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Fin du G7 de Biarritz marqué par l'Iran et les tensions commerciales

Les chefs d'états du G7 en réunion à Biarritz, le dimanche 25 août 2019 (Photo: Jeff J Mitchell/Pool via REUTERS)

Dernier jour lundi du G7 de Biarritz, un sommet marqué par la visite surprise du ministre iranien des Affaires étrangères dimanche, les inquiétudes provoquées par la guerre commerciale USA-Chine, mais pour l'heure sans résultat sur les feux en Amazonie.

La cité balnéaire de Biarritz dans le sud-ouest de la France vit ses dernières heures sous la cloche ultra-sécurisée du G7, qui s'achèvera en milieu d'après-midi par une série de conférences de presse des différents dirigeants réunis depuis samedi.

Temps fort de la journée, le président hôte, Emmanuel Macron, pourrait tenir une conférence de presse commune avec l'hôte du prochain G7, Donald Trump, hostile au multilatéralisme.

Les deux hommes, qui entretiennent une relation apparemment cordiale, ont montré au cours de ce week-end de sommet leurs approches très différentes de ce que doit être un G7.

Donald Trump a tenu des réunions bilatérales et parlé surtout d'économie et de commerce, Emmanuel Macron s'est mobilisé sur la crise des feux en Amazonie et a surtout réussi un coup diplomatique en faisant venir dimanche le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif à Biarritz pour parler de la crise iranienne.

M. Zarif a rencontré Emmanuel Macron et son homologue français Jean-Yves Le Drian ainsi que des représentants des deux autres pays européens - Allemagne et Grande-Bretagne - signataires de l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015 dénoncé par les Etats-Unis. Washington applique une pression maximale sur les dirigeants iraniens, qui répliquent en reprenant progressivement leurs activités nucléaires.

"Le chemin est difficile" mais cela "vaut la peine d'essayer", a tweeté le chef de la diplomatie iranienne à l'issue des discussions, jugées "positives" par la présidence française.

- Guerre commerciale, Brexit -

Parmi les autres sujets largement abordés: la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, qui préoccupe les dirigeants réunis, craignant que cela n'entraîne une économie mondiale flageolante vers la récession.

Mais Donald Trump s'est montré inflexible, poursuivant sa logique de confrontation avec Pékin en disant que son seul regret était de ne pas taxer encore plus fortement les exportations chinoises.

Enfin, les incendies en Amazonie, ajoutée au menu du sommet par Emmanuel Macron à la dernière minute, provoquant une crise avec le Brésil du président climato-sceptique Jair Bolsonaro, ont certes été évoqués, mais les leaders n'avaient pas dimanche soir annoncé de mesure concrète.

Pas plus qu'il n'y a eu d'avancées sur la taxation des géants américains du numérique, une pomme de discorde entre la France, qui a voté une taxe sur leur chiffre d'affaires sur le territoire, et les Etats-Unis, qui menacent de taxer les vins français en représailles.

Ce sommet, élargi par la France à plusieurs autres pays non-membres dans un souci de renouvellement de l'exercice, aura été aussi le premier grand tour de piste du nouveau Premier ministre britannique Boris Johnson, en pleine négociation avec l'Union européenne sur les modalités du Brexit.

Biarritz aura permis de constater qu'il n'y a aucune avancée sur la question de la frontière irlandaise, point de blocage des négociations, alors qu'approche à grands pas la date couperet du 31 octobre à laquelle le Royaume-Uni sera hors de l'UE.

M. Johnson en a aussi profité pour faire du charme à Donald Trump, espérant nouer avec Washington des relations commerciales privilégiées pour amortir le choc du Brexit.

Sur le plan sécuritaire, le gouvernement français a passé l'épreuve avec succès, lui qui voulait éviter à tout prix de voir le sommet émaillé de manifestations violentes comme la France en a connu l'hiver dernier lors de la crise des gilets jaunes.

Les autorités avaient déployé plus de 13.000 policiers et gendarmes et verrouillé la région, poussant les organisateurs de manifestations à revoir leurs ambitions à la baisse, dénonçant un dispositif surdimensionné.

Pour clore cette séquence, Emmanuel Macron sera interrogé lundi soir au journal de la chaîne de télévision publique France 2, dans une volonté de rendre compte aux Français des résultats du sommet.

