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L'Alliance du vaccin signe un accord avec Merck sur Ebola

Des agents de santé portent le corps d'une victime Ebola pour l'enterrement dans un cimetière de Freetown (Sierra Leone), le 17 Décembre 2014

Gavi a annoncé avoir signé un accord avec Merck Sharp & Dohme Corp, une filiale du géant pharmaceutique américain Merck, pour sécuriser son approvisionnement en cas de résurgence du virus Ebola.

Gavi, un partenariat qui rassemble notamment l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Banque Mondiale et des représentants de l'industrie pharmaceutique, va débourser 5 millions de dollars (4,5 millions d'euros) pour soutenir le développement d'un vaccin, a-t-il annoncé dans un communiqué.

Merck doit en principe soumettre aux autorités de santé ce vaccin appelé VSV-EBOV pour en obtenir l'homologation d'ici la fin de l'année 2017.

L'accord, dévoilé lors du Forum économique mondial, qui se tient cette semaine en Suisse à Davos, prévoit également que Merck fournisse dès mai 2016 300.000 doses, qui pourront être utilisées pour des essais cliniques ou en cas d'urgence pendant que son développement se poursuit.

S'il obtient le feu vert des autorités de santé, il s'agirait du premier vaccin au monde contre le virus d'Ebola.

Présente à Davos, la présidente internationale de Médecins sans frontière, Joanne Liu, a jugé cet accord encourageant, notamment face au besoin de protéger les populations et les équipes de santé qui interviennent sur le terrain.

"MSF, les intervenants de santé et les trois pays affectés par l'épidémie Ebola ont bataillé pendant deux ans contre cette maladie mortelle sans aucun vaccin approuvé, efficace ou de traitement à disposition", a-t-elle rappelé.

L'épidémie qui s'était propagée en Afrique de l'Ouest, affectant en particulier le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée, avait touché plus de 28.600 personnes et fait 11.300 morts.

Le 14 janvier, l'OMS avait officiellement annoncé la fin de l'épidémie mais dès le lendemain, un nouveau cas avait cependant été signalé en Sierra Leone.

"Le récent décès lié à Ebola en Sierra Leone et le fait que nous sachions que des réservoirs de la maladie existe toujours montre que nous devons tirer les leçons de l'impact dévastateur de cette crise et nous assurer que nous sommes mieux préparés", a déclaré Seth Berkley, le directeur général de l'Alliance du vaccin.

Joanne Liu, qui souhaiterait plus de détails sur les implications du vaccin, a fait savoir que "MSF aimerait savoir si l’engagement sur un achat anticipé permettra d'utiliser le vaccin dans n'importe quel pays où un foyer de la maladie interviendra", a-t-elle demandé, tout en soulignant que l'accès rapide aux doses du vaccin serait critique pour éviter une propagation de la maladie.

Avec AFP

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Soupçonné de corruption, l'ancien roi d'Espagne Juan Carlos s'exile

L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos dans une voiture après qu'il a quitté l'hôpital Quiron une semaine après une chirurgie cardiaque à Madrid, en Espagne, le 31 août 2019. Forta / ReutersTV via REUTERS

L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos, longtemps révéré pour avoir mené la transition de la dictature de Franco à la démocratie, s'est résolu lundi à l'exil après que la justice de son pays a ouvert contre lui une enquête pour corruption.

L'ancien monarque, âgé de 82 ans, a annoncé sa décision de quitter l'Espagne à son fils, le roi Felipe VI, qui l'a acceptée et l'en a remercié dans un communiqué publié par la Maison Royale.

"Guidé (...) par la conviction de rendre le meilleur service aux Espagnols, à leurs institutions, et à toi en tant que Roi, je t'informe de ma décision réfléchie de m'exiler, en cette période, en dehors de l'Espagne", a écrit l'ancien souverain cité dans le communiqué, qui n'a pas précisé sa destination.

Juan Carlos explique à son fils sa décision par la volonté de "faciliter l'exercice de (ses) fonctions", devant "les conséquences publiques de certains évènements passés de (sa) vie privée", une allusion transparente à l'enquête ouverte contre lui en juin par le parquet de la Cour suprême.

Celle-ci cherche à établir si Juan Carlos s'est rendu coupable de corruption en recevant de l'Arabie saoudite une énorme commission lors de l'attribution de la construction d'un TGV entre la Mecque et Médine à un consortium d'entreprises espagnoles.

En juillet, le chef du gouvernement Pedro Sanchez s'était dit "troublé" par ces "informations inquiétantes".

