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Le défi de l'accueil des migrants après la disparition de la "jungle"

Ludivine Colas, assistante sociale pour l'Armée du Salut à Reims, remet un peu d'argent aux migrants.

Plusieurs pelleteuses finissaient de déblayer les ruines de la "jungle" de Calais, face aux côtes anglaises, dernière étape de la démolition du plus grand bidonville de France, mais la question de l'accueil des migrants reste entière.

Encore occupé il y a peu par 6.000 à 8.000 migrants désireux de rejoindre l'Angleterre, le plus grand bidonville de France sera entièrement rasé d'ici lundi soir au terme d'une opération de démantèlement lancée la semaine dernière, selon le programme prévu par les autorités.

Environ 5.000 adultes ont été évacués ces derniers jours vers des centres disséminés sur l'ensemble du pays.

Les premières courses d'un migrant afghan arrivé à Reims.
Les premières courses d'un migrant afghan arrivé à Reims.



A Reims, le centre d'accueil géré par l'Armée du Salut vient d'accueillir trente migrants afghans et soudanais en provenance de la "Jungle". L'accueil de ces migrants s'est très bien passé sans réaction hostile des riverains témoigne Anne-Lise Mouret, chef de service de l'Armée du Salut à Reims. "Dans un premier temps, ils étaient soulagés d'être au chaud et d'avoir un toit. Après c'est tout un apprentissage... Vivre en quatre murs quand on a pas l'habitude, apprentissage de l'éléctroménager... Ou même à se répérer dans la ville et trouver les magasins"

Anne-Lise Mouret jointe par Claire Morin-Gibourg
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Des migrants afghans discutent avec un employé turc dans un supermarché halal à Reims.
Des migrants afghans discutent avec un employé turc dans un supermarché halal à Reims.



Quelque 1.500 mineurs, rassemblés dans un centre d'accueil dédié, attendent encore sur place l'examen de leur dossier par les autorités britanniques, avec l'espoir de franchir la Manche, grâce aux dispositions sur le regroupement familial et sur les personnes vulnérables.

Pour empêcher la reconstitution d'un bidonville et lutter contre l'immigration irrégulière, un dispositif "sera maintenu" et "les forces de police resteront" sur place, promettait récemment le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Le précédent démantèlement du camp de Sangatte, en 2002, n'avait pas stoppé le flux des exilés qui rêvent de refaire leur vie outre Manche.

Le camp de Calais à peine rasé, les effets de la crise migratoire sans précédent que connaît l'Europe surgissent ailleurs: depuis quelques jours, un campement peuplé de Soudanais, d'Erythréens, d'Afghans ou de Lybiens ne cesse de grossir dans un quartier populaire du nord de Paris, avec 2.000 personnes environ installées à même les trottoirs.

Une opération de "contrôle administratif" était en cours lundi matin dans ce camp de fortune. Tout le week-end, de nombreux responsables politiques, dont le chef de l'Etat François Hollande, ont promis de l'évacuer dans le courant de la semaine.

Lundi, une pelleteuse s'affairait à déblayer des matelas et des couvertures. "S'ils ne nous donnent pas d'abri, pourquoi détruisent-ils nos maisons ?", s'interrogeait un Afghan. "Il ne me reste plus rien, je n'ai plus que mes vêtements, mes chaussures et mes documents", déclarait un autre migrant.

- 'Situation humanitaire dramatique' -

Bien décidé à redorer le blason humanitaire du pays et à faire oublier sa gestion tardive de la vague migratoire, le président Hollande a promis samedi que la France ne tolérerait plus sur son sol de camps improvisés comme celui de Calais qui "n'était pas digne de ce que peut être l'accueil de la France".

Très engagée sur la question de l'accueil des réfugiés, la Maire de Paris Anne Hidalgo a adressé une lettre au gouvernement français pour lui rappeler "l'absolue nécessité" de démanteler le camp de fortune du nord de Paris, dans une "situation humanitaire et sanitaire dramatique".

Anne Hidalgo critique dans sa lettre "cette méthode qui consiste à attendre le point de rupture pour héberger".

La mairie de Paris a prévu d'ouvrir prochainement un centre d'accueil humanitaire de 400 lits, pour prendre en charge les migrants pendant quelques jours avant de les répartir sur des structures d'hébergement plus pérennes en régions.

Mais "ce lieu n'a pas vocation à accueillir les migrants déjà présents à Stalingrad: ce n'est pas sa fonction, il n'en a, par ailleurs, pas la capacité", a prévenu la mairie.

Le gouvernement travaille de son côté pour créer près de 9.000 places supplémentaires dans des centres d'accueil aux quatre coins de France. Le programme de répartition ne suscite pas toujours l'enthousiasme des localités concernées, avec des mouvements de protestation souvent portés par l'extrême droite, à moins de six mois de l'élection présidentielle.

