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Le parti de Macron perd sa majorité au parlement français

Le président français Emmanuel Macron, à Mulhouse, dans l'est de la France, le 18 février 2020. (Photo AP)

Le parti politique du président français Emmanuel Macron, La République en Marche (LREM), a perdu mardi sa majorité absolue à l'Assemblée nationale, principale chambre parlementaire, et devra composer avec ses alliés.

Un neuvième groupe de 17 députés composé presque entièrement d'anciens "marcheurs" a vu le jour, faisant tomber le groupe LREM à 288 membres, juste sous le seuil de la majorité absolue (289 sièges) qu'il détenait jusqu'alors à lui seul à l'Assemblée nationale, chambre basse du Parlement français qui détient plus de pouvoir que le Sénat, la chambre haute.

Baptisé "Ecologie Démocratie Solidarité", il se veut "indépendant", "ni dans la majorité, ni dans l'opposition", selon ses membres dont certains évoluaient sur l'aile gauche du parti d'Emmanuel Macron qui se place au centre de l'échiquier politique et tente de maintenir un équilibre entre sa jambe gauche et sa jambe droite, parfois jugée par certains la plus forte des deux en raison des grandes réformes conduites au début du quinquennat sur l'assurance chômage par exemple.



Bâti par Emmanuel Macron lors de son ascension fulgurante vers le pouvoir en 2017, LREM a siphonné par le centre le Parti socialiste et le parti "Les Républicains" (droite).

En juin 2017, le groupe LREM comptait 314 membres et apparentés et a connu une lente érosion, à mesure que la popularité du président français s'érodait au gré des réformes houleuses et des crises sociales.

La perte de majorité absolue est un symbole fort même si le groupe majoritaire peut s'appuyer sur une cinquantaine d'élus d'autres groupes centristes. LREM pourrait également récupérer rapidement la majorité absolue avec l'arrivée dans ses rangs de la future suppléante d'un député démissionnaire.

De son côté, le nouveau groupe entend, selon ses membres, contribuer à "une ambition forte de transformation sociale et écologique".

"Pas en danger"

Un des membres du nouveau groupe, le mathématicien Cédric Villani, a récusé toute "fronde", affirmant que les élus du groupe "entendaient mettre "des propositions fortes sur la table au moment où tout va redémarrer".

Depuis plusieurs jours, les cadres de LREM et l'entourage d'Emmanuel Macron grondaient, dénonçant un "contresens politique", un "contretemps politique, parce que précisément, nous sommes en train de bâtir la ligne politique pour l'après" ou encore des "grenouillages".

Un des poids-lourd du gouvernement français, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, figure de cette aile gauche du parti d'Emmanuel Macron, s'est montré rassurant mardi matin.

"En tout cas, ça ne remet pas en cause la majorité d'Emmanuel Macron, la majorité d'Edouard Philippe (Premier ministre, NDLR) qui est très forte puisqu'il y a à la fois le groupe En Marche, ce groupe qui je l'espère continuera à agir au sein de la majorité, et puis il y a le groupe Modem, il y a le groupe Agir. Bref la majorité n'est pas en danger, loin de là. Ca s'appelle une majorité parlementaire", a-t-il soutenu.

Des élus de la majorité travaillent aussi en interne à une initiative sur l'axe social et écologique, baptisée "En commun". Du côté du nouveau groupe, on y voit une tentative de "colmater la fuite".

Dans l'opposition, le député d'extrême gauche du parti LFI Eric Coquerel salue "une bonne nouvelle" qui "devrait se concrétiser dans les urnes". Pour le président de droite du Sénat Gérard Larcher (Les Républicains), "c'est le jeu normal de la démocratie" au sein d'un groupe "assez composite, bâti autour d'un projet qui a plutôt été l'effacement des autres".

Selon le quotidien français Le Figaro, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN - opposition), demande désormais la dissolution de l'Assemblée nationale et l'organisation de nouvelles élections parlementaires.

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Turquie : un hélicoptère militaire s'écrase, 11 morts dont un général

Des soldats turcs chargent un avion-cargo militaire avec un don d'équipement de protection individuelle offert par la Turquie pour aider les États-Unis à combattre le coronavirus, à l'aéroport Etimesgut près d'Ankara, en Turquie, le mardi 28 avril 2020.

Onze militaires turcs, dont un officier de haut rang, sont morts jeudi quand l'hélicoptère qui les transportait s'est écrasé dans le sud-est de la Turquie, a annoncé le ministère de la Défense, évoquant un "accident".


