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Frappe de l'armée américaine en Afghanistan contre un chef jihadiste

Photo de 2008 de Maulana Fazlullah

L'armée américaine a indiqué avoir mené une frappe visant un chef jihadiste dans la province de Kunar, en Afghanistan, où se cacherait le leader taliban pakistanais Maulana Fazlullah.

"Les forces américaines ont mené une frappe antiterroriste le 13 juin dans la province de Kunar, près de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, qui visait un haut responsable d'une organisation terroriste", a déclaré le lieutenant-colonel Martin O'Donnell dans un communiqué.

Il a ajouté que les forces américaines continuaient à "adhérer à un cessez-le-feu" que Kaboul a conclu avec les talibans afghans. Les médias américains rapportent que l'attaque a visé Maulana Fazlullah, un important commandant du TTP, le mouvement taliban pakistanais.

>> Lire aussi : Une cinquantaine de talibans tués dans une opération américaine

Un porte-parole du ministère afghan de la Défense, Mohammad Radmanesh, a pour sa part affirmé que Fazlullah figurait parmi les morts. "Je peux confirmer que le chef du TTP Fazlullah a été tué dans une opération conjointe afghano-américaine dans le Kunar jeudi".

Le Pakistan n'a pas commenté officiellement dans l'immédiat mais une source de sécurité a indiqué à l'AFP que Fazlullah était considéré comme faisant partie des tués.

Le département d'Etat américain avait annoncé en mars une récompense de 5 millions de dollars pour aider à localiser ce commandant taliban lié à des attentats sanglants au Pakistan et à la tentative d'attentat à la voiture piégée de Times Square en 2010 à New York. L'homme se serait réfugié en Afghanistan selon des responsables pakistanais.

Selon le département d'Etat, son groupe, également connu sous le nom Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), a "montré une alliance étroite avec Al-Qaïda" et donné une formation sur les explosifs à Faisal Shahzad, qui se préparait à être l'auteur de l'attentat de Times Square.

Le groupe avait revendiqué le massacre de plus de 150 personnes en 2014 dans une école de la ville de Peshawar au Pakistan.

Le TTP était aussi responsable de l'attaque en 2012 contre la jeune Malala Yousafzai, devenue depuis un symbole du combat pour l'accès des jeunes filles à l'éducation.

Avec AFP

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La Maison Blanche envisage des baisses d'impôts pour éviter une récession

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, à la Maison-Blanche le 27 août 2018.

La Maison Blanche envisage des baisses d'impôts et de droits de douane pour éviter une entrée des Etats-Unis en récession, ont rapporté lundi des médias américains, malgré l'insistance de Donald Trump sur la bonne santé de l'économie américaine.

Selon le Washington Post, des responsables de la Maison Blanche étudient plusieurs mesures pour stimuler l'économie américaine, dont une baisse temporaire de la taxe sur les salaires pour améliorer le pouvoir d'achat des travailleurs.

D'après le New York Times, les Etats-Unis pourraient également renoncer aux nouveaux droits de douane imposés par l'administration Trump aux imporations chinoises dans le cadre de la guerre commerciale avec Pékin.

Il s'agit de mesures à l'étude, et les responsables qui en ont eu l'idée n'ont pas encore demandé l'avis du président Donald Trump, lequel devrait en outre obtenir l'aval du Congrès, précisent les deux médias.

"Abaisser les taxes sur les salaires n'est pas quelque chose qui soit à l'étude en ce moment", a réagi la Maison Blanche auprès du Washington Post.

La taxe sur les salaires avait déjà été temporairement abaissée en 2011 et 2012 sous le président Barack Obama pour essayer de sortir l'économie américaine de la stagnation consécutive à la crise financière de 2008.

Selon un sondage publié dimanche par la National Association for Business Economists (NABE), près des trois quarts des économistes américains s'attendent à une récession d'ici 2021. Un avis que ne partage pas Donald Trump: "je ne crois pas qu'il y aura une récession. Nous nous portons terriblement bien", a-t-il affirmé à des journalistes dimanche.