Avec AFP

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L'industrie aérienne envisage des réductions d'effectifs dans les 12 mois

Le logo de l'Association du transport aérien international (IATA), au salon international du tourisme ITB à Berlin, Allemagne, le 7 mars 2018. REUTERS / Fabrizio Bensch - UP1EE370TU52S

La plupart des compagnies aériennes envisage des réductions d'effectifs dans les douze mois à venir en raison d'une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié mercredi par l'Association internationale du transport aérien (Iata).

"La majorité (55%) des responsables des compagnies aériennes interrogés s'attendent à devoir réduire leurs effectifs au cours des 12 mois à venir" en raison d'un trafic qui va rester faible à court terme, a indiqué l'Iata dans un communiqué.

Cette déclaration est le résultat d'un questionnaire sur la confiance des dirigeants de compagnies que l'organisation a envoyé à plus de 300 compagnies aériennes partout dans le monde.

45% des dirigeants ont indiqué avoir déjà réduit leurs effectifs en raison de l'impact de la crise du Covid-19 sur le secteur du transport aérien.

57% d'entre eux s'attendent à un recul de leur rentabilité au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. 19% misent sur une augmentation progressive des tarifs une fois que l'équilibre entre l'offre et la demande sera retrouvé.

L'Iata, qui regroupe 290 compagnies aériennes, table sur un retour du trafic aérien d'avant-crise en 2024 et estime à 63% la chute du trafic en 2020 par rapport à 2019 avec un manque à gagner de 419 milliards de dollars pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus.

L'Asie Pacifique et l'Europe devraient être les premières à retrouver un trafic au niveau de celui de 2019 alors que l'Amérique du Nord et l'Amérique latine devraient connaître un retour à la normale plus lent qu'ailleurs, selon l'Iata.

Le secteur du transport aérien a été frappé de plein fouet par la crise du coronavirus avec la quasi-totalité des flottes d'avions clouée au sol et la suppression de dizaines de milliers d'emplois.

L'américaine United a annoncé qu'elle pourrait congédier jusqu'à 36.000 salariés. American Airlines a évoqué le chiffre de 25.000 suppressions.

L'allemande Lufthansa veut supprimer 22.000 emplois, Air Canada 20.000, British Airways 12.000, Air France-KLM jusqu'à 12.500, l'australienne Qantas 6.000, le scandinave SAS 5.000, le britannique EasyJet 4.500.

LATAM, la compagnie la plus importante d'Amérique latine, a annoncé la suppression de 2.700 emplois et est placée, comme la colombienne Avianca, sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia est en passe d'être racheté par une société américaine et a annoncé mercredi qu'il allait fermer l'une de ses filiales et supprimer 3.000 postes.

La britannique Virgin Atlantic a déposé le bilan aux Etats-Unis et a déjà annoncé la suppression de 3.000 emplois.

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Les points de contrôle à New York pour faire appliquer la quarantaine covid-19

Des gens sont assis devant le Metropolitan Museum of Art le samedi 2 mai 2020 à New York, en respectant la distanciation sociale afin de prévenir la propagation du coronavirus. (Photo AP / Ron Blum)

New York va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s'assurer que les voyageurs en provenance d'Etats américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les visiteurs venus de 35 Etats connaissant une forte recrudescence de l'épidémie, comme les très peuplés Etats de Floride et du Texas, sont actuellement soumis à une quarantaine de deux semaines à leur arrivée à New York.

Afin de tenter de mieux faire respecter cette mesure, le maire Bill de Blasio a annoncé que les forces de l'ordre allaient installer "des points d'enregistrement des voyageurs" au niveau des principaux ponts et tunnels menant à la métropole à partir de jeudi.

Les voyageurs en provenance des Etats problématiques devront alors remplir un formulaire de santé. Celui-ci doit aussi aider les autorités à faire un suivi des contacts en cas d'infection.

Les personnes arrivant dans les aéroports de New York doivent déjà remplir ce formulaire. Quiconque refuse de le faire risque une amende de 2.000 dollars.

"La ville de New York tient bon contre le Covid-19, et les New-Yorkais ont montré une discipline exemplaire", a déclaré M. de Blasio. "Nous n'allons pas laisser cet effort nous filer entre les doigts et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la santé et la sécurité des New-Yorkais."

Les individus ne respectant pas la quarantaine imposée risquent une amende de 10.000 dollars.

Plus de 32.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans l'Etat de New York, selon l'université Johns Hopkins.

La ville a été l'épicentre de l'épidémie américaine au printemps, mais a ensuite réussi à la maintenir sous contrôle, même lorsque les cas sont repartis à la hausse dans d'autres parties du pays à partir de la fin juin.

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