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RDC

Fortes pluies en Afrique: trois enfants tués à Bukavu

Les pluies abondantes provoquent de nombreux dégâts en RDC et dans les pays voisins depuis deux mois (éboulements, écroulements, effondrements...).

Trois enfants d'une même famille ont été tués jeudi dans l'écroulement d'une maison à Bukavu, dans l'est de la République démocratique du Congo, ont annoncé jeudi des sources locales, nouveau drame lié aux fortes pluie en Afrique centrale et de l'Est.

"L'incident a eu lieu vers une heure du matin. Les victimes ont été surprises dans leur sommeil, par l'écroulement du mur de leur voisin qui a complètement détruit toute la maison", a précisé le chef du quartier Panzi de la commune d'Ibanda, Pierre Masumbuko.

"Les enfants morts sont deux garçons et une fillette âgés respectivement de 11, 9 et sept ans", a-t-il ajouté.

"La forte pluie qui s'est abattue sur Bukavu la veille est à l'origine de cet accident. Nous nous attendons au pire avec ces pluies car d'autres maisons sont en danger sur ce site déclaré impropre aux constructions", a-t-il ajouté.

Les pluies abondantes provoquent de nombreux dégâts en RDC et dans les pays voisins depuis deux mois (éboulements, écroulements, effondrements...).

En Angola, 41 personnes sont mortes ces derniers jours en raison des pluies torrentielles qui ont détruit 378 maisons et 12 églises.

A Brazzaville, une partie de la corniche sur le fleuve Congo s'est effondrée jeudi sous le coup des fortes pluies, suscitant une polémique sur la qualité des travaux terminés il y a tout juste quatre ans.

Dans l'intérieur du pays, des dizaines de milliers de personnes sont aussi victimes des inondations.

Le gouvernement de Brazzaville, avec l'appui des organisations humanitaires, tente d'assister quelque 180.000 sinistrés habitant essentiellement le long du fleuve Congo et de la rivière Oubangui (nord).

Une cinquantaine de personnes ont trouvé la mort après une nuit de pluies torrentielles à Kinshasa en novembre, la plupart dans des glissements de terrain qui ont emporté leur maison installée en zone non constructible.

Avec AFP

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L'appel de Bachelet (ONU) à l'Etat pour le respect des droits humains

La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet (2e à partir de la gauche) à son arrivée à Bunia, Ituri, 23 janvier 2020. (Twitter / MONUSCO)

L'armée et d'autres agents de l'Etat commettent encore la plupart des violations des droits humains en République démocratique du Congo, a déploré la Haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Michelle Bachelet lundi à Kinshasa.

"Je lance mon appel à l'Etat pour que ces violations cessent", a déclaré l'ex-présidente du Chili au dernier jour de sa visite en RDC.

Elle a demandé des "mesures" pour "endiguer" les "exactions commises par l'armée congolaise en particulier", dans une entretien à la radio onusienne Okapi.

La Haute-commissaire a rencontré le président Félix Tshisekedi, investi il y a tout juste un an, le 24 janvier 2019.

"Les acteurs étatiques sont pour 54% responsables de ces violations" et "l'armée est responsable de "28% de ces abus".

Mme Bachelet s'appuie sur les statistiques de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), qui publie chaque mois "les principales tendances des violations des droits de l'homme".

En novembre par exemple, la Monusco a répertorié 846 violations des droits de l'homme sur tout le territoire de la RDC. "Les agents de l'Etat sont responsables de 53% des violations documentées, dont les exécutions extrajudiciaires d'au moins 19 personnes".

Mme Bachelet avait commencé sa visite jeudi en Ituri (nord-est) où des violences ont tué 701 civils depuis fin 2017, d'après un récent rapport du Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l'homme (BCNUDH).

Les violences visent particulièrement la minorité Hema, cible d'une milice d'extrémistes prétendant agir au nom de la communauté rivale Lendu.

Pendant son séjour, elle ne s'est en revanche pas rendue dans les deux provinces du Kivu où les groupes armés violent les droits des civils (tueries, enlèvements, viols).

"Ces violations (des droits par les groupes armés) sont à la hausse et il y a aussi une augmentation des violences sexuelles", a-t-elle souligné.

Le président Tshisekedi avait promis "la consolidation d'un Etat de droit" dans son discours d'investiture. Mais "l'insécurité et l'impunité continuent d'entraver la progression des droits humains", a estimé l'ONG Amnesty International dans

Pic de violences dans l'Est avec 197 civils tués en décembre

Des soldats de la Force pour la Mission de stabilisation des Nations Unies au Congo (MONUSCO) photographiés devant un hélicoptère des Nations Unies à Bunagana, Nord-Livu, le 19 mai 2012.

