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Covid-19: forte hausse des contaminations après le déconfinement au Brésil

Baigneurs sur la plage d'Ipanema pendant la pandémie de COVID-19, à Rio de Janeiro, Brésil, 21 juin 2020. (REUTERS/Ricardo Moraes)

Le rythme des contaminations de coronavirus a repris de manière alarmante sa courbe ascendante au Brésil après le déconfinement progressif dans certains Etats.

Mercredi, ce pays de 212 millions d'habitants a enregistré en 24 heures son deuxième plus grand nombre de contaminations, avec 42.725 nouveaux cas confirmés, pour un total de 1.188.631 personnes infectées depuis le début de la pandémie.

Le Brésil est le deuxième pays le plus touché au monde après les Etats-Unis, par le nombre de contaminations, mais aussi par celui des décès, avec 1.185 nouvelles morts recensées mercredi, soit 53.830 au total.

"La courbe brésilienne est encore fortement ascendante", estime Domingos Alves, responsable du Laboratoire de recherche sur la Santé (LIS) de l'Université de Sao Paulo (USP).

"Nous sommes toujours dans la première vague, avec un nombre de contaminations et de décès en forte croissance", insiste ce chercheur, membre du collectif de spécialistes Covid-19 Brazil, qui réalise des projections à partir des statistiques officielles, largement sous-estimées selon les scientifiques.

Les deux Etats les plus touchés, Sao Paulo et Rio de Janeiro (tous deux dans le Sud-est), ont recensé respectivement 284 et 142 décès de Covid-19 en 24 heures lors du dernier bilan officiel. Sao Paulo, avait enregistré mardi un record de morts quotidiennes (434).

Les courbes semblaient pourtant avoir atteint un plateau en fin de semaine dernière dans ces deux Etats, où les autorités locales avaient lancé un déconfinement progressif début juin.

Auparavant, pendant deux mois, seuls les commerces considérés comme essentiels (pharmacies, supermarchés) pouvaient ouvrir, mais aucune mesure coercitive n'a été prise pour forcer la population à rester chez elle.

À présent, les écoles restent fermées, les restaurants ne peuvent vendre qu'à emporter, mais les centres commerciaux ont rouvert leurs portes depuis deux semaines.

Pour Domingos Alves, cette réouverture est précipitée, l'OMS ne recommandant le déconfinement qu'après plusieurs semaines de baisse du nombre des décès et des contaminations. "On envoie la population à l'abattoir", avertit-il.

L'Etat de Minas Gerais, voisin de ceux de Rio et Sao Paulo, envisage d'imposer un confinement plus strict après avoir également assoupli ses mesures de restrictions. Mardi, 54 nouveaux décès liés au Covid-19 y ont été recensés, un record, contre 51 mercredi.

La situation commence également à s'aggraver dans le Sud, où l'hiver austral vient de débuter.

À Curitiba, capitale de l'Etat du Parana, les autorités ont tiré la sonnette d'alarme, avertissant que le système de santé pourrait être saturé si la population ne respectait pas le confinement.

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Colombie : la justice ordonne l'arrestation de l'ex-président Alvaro Uribe

L'ancien président colombien Alvaro Uribe s'entretient avec les médias à Rionegro, en Colombie, le 30 juillet 2018. REUTERS/Fredy Builes

L'ex-président colombien et actuel sénateur Alvaro Uribe, encore très influent dans son pays, a annoncé mardi sur Twitter que la justice avait ordonné son arrestation dans une affaire de manipulation de témoins contre un opposant.

"La privation de ma liberté me cause une profonde tristesse pour mon épouse, pour ma famille et pour les Colombiens qui croient encore que j'ai fait quelque chose de bien pour la patrie", a twitté l'ancien chef de l'Etat (2002-2010), un représentant de la droite dure.

Selon le journal El Espectador, c'est la première fois dans l'histoire de la Colombie qu'une telle mesure est imposée à un ancien chef d'État.

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"Dette impossible" : l'Argentine obtient un sursis

Banco Central Argentina

Après plus de trois mois d'âpres négociations, le gouvernement argentin a annoncé mardi être parvenu in extremis à un accord avec ses créanciers pour la restructuration de 66 milliards de dollars de dette.