Plus de 300.000 migrants et réfugiés ont traversé la Méditerranée pour se rendre en Europe en 2016, dont au moins 3.800 sont morts ou ont disparu pendant la traversée, selon les derniers bilans du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés.

L'Italie, l'une des principales portes d'entrée du continent avec la Grèce, a été confrontée en octobre à un nombre record d'arrivées, à plus de 27.000 personnes.

Avec AFP

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La Suisse invente le service militaire à domicile

Des réservistes de l'armée suisse déployés pour soutenir les hôpitaux publics dans la lutte contre le COVID-19 à Biere, en Suisse, le 27 mai 2020.

Pour diminuer le risque de propagation du Covid-19 dans ses casernes, l'armée suisse a décidé que plusieurs milliers de ses recrues commenceraient leur service militaire à la maison.

"C'est assez nouveau", concède Daniel Reist, le porte-parole de l'armée suisse, interrogé par l'AFP, mais en ces temps de pandémie, "c'est la solution idéale qui s'est imposée".

Considérée comme un pilier de la nation, l'armée suisse est organisée comme une milice: encadrés par quelques milliers de professionnels, les conscrits doivent effectuer un service militaire de quatre mois minimum avant d'être appelés tous les ans à participer à des sessions de trois semaines d'entraînement.

Cette année, quelque 15.000 jeunes Suisses et Suissesses devaient effectuer leur service militaire, appelé aussi "école de recrue".

Mais en cas d'arrivée massive parmi ces jeunes de contaminés du Covid, l'armée craignait de ne pas avoir la capacité de les prendre en charge.

L’entrée physique dans l'école de recrues est donc "échelonnée afin de s'assurer que toute recrue dont le test est positif au Covid-19 soit prise en charge de manière optimale et que des mesures d'isolement et de quarantaine appropriées puissent être mises en œuvre", explique le département fédéral de la Défense dans un communiqué.

Un premier groupe, comprenant notamment des "recrues sanitaires" dont la mobilisation est considérée comme plus urgente pour éventuellement épauler les troupes déjà mobilisées auprès des personnels civils dans les hôpitaux suisses, va bien entrer en caserne dès lundi.

"Téléservice militaire"

Mais pour quelque 5.000 des 15.000 recrues de cette année, le réveil au son du clairon ou les séances de garde-à-vous sur la place d'armes attendront.

Elles commenceront leur formation depuis chez elles pendant trois semaines avant de pouvoir à leur tour rejoindre la caserne. Une sorte de "téléservice militaire", comme l'a appelé le quotidien lausannois Le Temps dans un article ironiquement titré "L'avènement du militaire de canapé".

"Ils ont tous reçu cette semaine le programme d'enseignement, ce sont des modules (...) qu'ils doivent faire à la maison, c'est un travail théorique, à l'écran", explique M. Reist.

Fonctionnement de leur arme de service, enseignement sur les armes bactériologiques et chimiques, règlements militaires, protection sanitaire: les recrues devront potasser avant d'enfiler l'uniforme pour de vrai.

"Nous leur laissons le choix de quand ils veulent faire leurs leçons", souligne M. Reist. "Nous partons du principe que quelqu'un qui fait les leçons sérieusement a besoin de six heures de télétravail par jour".

Via une application spécifique, "quatre heures d'entraînement sportif par semaine" sont également prévues.

A noter que ces trois semaines seront considérées comme "entièrement imputées en tant que jours de service" et donc rémunérées dans le cadre de la solde que reçoit chaque recrue pendant son école.

"Jouer aux policiers"

L'innovation en amuse certains - "à quand la guerre depuis son canapé", plaisante un internaute réagissant à un article sur le sujet sur le site du Matin.fr.

D'autres trouvent l'idée un peu légère, comme Stefan Holenstein, président de la Société suisse des officiers, cité dans Le Temps: "Je conçois qu’il faille actuellement faire des concessions non conventionnelles mais je suis quand même sceptique. Le service militaire a un caractère pratique et social qui ne peut être remplacé par de l’e-learning".

Le militaire s'inquiète également du manque de contrôle exercé sur les activités de "téléservice militaire".

"Nous ne pouvons pas jouer aux policiers chez 5.000 jeunes personnes", admet M. Reist "mais c'est clair qu'il y a certaines règles" et le "système remarque si quelqu'un n'est jamais dessus".

Les futurs cadres de ces recrues, chefs de section et de compagnie vont prendre contact avec elles et une "hotline" est là pour les aider si nécessaire, assure encore le porte-parole de l'armée.

Enfin, à leur arrivée en caserne après trois semaines d'armée à la maison, elles seront soumises à des tests de connaissances.