L'avocat de Juan Carlos, Javier Sanchez-Junco, a précisé dans un communiqué que l'ancien monarque ne cherchait pas à échapper à la justice en s'exilant mais restait à la disposition du parquet.

- "Il devra payer" -

"Où qu'il aille, il devra payer pour ce qu'il a fait. C'est dommage parce qu'il a fait beaucoup pour l'Espagne, mais il est clair qu'à un moment de sa carrière il s'est corrompu", a déclaré à l'AFP Iñigo Inchaurraga, un publicitaire de 33 ans, qui promenait son chien à Madrid.

Mais Maria Nogueira, une fonctionnaire de 30 ans, s'est dit "un peu fâchée" par cette affaire en pleine pandémie. "C'est une façon de laver l'institution qui ne me plaît pas, c'est seulement un lavage de façade".

Sur son site où a été publiée la lettre officielle, la Maison Royale précise que le Roi a souligné "l'importance historique" du règne de son père "au service de l'Espagne et la démocratie".

De fait, Juan Carlos, choisi par Francisco Franco pour lui succéder, avait surpris après la mort du dictateur en 1975 ménageant une transition en douceur vers la démocratie avec son Premier ministre Adolphe Saurez. Il avait ensuite neutralisé une tentative de coup d’État en février 1981.

Cela avait valu au souverain sportif aux nombreuses conquêtes féminines une immense popularité dans un pays où la monarchie est pourtant contestée.

Mais son image avait été progressivement ternie par des rumeurs de corruption du monarque très proche des monarchies du Golfe.

- Dénoncé par sa maîtresse -

En 2012, alors que les Espagnols souffraient de la grande récession, ils apprenaient que leur roi s'était cassé la hanche lors d'un safari de luxe au Botswana payé par un homme d'affaires saoudien en compagnie de sa maîtresse, une femme d'affaires allemande. Le scandale était devenu intenable et le roi avait fini par abdiquer en faveur de son fils.

Cette ancienne maîtresse, Corinne U Sayn-Wittgenstein, a affirmé dans des enregistrements publiés en 2018, que Juan Carlos avait touché une commission lors de l'adjudication de la construction du TGV à un consortium espagnol. Les justices suisse et espagnole enquêtent sur cette affaire.

A la suite de nouvelles révélations cette année du quotidien suisse Tribune de Genève et du journal britannique Daily Telegraph, Felipe VI a retiré à son père une dotation annuelle du Palais royal évaluée à plus de 194.000 euros par an. Puis il a annoncé qu'il renonçait à l'héritage de son père "afin de préserver l'exemplarité de la Couronne".

Le Vatican rassurant sur la santé de l'ancien pape Benoît XVI

L'ancien pape Benoît XVI et son successeur Pape François, le 8 décembre 2015. (L'Osservatore Romano/Pool Photo via AP)

Le Vatican s'est voulu lundi rassurant sur l'état de santé de l'ancien pape Benoît XVI, jugé pourtant "extrêmement fragile", selon le quotidien régional allemand Passauer Neue Presse qui cite un biographe de l'ancien pape, Peter Seewald.

"Les conditions de santé du pape émérite ne sont pas source d'inquiétudes particulières, sinon celles entourant une personne âgée de 93 ans en train de surmonter la phase la plus aiguë d'une maladie douloureuse, mais non grave", a annoncé la salle de presse du Vatican, citant son secrétaire personnel Mgr Georg Gänswein.

Selon le journal Passauer Neue Presse, Benoît XVI souffre d'érysipèle au visage, une maladie infectieuse caractérisée par une tuméfaction rougeâtre qui entraîne de fortes démangeaisons et des douleurs intenses.

"D'après Seewald, le pape émérite est désormais extrêmement fragile (...). Ses capacités intellectuelles et sa mémoire ne sont pas affectées, mais sa voix est à peine audible", a écrit lundi le Passauer Neue Presse.

Peter Seewald a rencontré samedi à Rome Benoît XVI pour lui présenter sa biographie, selon le quotidien. "Lors de cette rencontre, le pape émérite, en dépit de sa maladie, s'est montré optimiste et a déclaré que si ses forces augmentaient à nouveau, il reprendrait peut-être sa plume", a-t-il ajouté.

Premier pape à démissionner en près de 600 ans, Benoît XVI, qui avait invoqué des raisons de santé, mène une vie retirée dans un petit monastère du Vatican depuis sa renonciation en 2013.

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