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Journée internationale pour les droits des femmes


De la grève générale des femmes en Espagne à un "marathon" féminin dans un ancien fief du groupe Etat islamique en Irak, de nombreux événements et manifestations ont marqué ce 8 mars dans le monde la journée internationale des droits des femmes.

Grève générale "féministe" en Espagne

La manifestation en Espagne.
La manifestation en Espagne.

Une grève générale des femmes, sans précédent dans le pays, s'est traduite par des piquets de grève devant les grands magasins, des perturbations dans les transports et l'absence des présentatrices-vedettes dans les médias. Les deux principaux syndicats espagnols, UGT et CCOO, avaient appelé à un arrêt de travail de deux heures observé par 5,3 millions de personnes dans le pays, selon leurs estimations. Dix autres syndicats avaient appelé à une grève toute la journée, inspirée d'un mouvement similaire en Islande en 1975.

Quelque 200.000 personnes ont manifesté jeudi soir pour les droits des femmes à Barcelone, selon la police.

"Marathon" féminin à Mossoul

Des jeunes irakiennes participent à la marche de la Journée des droits des femmes dans l'ancienne ville de Mossoul, le 8 mars 2018.
Des jeunes irakiennes participent à la marche de la Journée des droits des femmes dans l'ancienne ville de Mossoul, le 8 mars 2018.

Environ 300 femmes ont participé à un "marathon" symbolique de 900 mètres sur une avenue de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, reprise en juillet aux jihadistes du groupe Etat islamique. "Avec ce marathon, nous voulons redonner à la femme sa place, alors qu'elle a longtemps été tenue à l'écart" à Mossoul, a affirmé l'organisatrice de l'événement, Fatima Khalaf. Parmi les organisatrices, certaines brandissaient des pancartes rappelant les dures réalités subies par les Irakiennes: "Assez du mariage des mineures!", "Brise ton silence et dis 'non'!" ou encore "J'ai le droit de m'exprimer librement".

Contre l'interdiction de l'avortement en Pologne

​Les Polonaises ont manifesté dans une quarantaine de villes du pays. "Le sujet de l'avortement s'impose bien évidement aujourd'hui car un projet de durcissement de la loi, qui signifie de facto l'interdiction totale de l'IVG, est actuellement étudié au parlement", a déclaré Marta Lempart, une militante féministe. Le parlement dominé par la droite conservatrice travaille actuellement sur un projet de loi qui, s'il est adopté, n'autorisera plus l'avortement que dans deux cas: risque pour la vie ou la santé de la mère et grossesse résultant d'un viol et d'un inceste. L'IVG en cas de malformation du fœtus ne sera plus permise.

Merkel veut plus de devoirs pour les hommes

La Chancelière Angela Merkel.
La Chancelière Angela Merkel.

"Le combat des femmes pour l’égalité des droits se poursuit", a affirmé dans une vidéo la chancelière Angela Merkel, selon qui il reste beaucoup à faire "pour que les femmes obtiennent les mêmes droits, mais aussi de nouveaux devoirs pour les hommes". Elle a ajouté qu'il y aura "certainement une combinaison intéressante d'hommes et de femmes" dans son futur nouveau gouvernement.

Nécrologies à retardement aux Etats-Unis

​Le New York Times a réparé une injustice en publiant la nécrologie de quinze femmes célèbres qu'il n'avait pas pris la peine de diffuser à leur décès. La romancière britannique Charlotte Brontë (1855), la poétesse américaine Sylvia Plath (1963), devenue une icône du féminisme, ou encore la photographe Diane Arbus (1971) font partie de ces célébrités qui avaient été "négligées" par le grand journal new-yorkais. "Depuis 1851, les nécrologies du New York Times sont dominées par les hommes blancs. Aujourd'hui, nous ajoutons les histoires de quinze femmes remarquables", a expliqué le quotidien.

Néfertiti à l'honneur

Le buste de Nefertiti à Berlin.
Le buste de Nefertiti à Berlin.

Le Musée égyptien du Caire expose exceptionnellement trois trésors qui mettent en lumière le rôle des femmes dans l'Egypte ancienne. L’une de ces œuvres est une tête en quartzite de Néfertiti, reine à la beauté légendaire qui exerça un rôle politique et religieux fondamental il y a plus 3.300 ans au côté de son époux, le pharaon Akhenaton.

"Panneaux de la vengeance" au Kosovo

Des féministes lors d'une manifestations lors de la Journée des droits des femmes à Pristina, le 8 mars 2018.
Des féministes lors d'une manifestations lors de la Journée des droits des femmes à Pristina, le 8 mars 2018.

Trois grands panneaux publicitaires rouges ressemblant à ceux du célèbre film policier "Three Billboards: Les Panneaux de la vengeance", ont été érigés devant le quartier général de la police à Pristina. "Encore combien d'appels manqués?" demande le premier panneau. Les deux autres portent les noms de Diana Kastrati et Zejnepe Bytyqi, assassinées respectivement en 2011 et 2015 par leurs conjoints dont elles avaient dénoncé les violences à de nombreuses reprises auprès des autorités.

"Fearless girl" à Oslo

Une réplique de la "Fearless girl" -la célèbre statue de la petite fille faisant face au taureau installée il y a un an à Wall Street- a été dévoilée à Oslo face au Parlement norvégien. "Elle est là à la fois pour saluer le fait que la Norvège a réussi à accoucher de dirigeantes au gouvernement et dans le monde des affaires, mais aussi pour rappeler que l'on a encore du chemin à faire", a expliqué à la chaîne TV2 le milliardaire Christian Ringnes, qui a acheté la statue.

Un journal vendu plus cher aux hommes en France

Le quotidien français Libération était vendu 25% plus cher aux hommes qu'aux femmes jeudi, pour symboliser l'écart salarial entre les sexes, qui est également de 25% en moyenne dans le pays. Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé un train de mesures contre ces inégalités entre hommes et femmes dans le monde du travail, alors que la France se classe parmi les pires pays en la matière.

Rassemblement devant la Douma

A l'initiative d'Amnesty International, une petite dizaine de personnes, dont Ksenia Sobtchak, candidate de l'opposition à l'élection présidentielle du 18 mars, se sont réunies devant la Douma (chambre basse du Parlement russe) à Moscou pour soutenir des journalistes qui ont accusé de harcèlement sexuel un député, Léonid Sloutski. L'URSS a été pionnière en termes de droits des femmes il y a un siècle et le 8 mars y a été décrété férié en 1965, ce qu'il est toujours dans la Russie actuelle. Mais les cas de harcèlement sexuel y sont le plus souvent relativisés, voire traités avec ironie.

Défilé sous haute surveillance en Turquie

Des femmes défilent sur l'avenue Istiklal à Istanbul, le 8 mars 2018, lors d'une manifestation à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes.
Des femmes défilent sur l'avenue Istiklal à Istanbul, le 8 mars 2018, lors d'une manifestation à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

​Plusieurs milliers de femmes ont défilé sous haute surveillance policière sur l'avenue Istiklal à Istanbul pour réclamer plus de "liberté" et la "fin du patriarcat." "La situation des femmes ici est honteuse. Et ça empire", a déclaré une manifestante, Turkan Gezmis. Les organisations de défense des droits des femmes dénoncent régulièrement des déclarations jugées sexistes des dirigeants turcs, à commencer par le président Recep Tayyip Erdogan. Ce dernier a d'ailleurs réitéré jeudi, lors d'une cérémonie organisée à l'occasion de la journée de la femme, qu'il souhaitait que les Turques aient "au moins trois enfants".

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