Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Des pages mobiles en accéléré sur Google pour un accès rapide à l'info

Le géant d'internet Google associé à plusieurs dizaines de médias internationaux a annoncé mercredi le projet de « pages mobiles accélérées », promettant un accès ultra rapide aux informations via l'internet mobile.

Fini les délais de chargement, la lecture d'article qui s'interrompt le temps que charge une publicité visuelle... Ce nouveau système, reposant sur un logiciel libre (« open source »), promet un accès plus facile et confortable adapté à la consommation d'informations sur l'internet mobile --quand les mobinautes n'utilisent pas les applications conçues par les médias eux-mêmes. Encore en phase expérimentale, ce système permet de découvrir en saisissant une recherche sur Google un déroulé d'articles en bas d'écran.

« Nous adorons le web (mobile) mais il n'est pas totalement satisfaisant", avec "des pages qui chargent lentement ou de façon erratique », a justifié Richard Gingras, responsable de Google News, lors d'une présentation dans un café new-yorkais. Interrogé par l'AFP, il a assuré que la hiérarchisation des articles proposés dans ce système ne reposait absolument pas sur des « relations d'affaires » avec des médias partenaires. En clair, les médias utilisant le logiciel AMP pour un chargement plus rapide pourraient être favorisés parce que la vitesse de connexion et le confort de lecture sera amélioré, mais ce ne sera que l'un des multiples facteurs de hiérarchisation des résultats proposés. Selon Richard Gingras, par égard pour ses utilisateurs, Google ne doit pas se focaliser sur la vitesse de connexion facilitée par AMP, a-t-il assuré.

Mario Calabresi, rédacteur-en-chef du quotidien italien La Stampa, a justifié sa participation à ce projet en expliquant qu' »aujourd'hui les médias traditionnels doivent porter leur journalisme au-delà de leur site internet, pour aller là où se trouvent les utilisateurs ». Ce système est annoncé alors que le réseau social Facebook a annoncé en mai son logiciel "Instant articles", censé décupler la vitesse de connexion aux médias partenaires. Mi-septembre, Apple a lancé de son côté son application News, intégrée à son nouveau système d'exploitation iOS 9.

Les Echos, le Wall Street Journal, le Financial Times, ou encore la Frankfurter Allgemeine Zeitung s'associent au lancement de Google AMP, ainsi que Twitter qui utilisera cette technologie pour le chargement d'articles sur son application.

Avec AFP

Toutes les actualités

Le calendrier des vaccinations contre le nouveau coronavirus

Le calendrier des vaccinations contre le nouveau coronavirus
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:45 0:00

Sony dévoile un peu plus sa PlayStation 5

Sony dévoile un peu plus sa PlayStation 5
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:43 0:00

Les féministes américaines pleurent la juge Ginsburg de la Cour suprême

Une femme allumant une bougie sur les marches de la Cour suprême à Washington, en hommage à la juge Ruth Bader Ginsburg, décédée le 18 septembre 2020. (Reiters/Joshua Roberts)

Dès l'annonce de son décès, vendredi à l'âge de 87 ans des suites d'un cancer du pancréas, les associations de défense des droits des femmes ont pleuré la perte de leur idole, une source d'inspiration pour des millions de femmes.

Devant le siège de la Cour suprême à Washington, où les deux drapeaux américains situés de chaque côté du batiment étaient en berne, des centaines de personnes, dont de très nombreux jeunes, sont venues lui rendre hommage en y déposant des fleurs et des bougies.

"Ce soir nous honorons son héritage, mais demain nous allons devoir nous battre pour préserver les idéaux qu'elle a défendus toute sa vie", a mis en garde Alexis McGill Johnson, présidente de l'organisation Planned Parenthood.

"Ruth Bader Ginsburg était une icône, une pionnière, une héroïne, une légende", son exemple "doit nous inspirer dans les dures journées qui s'annoncent", a renchéri Shaunna Thomas, directrice du groupe féministe UltraViolet.

Cette juriste brillante à la détermination inébranlable fut la seconde femme à entrer à la Cour suprême quand le président Bill Clinton l'a nommée en 1993, mais elle n'avait pas attendu cet honneur pour faire avancer la cause des femmes.