Au total 197 civils ont été tués en décembre dans les multiples conflits qui déchirent l'Est de la République démocratique du Congo, le plus lourd bilan depuis juin 2017, ont indiqué lundi des chercheurs.

"Les groupes armés et les forces de sécurité ont tué au moins 197 civils au cours des 31 derniers jours de l'année 2019", selon le rapport mensuel des chercheurs du "baromètre sécuritaire du Kivu" (Kivu security tracker, KST).

"Le mois de décembre 2019 a été le plus meurtrier pour les civils jamais enregistré par le baromètre depuis sa création, en juin 2017", ajoutent les chercheurs, qui s'appuient sur un réseau d'informateurs dans les deux provinces du Kivu.

Le KST a répertorié 117 civils massacrés dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), "un niveau comparable au mois de novembre (126)".

Ces tueries sont attribuées au groupe armé des ADF, en représailles des offensives de l'armée régulière lancées contre leurs bases le 30 octobre.

Au Sud-Kivu, au moins dix civils ont été tués dans l'offensive de l'armée congolaise "contre la rébellion hutue rwandaise". Les victimes figurent "essentiellement parmi les familles de ces combattants rebelles".

En janvier, les violences continuent. Une vingtaine de personnes ont été tuées en une semaine du 20 au 25 janvier dans le territoire de Rutshuru au nord de Goma, a rapporté lundi l'ONG congolaise Centre d'assistance des droits de l'homme et d'assistance sociale (CODHAS).

Dans ce territoire s'affrontent les rebelles hutus rwandais des FDLR et leur ennemi congolais, le groupe armé NDC-Rénové.

"Nous confirmons la mort de douze civils et deux soldats la semaine dernière. Mais le bilan pourrait effectivement être plus lourd", dit le KST.

Des dizaines de groupes armés sont actifs dans les deux Kivus où les autorités congolaises luttent contre les groupes étrangers et appellent les groupes congolais à désarmer.

Une tâche difficile. Quelque 120 combattants Nyatura (principalement des hutus congolais) qui avaient déposé les armes en décembre sont "repartis en brousse" samedi, ont alerté la société civile et l'armée dans le Sud-Kivu.

L’épidémie de Choléra continue en RDC

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Félix Tshisekedi un an après son investiture

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Tensions politiques en RDC: appel au calme des chefs religieux

Mgr Fridolin Ambongo, membre de la Conférence épiscopale nationale du Congo, signe l’accord politique en vue de la tenue des élections en décembre 2017, au Centre interdiocésain catholique de Kinshasa, à Kinshasa, 31 décembre 2016.

Les chefs religieux, très écoutés en République démocratique du Congo, ont lancé vendredi un "appel au calme" face à la crise politique qui couve, un an après la première transition pacifique du pouvoir dans ce pays.

"Nous en appelons au calme, à la modération dans le langage et au sens des responsabilités de tous les acteurs socio-politiques", ont-ils déclaré devant la presse à l'occasion du premier anniversaire de l'investiture du président Félix Tshisekedi, qui gouverne avec les forces de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Les alliés de la coalition Tshsekedi-Kabila "s'illustrent, surtout ces derniers temps, par des querelles et des disputes de nature à compromettre les chances de décollage du pays", selon les responsables religieux.

"L'escalade verbale commencée par les militants est montée au niveau des animateurs politiques et, pire encore, elle atteint les animateurs des institutions", regrettent-ils, en souhaitant rencontrer ces responsables.

Peu avant l'anniversaire de son investiture, le président Tshisekedi a envisagé pour la première fois une dissolution de l'Assemblée, où les forces fidèles à son prédécesseur sont ultra-majoritaires.

En réponse, la présidente l'Assemblée Jeanine Mabunda a invoqué un article de la Constitution qui prévoit des cas de "haute trahison".

"Elle a franchi, en tout cas, la ligne rouge", a estimé vendredi le directeur de cabinet du chef de l'État Vital Kamerhe, sur RFI.

La déclaration des chefs religieux a été signée par les représentants des catholiques, des protestants, des orthodoxes, des évangélistes (Église de réveil), des musulmans, de l'Armée du Salut et des Kimbanguistes (une église congolaise fondée par Simon Kibangu du temps de la colonisation belge).

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