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Grogne des casques bleus tchadiens de la Minusca arrivés en fin de mission

Retour triomphal de l'Année Nationale Tchadienne du Mali, le 7 novembre 2015. (VOA/André Kodmadjingar)

Les casques bleus des 1er et 2e contingents tchadiens de la Minusca ont lancé une opération dénommés "brûle béret ONU" la semaine dernière devant leur caserne à N’Djamena pour revendiquer deux ans de salaires et primes.

Ils sont plus de 2.500 Casques bleus à exiger le versement intégral de leurs salaires, primes de risque et primes de chaleur de 2014 à 2016, un montant s’élèvant à 1037 dollars par mois.

Reportage d'André Kodmadjingar, correspondant à N'Djamena
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Pour ces anciens casques bleus tchadiens, la présence de ces dotations en matériels de l’ONU est insupportable. Ces effets leur rappellent des mauvais souvenirs tels que des corps calcinés, les traumatismes causés par les engins explosifs improvisés, des attentats kamikazes ou tirs de roquettes.

Pour exprimer leurs mécontentements, ils ont décidé de brûler systématiquement le matériel de l'ONU, y compris les attestations délivrées par cette institution.

"Ce n'est pas la solution, mais c'est une manière de nous faire entendre", explique Altora Maxime, l’un des délégués répond.

Ces casques bleus attirent l’attention des hautes autorités de payer sans délai leur dû.

Un avertissement lancé semble avoir eu d’écho, même si le pouvoir en place n’est pas jusque-là entré en négociation avec les manifestants.

Quatre de leurs compagnons arrêtés et détenus suite à la dernière manifestation devant la Direction générale des instances militaires sont libérés, mais condamnés à trois mois avec sursis.

VOA Afrique a tenté d’avoir la réaction du gouvernement face à cette revendication sans succès.

André Kodmadjingar, coorespondant à N'Djamena

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Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Un haut responsable policier menace publiquement d'éliminer des opposants

FILE - Burundi's security guards patrol near a polling station for the referendum on a controversial constitutional reform in Bujumbra, Burundi, May 17, 2018.

Un haut responsable de la police burundaise a publiquement menacé d'éliminer les membres du principal parti d'opposition et leurs familles, s'ils organisent des "réunions clandestines" à leur domicile, selon un enregistrement audio parvenu vendredi à l'AFP.

Ces menaces ont été proférées par un commissaire provincial alors que le parti d'opposition Congrès national pour la liberté (CNL), deuxième force politique du pays, dénonce la "féroce" répression qui frappe ses membres depuis son agrément fin février.

"Je voudrais dire à celui qui tient une réunion clandestine nocturne chez lui que si on en est averti (...), tu seras en train d'attirer le malheur sur toute ta famille", a déclaré Jérôme Ntibibogora, le commissaire de la police dans la province de Muyinga (est), lors d'une réunion publique mercredi dirigée par le gouverneur de la province dans la commune de Gasogwe.

L'authenticité de l'enregistrement a été confirmée à l'AFP par plusieurs témoins présents sur place, dont des sources administratives, sous couvert de l'anonymat.

Le commissaire a assuré qu'il a toujours sur lui "des engins (explosifs)" et, a-t-il dit, il "suffit que je jette deux d'entre eux dans cette maison". "Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partez ensemble", a-t-il ajouté, répondant à des questions sur la répression qui frappe les militants du CNL.

Contactés par l'AFP, la police nationale et le ministère de l'Intérieur n'ont pas souhaité réagir aux propos tenus par le commissaire. Un responsable gouvernemental a toutefois déploré sous couvert de l'anonymat "un excès de zèle" de la part du policier. "Un gradé de la police ne peut tenir de tels propos car ils ne correspondent pas à la politique du gouvernement", a-t-il affirmé.

Le commissaire Ntibibogora dirigeait la police dans les quartiers sud de Bujumbura au plus fort de la crise en 2015, et a été une des grandes figures de la répression des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Le Burundi est en crise depuis que le président a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Avec AFP

L'ordre national des experts comptables du Sénégal impose l'obligation de visa

Conférence sur le visa des états financiers, à Dakar, le 19 avril 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Pour avoir une certaine transparence dans la délivrance des états financiers, l'ordre national des experts comptables du Sénégal impose maintenant l'obligation de visa.

Le visa atteste que les états financiers présentent une cohérence d’ensemble.

Loin d’être une simple formalité, le visa des états financiers vise à procurer les garanties minimales de fiabilité à l’information contenue dans les états financiers produits par les entreprises et utilisés par différents acteurs publics et privés, une initiative sous régionale portée par l'Uemoa et l'Ohada.

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En cohérence avec la réglementation de l'Uemoa et de l'Ohada, la mission de visa obligatoire des états financiers visent à assurer l'harmonie, l'unicité ou encore la comparabilité des états financiers produits par les entreprises comme l'affirme Serigne Moustapha Kâ, président de l'ordre des experts comptables du Sénégal.

"C'est vraiment un service public qui nous a été confié par les autorités pour fiabiliser l'information financière et la sécuriser et aider les acteurs financiers à avoir un outil performant dans leur gestion. Cette mesure pour nous devrait permettre d'améliorer de façon sensible et substantielle l'information financière délivrée par les acteurs économiques. Ce sera l'occasion d'avoir un accès beaucoup plus facile à l'expert comptable agréé."

L'obligation de visa est un gage de transparence de l'information financière. Elle va également concourir à l'augmentation des recettes fiscales. Selon Alain Paul Sene, directeur de communication de la Direction Générale des impôts et domaines, "si on a des états financiers maintenus, les résultats financiers déclarés sont plus conformes à la réalité".

"Il faut savoir que l'impôt sur les sociétés ou l'impôt sur les revenus se base sur les revenus dégagés par l'exploitation de l'entreprise et donc si les états financiers sont de meilleure qualité, on a plus de chance que les résultats dégagés soient plus conformes à la réalité donc l'imposition devrait se faire à partir de ses résultats là qui seront de meilleure qualité, nous l'espérons."



L'obligation de visa est la solution aux nombreuses plaintes des banques sénégalaises qui fustigent la multiplicité des états financiers. C'est en tout cas l'avis du président de l'ordre des experts comptables du Sénégal

"Dans la mesure où les banques savent maintenant que tous les états financiers sont accompagnés d'une attestation et que cette attestation contient les informations pertinentes des états financiers, l'opérateur, ou en tout cas l'agent économique qui s'adresse à la banque, n'a plus les moyens de donner des états financiers multiples dans la mesure où la banque est habilitée à demander l'attestation qui accompagne les états financiers. Dans ce cas le problème est réglé parce qu'il n'y a qu'une seule attestation pour les états financiers"

Le visa des états financiers des entreprises par les membres de l'ordre des experts du Sénégal a été institué le 9 fevrier 2018.

Pour l'année 2019, l'application de la mesure est élargie à tous les centres fiscaux pour les entités relevant du champ d'application de l'arrêté.

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger
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