"Ceux qui ne réussissent pas n'auront plus tellement de permissions de sorties", prévient M. Reist.

Des centaines de migrants quittent le Honduras en quête du rêve américain

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Dites aah: en Chine, des robots pour pratiquer les tests Covid

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Foot: Netflix annonce la sortie en février d'un nouveau documentaire sur Pelé

L'attaquant brésilien Pelé, vêtu de son maillot Santos, sourit avant de disputer un match de football amical avec son club contre le club français du "Racing", le 13 juin 1961 à Colombes en France.

Pelé et Netflix ont annoncé jeudi la diffusion en février d'un nouveau documentaire évoquant le parcours du joueur brésilien, de révélation du Mondial-1958 à "héros national pendant une période radicale et turbulente de l'histoire du Brésil".

Ce film sera disponible sur la célèbre plate-forme de contenus vidéo à partir du 23 février prochain. "Je vais bientôt avoir l'opportunité de revivre mes souvenirs. J'ai hâte de regarder ce film", a indiqué Pelé sur les réseaux sociaux, en portugais et en anglais.

Ce film est constitué notamment "de certaines images d'archives rares et de témoignages d'anciens coéquipiers de Pelé au FC Santos et au sein de la Seleçao, en plus de déclarations inédites de proches, de journalistes, d'artistes et d'autres personnalités de cette époque", selon un communiqué de Netflix.

Ses réalisateurs David Tryhorn et Ben Nicholas avaient produit récemment un autre documentaire intitulé "Tout ou rien: la sélection brésilienne" relatant la conquête de la Copa América par la Seleçao en 2019.

Pelé reste à ce jour le seul footballeur à avoir soulevé trois Coupes du monde (Suède-1958, Chili-1962, Mexique-1970). Cette dernière avait été conquise pendant la longue période de dictature militaire au Brésil (1964-1985).

En 2000, il a été nommé joueur du 20e siècle par des experts de la Fifa alors que le public, dans un autre vote, a choisi l'Argentin Diego Maradona.

"J'espère qu'un jour on pourra jouer ensemble au football au ciel", avait réagi le Roi Pelé après le décès du Pibe de Oro en novembre dernier.

Le "conseil d'administration" du gang notoire MS-13 inculpé pour "terrorisme" à New York

Des membres du gang Mara Salvatrucha 13 (MS-13) sont présentés aux médias après avoir été arrêtés par la police lors d'une fête privée à San Salvador, El Salvador, le 10 août 2017.

Les procureurs fédéraux américains ont inculpé pour terrorisme des personnes qui, selon eux, constituent le "conseil d'administration" du célèbre gang criminel connu sous le nom de MS-13, a-t-on appris de source officielle jeudi.

Le MS-13, également connu sous son nom espagnol de Mara Salvatrucha, a été créé par des réfugiés du Salvador à Los Angeles dans les années 1980, mais s'est depuis répandu à travers les États-Unis. Même si le centre de gravité du groupe reste en Amérique centrale, on estime à 10 000 le nombre de ses membres aux États-Unis, où ils opèrent dans des unités appelées "programmes" et "cliques".

Selon le bureau du procureur du district Est de New York, il s’agit en tout de 14 chefs de gang. Ils sont accusés, entre autres chefs d’inculpation, de "conspiration visant à fournir un soutien matériel aux terroristes", "conspiration pour commettre des actes de terrorisme au-delà des frontières nationales" et "conspiration de narcoterrorisme", indique un communiqué.

Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.
Des membres du gang MS-13 attendent de monter dans un bus pour être transférés du pénitencier de Chalatenango, à Chalatenango, au Salvador, le 27 décembre 2019.

L'un des accusés est Borromeo Enrique Henriquez, également connu sous le nom de Diablito de Hollywood. Les procureurs l'ont dépeint comme l'un des membres les plus importants du gang. L’ensemble de ces suspects constituent la Ranfla Nacional, qui est l'organe directeur du MS-13.

Onze des accusés sont déjà en prison au Salvador, mais trois d'entre eux sont toujours en cavale. Le ministère américain de la justice a déclaré qu'il étude les moyens d'extrader les personnes emprisonnées vers les États-Unis.

"Le MS-13 est responsable d'une vague de mort et de violence qui a terrorisé les communautés, laissant des quartiers de Long Island et du district Est de New York inondés de sang", a déclaré le procureur américain par intérim, Seth D. DuCharme, dans un communiqué. "Même lorsque ses membres étaient incarcérés, la Ranfla Nacional a continué à diriger les opérations mondiales du MS-13, à recruter de nouveaux membres, y compris des enfants et à orchestrer des meurtres, faisant des ravages dans le monde entier".

En juillet, plus d’une vingtaine de chefs et de membres présumés du gang ont été arrêtés lors de ratissages en Virginie, à New York et à Las Vegas.

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