Avec AFP

Du laboratoire à l’entreprise

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L’arrivée des premiers esclaves en Virginie, 400 ans plus tard

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Cinq ans après, renvoi d'un policier blanc accusé d'avoir asphyxié un Noir à New York

Emerald Snipes, fille d'Eric Garner, s'adresse à la presse à l’extérieur d'un tribunal de New York, le 16 juillet 2019.

La mort d'Eric Garner en juillet 2014 a contribué à faire émerger le mouvement "Black Lives Matter" et alimenté les accusations de racisme portées à l'encontre de la police américaine.

L'affaire avait en 2014 catalysé le mouvement #BlackLivesMatter dénonçant les violences policières contre les Noirs: lundi, le chef de la police new-yorkaise a annoncé le renvoi du policier accusé d'avoir asphyxié un Noir non armé qui résistait aux injonctions de la police.

Le chef James O'Neill a indiqué avoir décidé de suivre la recommandation d'une juge administrative, qui avait appelé à un licenciement à l'issue d'un procès disciplinaire qui s'était terminé en juin.

"Je suis d'accord" avec cette recommandation, l'officier de police Daniel "Pantaleo ne peut plus servir de façon efficace comme policier à New York", a indiqué James O'Neill, tout en soulignant que la décision avait été "extrêmement difficile".

L'histoire, qui a déchaîné les passions et suscité de nombreuses manifestations, remonte au 17 juillet 2014: Eric Garner, 43 ans, père de six enfants, avait été violemment plaqué au sol par des policiers qui le soupçonnaient de vendre illégalement des cigarettes dans un quartier de Staten Island.

Obèse et asthmatique, M. Garner, qui refusait d'être interpellé mais n'était pas armé, avait perdu connaissance alors que cinq hommes s'employaient à le menotter, avant de décéder.

Les images de l'interpellation, filmées par un ami et mises en ligne peu après, avaient fait le tour du monde: on y entend Eric Garner, père de six enfants, répéter à maintes reprises, "Je ne peux pas respirer" ("I can't breathe").

Le policier Daniel Pantaleo avait ensuite gardé son emploi, mais était cantonné à des tâches administratives. Il avait été récemment suspendu dans l'attente de la décision de M. O'Neill.

- Pressions -

Son licenciement semblait cependant la seule option depuis la recommandation de la juge début août.

De puissantes associations de défense des droits civiques, dont celle du célèbre révérend Al Sharpton, avaient appelé le chef de la police à s'y conformer.

Le sujet était aussi devenu très sensible pour le maire démocrate de New York, Bill de Blasio, candidat à la présidentielle 2020, qui se positionne comme un grand défenseur des minorités et ne cesse de citer son bilan en matière de criminalité à New York parmi ses points forts.

M. O'Neill, qui a servi quelque 30 ans comme policier avant d'être promu à la tête de la police new-yorkaise, a immédiatement prédit que sa décision déclencherait la colère dans ses rangs.

"Si j'étais encore policier aujourd'hui, je serai probablement furieux contre moi", a-t-il reconnu.

Mais "c'est ma responsabilité de protéger la ville comme les policiers new-yorkais", s'est justifié M. O'Neill, tout en faisant valoir que les policiers exerçaient "l'un des métiers les plus difficiles au monde" et devaient prendre des décisions difficiles "en un instant".

Un syndicat de policiers new-yorkais, the Police Benevolent Association, l'a immédiatement accusé de choisir "la politique et ses propres intérêts plutôt que ceux des policiers qu'il prétend diriger".

- Explications "mensongères"

Dans un avis de 46 pages, dont des extraits ont été publiés par les médias américains dimanche, la juge administrative Rosemarie Maldonado avait notamment estimé que le policier Daniel Pantaleo avait fourni, lors d'une enquête interne sur les circonstances de la mort d'Eric Garner, des explications "non plausibles et mensongères".

Elle avait aussi jugé "non fiables" les témoignages des autres policiers interrogés sur cet incident.

La procureure générale de l'Etat de New York, la démocrate noire Letitia James, a salué cette décision.

"Depuis plus de cinq ans, la famille Garner et les citoyens à travers le pays attendent que justice soit faite dans la mort d'Eric Garner (...) Si nous ne pourrons jamais changer les évènements qui ont eu lieu ni faire revivre M. Garner, un semblant de justice a été rendu aujourd'hui".

Les élus démocrates finalement autorisées en Israël

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