêts à se faire vacciner publiquement contre le Covid-19 afin d'encourager leurs concitoyens à en faire de même.

Barack Obama, 59 ans, a affirmé faire "entièrement confiance" aux autorités sanitaires du pays, dont l'immunologue Anthony Fauci, figure scientifique très respectée aux Etats-Unis.

"Si Anthony Fauci me dit que ce vaccin est sûr et peut protéger du Covid, je n'hésiterai pas à me le faire injecter", a-t-il déclaré dans un entretien radio à SiriusXM, dont des extraits ont été partagés mercredi sur YouTube.

"Je promets que lorsqu'il sera disponible pour les personnes moins vulnérables, je me ferai vacciner. Je pourrais le faire à la télévision ou faire en sorte que ce soit filmé, afin que les gens puissent voir que je fais confiance à la science", a-t-il ajouté.

Une tribune dans le Washington Post appelait le président élu Joe Biden, 78 ans, et sa future vice-présidente Kamala Harris, 56 ans, à se faire vacciner en direct à la télévision afin de convaincre les sceptiques, nombreux aux Etats-Unis face à la vitesse de développement des vaccins contre le Covid-19.

Interrogé sur le sujet, Joe Biden a dit jeudi qu'il serait "heureux" de se faire vacciner en public dès que le Dr Fauci recommanderait de le faire.

Un représentant de George W. Bush a fait savoir à CNN que l'ancien président républicain de 74 ans était lui aussi disposé à faire la promotion des vaccins contre le Covid-19.

"Les vaccins doivent dans un premier temps avoir été jugés sûrs et administrés aux populations prioritaires", a dit ce représentant, Freddy Ford. "Le président Bush attendra ensuite son tour et se fera volontiers vacciner devant les caméras".

Le porte-parole de Bill Clinton, Angel Urena, a également indiqué à CNN que l'ancien président démocrate, lui aussi âgé de 74 ans, se ferait vacciner publiquement "si cela pouvait inciter tous les Américains à en faire de même".

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