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Moyen-Orient

Fin des entrées séparées pour les femmes dans les restaurants en Arabie Saoudite

Une femme quittant une aire de service réservée aux femmes dans un restaurant à Djeddah, en Arabie Saoudite, le 8 décembre 2019.

Les restaurants et cafés en Arabie Saoudite n'ont plus l'obligation de disposer d'entrées séparées pour les femmes, ont indiqué les autorités du royaume ultraconservateur, qui s'est lancé dans un programme de réformes économiques et sociales.

Ces établissements devaient jusqu'alors prévoir deux entrées, une pour les hommes seuls et une autre pour les femmes et les familles.

Le ministère des Municipalités et des Affaires rurales a annoncé dimanche la suppression de plusieurs obligations pour les restaurants, dont celle d'avoir "une entrée pour les célibataires et une entrée séparée pour les familles".

Il n'est pas clair dans l'immédiat si la levée de l'obligation concerne aussi l'intérieur des établissements, où il est fréquent d'avoir une salle pour les hommes seuls et une autre pour les familles, même si ces dernières années certains restaurateurs ont profité d'une relative libéralisation pour créer des salles mixtes.

Sous l'impulsion du prince héritier Mohammed ben Salmane, l'Arabie Saoudite est entrée dans un vaste programme de réformes qui comprend un assouplissement des interdictions pesant sur les femmes, avec en particulier l'accès au permis de conduire et la possibilité d'obtenir un passeport sans l'aval d'un tuteur masculin.

Il y a encore trois ans, la police religieuse contrôlait sévèrement les hommes et femmes, les chassant hors des centres commerciaux pour aller prier et réprimandant quiconque se mélangeait au sexe opposé.

En parallèle des réformes, le gouvernement a toutefois accentué la répression contre les dissidents et militantes féministes, dont une douzaine sont encore emprisonnées.

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Poutine critique l'ingérence étrangère en Syrie lors d'une rencontre avec Bachar al-Assad

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, rencontre le président syrien Bashar Assad, au centre, à Damas, en Syrie, le mardi 7 janvier 2020. (Photo AP/ Présidence syrienne)

Le président russe Vladimir Poutine a critiqué la présence de forces étrangères en Syrie et salué les "dommages considérables" portés aux rebelles et jihadistes, a annoncé le Kremlin mardi. C'était à l'occasion de la réception de son allié Bachar al-Assad en Russie.

Lors de cette rare rencontre en tête-à-tête entre les deux hommes, qui a eu lieu lundi, M. Poutine a estimé que les "terroristes ont subi des dommages considérables" en Syrie, où les forces gouvernementales contrôlent selon lui "90% du territoire".

M. Poutine a toutefois estimé, selon un communiqué du Kremlin publié mardi, que le "principale problème" de la Syrie est l'ingérence étrangère sur son sol.

"Les forces armées étrangères, sans décision de l'ONU, sans votre accord, sont présentes sur certains territoires du pays, ce qui est manifestement contraire au droit international et ne permet pas de faire le maximum d'efforts pour consolider le pays et progresser sur la voie de sa reconstruction", a estimé M. Poutine.

Le président russe a également assuré que Bachar al-Assad faisait "beaucoup" pour "établir un dialogue avec vos adversaires politiques".

Bachar al-Assad a lui salué les "résultats significatifs obtenus par la Russie et la Syrie dans la libération des territoires occupés par les combattants et dans la destruction du terrorisme", selon la retranscription en russe de ses propos par le Kremlin.

Il a toutefois reconnu que les "processus politiques" engagés pour mettre un terme à la guerre en Syrie "se sont arrêtés". Il a imputé cet arrêt notamment à "l'influence destructrice" de "certains États".

"Certains États ont imposé des sanctions au peuple syrien, qui peuvent être qualifiées d'anti-humaines, anti-étatiques et illégitimes", a-t-il ajouté.

La Russie est intervenue militairement en Syrie en 2015, permettant aux forces de Bachar al-Assad de regagner de la majeure partie des territoires perdus face aux rebelles et jihadistes. Moscou dispose de bases militaires sur place.

Plusieurs cycles de pourparlers parrainés par l'ONU n'ont pas réussi à endiguer les violences en Syrie, qui ont fait environ 500.000 morts et déplacé des millions de personnes depuis le déclenchement du conflit en 2011.

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Mahamat Idriss Déby Itno en visite au Qatar

Mahamat Idriss Deby Itno et des officiers de l'armée tchadienne se rassemblent dans la ville de Kidal, dans le nord-est du Mali, le 7 février 2013.

Le chef de la junte militaire au pouvoir au Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, est au Qatar pour s'assurer de son soutien au processus de transition politique tchadien, a assuré N'Djamena lundi.

Le général de 37 ans, qui a pris les rênes de ce pays d'Afrique centrale le 20 avril à l'annonce du décès d'Idriss Déby dans des combats contre des rebelles, est à Doha depuis dimanche soir pour une visite de 48 heures.

Pour lui, "le Tchad est revenu de loin et (...) le pays doit compter sur ses amis dont l’Etat du Qatar, d’où ce déplacement à Doha", lit-on dans un communiqué de la présidence tchadienne.

Mahamat Déby s'est autoproclamé Président de la République le 20 avril à la tête d'un Conseil Militaire de Transition (CMT) composé de 14 autres généraux, qui a aussitôt dissous le gouvernement et le Parlement et abrogé la Constitution, tout en promettant une "transition" de 18 mois renouvelable une fois avant des élections "libres et transparentes".

La communauté internationale, la France et l'Union africaine en tête, ont apporté leur soutien à Mahamat Déby mais exigé une transition limitée à 18 mois dans ce pays dont l'armée est l'un des piliers, avec celle de Paris, de la guerre contre les jihadistes dans le Sahel.

Mahamat Déby a rencontré l'émir Tamim ben Hamad Al-Thani en tête-à-tête. Les deux hommes ont "pris la ferme résolution de donner une nouvelle dimension" à leur coopération et Doha a "rassuré" N'Djamena sur le fait que "le Qatar est disposé à accompagner le Tchad dans de nombreux domaines", conclut la présidence.

Le général Déby a multiplié ces dernier temps les gestes d'ouverture à destination des groupes rebelles tchadiens pour les inviter à un dialogue national. Or c'est à Doha que vit, en résidence surveillée, l'un des principaux leaders de la rébellion, Timan Erdimi, cousin de Mahamat Déby. Les rumeurs d'une possible rencontre fleurissent dans la presse et les réseaux sociaux au Tchad.

"Au moment où je parle, personne n'a pris contact avec moi pour une rencontre quelconque. On verra demain ce qui se passera", a affirmé Timan Erdimi par téléphone à l'AFP en fin de soirée à Doha.

Mahamat Déby a également rencontré lundi le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, venue au Qatar pour des entretiens liés à l'Afghanistan. "Les relations de coopération entre les deux pays sont au beau fixe et le chef de l’Etat s’est félicité du soutien de la France au processus de transition en cours au Tchad", lit-on dans un autre communiqué de la présidence.

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