"Neuf soldats héroïques sont tombés en martyrs et quatre ont été blessés dans cet accident", a déclaré le ministère dans un communiqué, précisant que celui-ci s'était produit dans la région de Bitlis.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que deux autres militaires avaient succombé à leurs blessures.

Selon un député du parti au pouvoir AKP, Tolga Agar, le général Osman Erbas, qui commande la huitième armée, figure parmi les morts.

Selon le ministère de la Défense, l'appareil, un Cougar fabriqué par Airbus, a décollé de la ville de Bingöl pour se rendre à Tatvan peu avant 11H00 GMT, puis a disparu des radars une demi-heure plus tard.

Les autorités sont parvenues à localiser le lieu du drame après avoir déployé des drones, un avion de reconnaissance et un autre hélicoptère.

Les raisons de l'accident n'ont pas été précisées dans l'immédiat, mais d'après des images diffusées par les chaînes de télévision turques, la région où celui-ci s'est produit était baignée dans un épais brouillard.

"Notre douleur est grande", a réagi Ibrahim Kalin, le porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan.

L'ambassade des Etats-Unis à Ankara a fait part sur Twitter de ses "sincères condoléances". "Nos pensées vont aux familles des victimes. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés", a-t-elle ajouté.

"Nous partageons la profonde tristesse de la Turquie", a déclaré l'ambassadeur de l'Union européenne en Turquie Nikolaus Meyer-Landrut dans un communiqué.

Selon une source diplomatique turque, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a présenté ses condoléances au ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, et l'a assuré de "la solidarité" de l'Alliance avec la Turquie.

Les ministres turcs de la Défense et de l'Intérieur devaient se rendre sur les lieux de l'accident dans la soirée, selon les médias turcs.

L'armée turque mène régulièrement des opérations dans le sud-est de la Turquie contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qualifié de "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux.

En 2017, un hélicoptère militaire, également de type Cougar, s'était écrasé dans la province de Sirnak, frontalière de la Syrie et de l'Irak, faisant 13 morts.

La liberté est en déclin pour 75% de la population mondiale

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L'avenir de la présence militaire française au Sahel en débat à l'Assemblée française

Un véhicule blindé français passe par le mont Hombori lors du début de l'opération française Barkhane dans la région du Gourma au Mali, le 27 mars 2019.

Les ministres français des Affaires étrangères et des Armées ont défendu jeudi à l'Assemblée nationale la poursuite des efforts militaires français au Sahel, devant des députés soucieux d'en comprendre l'avenir et la stratégie après huit ans de présence ininterrompue.

"Il nous semble aujourd'hui légitime, utile et nécessaire de débattre de la stratégie de la France au Sahel" après huit années d'engagement militaire dont "nous pouvons être fiers", mais à l'important "coût humain" (50 morts au combat) et "financier" (un milliard d'euros par an), a souligné en préambule le député de la majorité présidentielle Thomas Gassilloud (Agir ensemble).

"Si les résultats obtenus sont réels" depuis le sursaut militaire décidé début 2020 au sommet de Pau (sur-ouest), "la situation sécuritaire au niveau régional demeure préoccupante", a-t-il souligné. En matière de gouvernance et de développement, "le bilan reste trop léger". Et sur le plan militaire, "les renforts européens sont précieux mais fragiles", a-t-il constaté, plaidant pour une implication accrue des Etats sahéliens.

"L'opération Barkhane (5.100 militaires français, ndlr) n'est pas éternelle, mais aujourd'hui il n'est pas question de partir parce que nos partenaires nous demandent de continuer à les aider", a réagi la ministre des Armées Florence Parly, selon qui "la sécurité des Français et des Européens en dépend".

Mi-février, le président Emmanuel Macron avait annoncé que Paris ne comptait pas réduire "dans l'immédiat" les effectifs de Barkhane, appelant d'abord à "décapiter" les groupes jihadistes, notamment ceux affiliés à Al-Qaïda, qui continuent d'agir dans la région.

La France lutte "contre les groupes terroristes qui cherchaient hier à y établir un califat islamiste et qui, battus en brèche, poursuivent aujourd'hui une stratégie meurtrière de chaos et de déstabilisation", a fait valoir pour sa part le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, insistant sur la nécessité d'un "sursaut civil" et "de développement", déjà en cours selon lui.

Ali Boumendjel: Macron acte le mea culpa de la France

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