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Côte d'Ivoire

Gbagbo refuse de rencontrer le président de son parti

L'ancien chef de l'armée Philippe Mangou, à droite de Laurent Gbagbo, à Abidjan, le 7 août 2009.

Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), parti fondé par Laurent Gbagbo, n'a pas obtenu d'audience à Bruxelles de la part de l'ancien président ivoirien , récemment acquitté par la CPI de crimes contre l'humanité, actuellement en liberté conditionnelle.

"J'ai été bloqué à Paris. Je n'ai donc pas pu me rendre à Bruxelles pour rencontrer le président Gbagbo. Je retourne à Abidjan où, dans les prochains jours, j'animerai une conférence de presse en vue d'éclairer l'opinion publique sur les circonstances et les raisons pour lesquelles la rencontre a échouée", a écrit M. Affi.

Selon lui, "un ami du président Gbagbo, m'a assuré de ce que ce dernier avait accepté de me recevoir à Bruxelles. Il m'a même autorisé à rendre publique l'information relative à cette rencontre".

"À ma grande surprise, à mon arrivée à Paris l'ami (de Gbagbo) me fait comprendre que le président Gbagbo exige avant de me recevoir que je fasse, au préalable, une déclaration. J'ai trouvé l'esprit de cette déclaration, son contexte et son contenu méprisant, insultant et contraire à l'esprit de réconciliation et d'unité du parti qui m'anime. En conséquence, j'ai refusé, j'ai dit +non+", a-t-il poursuivi.

Le FPI est secoué depuis 2013 par une crise interne entre des réformateurs dont Affi, qui veulent tourner la page Gbagbo et ont pris la tête du parti à la suite d'une décision de justice, et des "historiques", qui restent sur une ligne d'opposition dure au président ivoirien Alassane Ouattara, qui boycottent les différents scrutins électoraux et se présentent comme les "gardiens du temple".

Le parti est désormais divisé en deux branches rivales, qui utilisent tous deux le nom FPI.

Assoa Adou, secrétaire général et numéro deux de la branche dure du FPI, s'est gaussé des mésaventures de son concurrent.

"De manière fort surprenante, M. Affi a annoncé une rencontre avec M. Gbagbo sans avoir pour autant fait ce qu'il s'était engagé à faire", a-t-il ironisé.

Pour lui, Laurent Gbagbo avait demandé à Pascal Affi N'Guessan "un éclaircissement préalable et public", notamment "la fin à l'ingérence de l'État dans le fonctionnement du FPI".

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Alassane Ouattara pourrait-il se représenter à la présidentielle ivoirienne?

Le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, à Abidjan, le 30 octobre 2017. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)

Le parti du président ivoirien Alassane Ouattara envisage une candidature du chef de l'Etat à un troisième mandat après la mort brusque du Premier ministre qui avait été investi comme candidat, a affirmé jeudi un des dirigeants du parti. 

"Toutes les options sont sur la table, y compris une nouvelle candidature du président Ouattara", a déclaré Adama Bictogo, directeur exécutif du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), à son arrivée à une réunion du conseil politique du parti.

Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly est décédé mercredi à 61 ans, des suites de problèmes cardiaques, plongeant le parti présidentiel dans une crise inattendue à trois mois et demi de la présidentielle.

"Si l'option c'est que ce soit lui (le président Ouattara), ou un autre, le parti le lui fera savoir. Tout est possible", a poursuivi M. Bictogo.

"Le président se doit d'écouter la base", mais "la dernière décision lui reviendra", a-t-il estimé, précisant que "le choix (du candidat) sera un choix de rassemblement".

"Une candidature, ça se prépare", mais "nous sommes prêts, le parti est organisé sur le terrain, le maillage est établi", a affirmé M. Bictogo, précisant que l'heure était aux obsèques du Premier ministre, qui devraient avoir lieu la semaine prochaine et durer plusieurs jours.

Elu en 2010, puis réélu en 2015, Alassane Ouattara, 76 ans, avait annoncé en mars ne pas vouloir se représenter, puis fait investir comme candidat Amadou Gon Coulibaly.

La Constitution ivoirienne limite à deux le nombre de mandats présidentiels.

Le Chef de l'Etat et ses partisans estiment cependant que le changement de Constitution en 2016 (après sa réélection) lui donne légalement le droit de se présenter, mais l'opposition soutient que l'esprit de la Constitution le lui interdit.

En mars, le président Ouattara avait annoncé "solennellement" ne pas vouloir briguer un troisième mandat afin de "transférer le pouvoir à une jeune génération".

Parmi les challengers qui pourraient remplacer M. Gon Coulibaly (si Alassane Ouattara ne se représente pas) figure le ministre de la Défense Hamed Bakayoko, selon des observateurs.

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