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Fin des opérations du démantèlement du camp de déplacés de l’aéroport de Bangui


Des enfants d’une famille installée sous le hangar de l’aéroport de Bangui, Centrafrique, 3 février 2017. (VOA/Freeman Sipila)

Plus de 28.000 personnes ont, selon les autorités, regagné leurs anciens quartiers ou de nouveau lieux d’habitation de leurs choix au terme des opérations du démantèlement du camp des déplacés de M'Poko.

L’opération baptisée Noël à la maison lancée par le président Faustin Archange Touadera semble être un succès pour certaines personnes.

Aucune hutte n’est encore debout sur ce site devenu aujourd’hui un grand terrain nu qui s’étend à perte de vue.

Même Médecin Sans Frontière a fermé son hôpital installé pour des soins d’urgence. Emmanuel Lampaert, son chef de mission.

"Nous avons nos en porte en lien avec l’opération retour débute par le gouvernement depuis maintenant un mois. De toutes les façons, nous avons gardé notre présence médicale à Bangui notamment au niveau des maternités ", précise le chef de MSF.

Les huttes dans lesquelles s’abritaient les 8.000 ménages ici ont été rasées par un bulldozer.

Certains déplacés ont regagné leurs anciennes habitations.

D’autres par contre se sont éparpillés dans la capitale.

La ministre des Affaires sociales Virginie Baikoua rassure que les retournés seront assistés dans les quartiers.

Alors que la majorité a déjà quitté les lieux, un petit nombre visiblement mécontent décide de rester sous le hangar de l’aérogare.

Pierre Noyini explique que sa famille n’a pas encore touché la somme promis par le gouvernement. Donc, difficile pour elle de trouver une maison de location.

Une dizaine de ménages se trouvent dans la même situation que Pierre.

Les responsables en charge de cette opération ne souhaitent pas pour le moment s’exprimer sur ce qu’ils considèrent comme des "cas isolés".

A l’exemple du site de l’aéroport Bangui Mpoko, plusieurs autres camps de la capitale sont déjà fermés.

Reportage de Freeman Sipila à Bangui

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