Échaudée par l'exemple de sa mère, empêchée de faire des études parce qu'elle était une fille, Ruth Bader Ginsburg avait été snobée par les cabinets d'avocats new-yorkais quand elle est sortie en 1959 de la prestigieuse université Columbia, pourtant major ex-aequo de sa promotion.

"J'avais trois choses contre moi. Un, j'étais juive. Deux, j'étais une femme. Mais, le plus grave, c'était que j'étais la mère d'un enfant de 4 ans", expliquera-t-elle plus tard, sans illusion.

Elle s'engage alors dans la lutte contre les lois qui, à l'époque, autorisent les discriminations "sur le fondement du sexe", aussi bien en matière salariale que de bénéfices sociaux ou de recrutement.

-Hommages de la classe politique-

Le président Donald Trump, en lice pour sa réélection, a été informé à la fin d'un meeting de campagne dans le Minnesota. Il a salué une "vie exceptionnelle", avant de la qualifier quelques heures plus tard de "colosse du Droit".

"Ruth Bader Ginsburg s'est battue pour nous tous, et elle était très aimée", a souligné son rival démocrate, Joe Biden, en appelant à ne pas se précipiter pour la remplacer. elle "s'est battue jusqu'au bout", "avec une foi inébranlable en notre démocratie et ses idéaux", a déclaré l'ancien président Barack Obama.

"Chaque femme, chaque fille, chaque famille en Amérique a bénéficié de son intelligence éclatante", a déclaré la chef des démocrates au Congrès Nancy Pelosi. "On a perdu une géante dans l'histoire du pays", a renchéri la benjamine de la Chambre et représentante de l'aile gauche du parti, Alexandria Ocasio-Cortez.

Mêmes louanges à l'autre bout de l’échiquier politique. C'était "une championne du Droit" pour le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, une juriste "brillante", "admirée" et "influente" selon le ministre de la Justice Bill Barr. Le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche du président, s'est même dit "triste" de son décès.

Le président Donald Trump, chargé de nommer les juges de la Cour suprême, a prévenu samedi qu'il comptait user de son pouvoir "sans délai", sans doute avant l'élection du 3 novembre où il brigue un second mandat. Il a déjà publié une sélection de candidats, des magistrats très conservateurs.

Selon la Constitution, une fois qu'il aura arrêté son choix, il reviendra au Sénat de l'avaliser. Son chef, le républicain Mitch McConnell a déjà fait savoir qu'il organiserait un vote, même s'il avait refusé d'auditionner un juge choisi pour ce poste par Barack Obama en 2016, au prétexte qu'il s'agissait d'une année électorale.

Selon la radio NPR, la juge "RBG" avait elle-même confié ses dernières volontés à sa petite fille, Clara Spera. "Mon voeu le plus cher est de ne pas être remplacée tant qu'un nouveau président n'aura pas prêté serment", lui a-t-elle dicté quelques jours avant sa mort.

La pandémie porte un coup sérieux à Hollywood

La pandémie porte un coup sérieux à Hollywood
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:37 0:00

Décès de la juge Ruth Bader Ginsburg de la Cour suprême américaine

Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême des États-Unis, s'exprime à l'Université de Californie à Berkeley, à Berkeley, Californie, le 21 octobre 2019. (Photo AP/archives)

La juge Ruth Bader Ginsburg, l’une des 9 de la Cour suprême, est décédée vendredi à l’âge de 87 ans d’un cancer du pancréas, selon une déclaration de la plus haute juridiction américaine.

Mme Ginsburg est morte à son domicile à Washington entourée des membres de sa famille.

Très adulée par la gauche américaine, Mme Ginsburg avait été nommée à la Cour suprême par le président Bill Clinton en 1993.

Elle a été la deuxième femme nommée à la Cour, après Sandra Day O’connor.

Elle y a siégé pendant plus de 27 ans.

"Notre nation a perdu une juriste d'une stature historique. À la Cour suprême, nous avons perdu une collègue très chère. Aujourd'hui, nous sommes en deuil, mais avec la certitude que les générations futures se souviendront de Ruth Bader Ginsburg telle que nous l'avons connue: une championne infatigable et résolue de la justice", a déclaré le juge John G. Roberts, président de la Cour suprême.

Selon les lois américaines, il revient au président américain de nommer un remplaçant, avec l’avis du sénat.

Voir plus

XS
SM
MD
LG