Le président argentin, Alberto Fernandez, s'est dit "très content pour le pays" et s'est félicité d'avoir pu restructurer une "dette impossible" au milieu de "la pire crise économique" et "en pleine pandémie".

"Maintenant, nous avons l'horizon dégagé vers là où nous voulons aller", a-t-il ajouté.

Les titres sous législation étrangère, objets de la négociation, représentent environ un cinquième de la totalité de la dette argentine qui s'élève à 324 milliards de dollars, soit 90% du Produit intérieur brut (PIB).

L'Argentine a finalement conclu un accord avec ses créanciers, dont trois groupes - Exchange Bondholders, Ad Hoc et Argentina Creditor Committee - qui avaient refusé fin juillet la dernière proposition du gouvernement argentin.

Il s'agit d'"un soulagement significatif" pour le pays, a souligné le ministère argentin de l'Economie dans un communiqué, alors que la date limite des négociations était fixée à mardi 21H00 GMT.

"L'Argentine ajustera certaines dates de paiement" par rapport à l'offre originale du gouvernement, ce qui implique des paiements en janvier et non en mars de chaque année comme prévu initialement, précise le communiqué.

Les discussions, en cours depuis le 20 avril, concernaient des obligations datant de 2005 et 2010, produits d'une restructuration précédente, ainsi que de nouveaux titres émis à partir de 2016.

Buenos Aires proposait notamment de payer 53,5 dollars de recouvrement pour chaque tranche de 100 dollars de la valeur nominale des obligations. Les créanciers exigeaient 56,5 dollars.

Le nouvel accord prévoit le recouvrement par les créanciers de plus de 54 dollars par tranche de 100, et améliore les délais de paiement, a expliqué une source officielle à l'AFP.

Mauvaise posture

Cette amélioration permet "de faire avancer les paiements sans céder sur le bénéfice économique", souligne l'analyste Sebastian Maril à l'AFP.

Si l'accord "éloigne les craintes d'une défaite devant les tribunaux, semblable à celle qui avait suivi le défaut de paiement de 2001, je doute qu'il suffise pour rendre soutenable la dette publique de l'Argentine à moyen et long terme", a toutefois nuancé Nikhil Sanghani, analyste au cabinet Capital Economics.

En 2001, avec un défaut historique de 100 milliards de dollars, le pays avait connu une crise sociale et économique sans précédent.

L'accord annoncé mardi est le fruit de trois mois de discussions particulièrement tendues. Les principaux créanciers avaient menacé la semaine dernière d'exercer leur droit de veto, assurant représenter plus de la moitié des détenteurs d'obligations.

Malgré les désaccords, les deux parties avaient fermement établi qu'elles désiraient éviter les conséquences d'un défaut de paiement prolongé.

L'Argentine a été déclarée en défaut de paiement le 22 mai, date à laquelle était dû le paiement d'intérêts de 500 millions de dollars sur trois des obligations faisant l'objet des discussions. Malgré le défaut, les négociations ont continué.

La semaine dernière, le pays sud-américain n'a pas non plus honoré le paiement de 600 millions de dollars d'intérêts supplémentaires sur deux autres obligations en cours de restructuration.

L'Argentine est en mauvaise posture et la marge de manoeuvre du gouvernement reste étroite : l'économie, la troisième d'Amérique latine, est en récession depuis 2018 et souffrira encore davantage cette année en raison de la pandémie de Covid-19, avec une contraction annoncée de 9,9 % du PIB, selon les dernières prévisions du Fonds monétaire international.

L'inflation a atteint plus 50% en 2019 et la pauvreté explose.

Le pays doit également négocier un nouveau programme avec le FMI auprès duquel il a souscrit un prêt de 57 milliards de dollars, dont 44 milliards ont effectivement été décaissés.

Autre dossier épineux pour le gouvernement, la restructuration de la dette émise sous législation nationale de 41,7 milliards de dollars, dont les paiements ont été pour l'heure différés au 31 décembre 2021.

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