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Fin de la grève des enseignants en Guinée

Une journée ville morte organisée à Conakry, en Guinée, le 12 mars 2018. (VOA/Zakaria Camara)

Selon le texte de l'accord lu par l'inspecteur général du Travail, Alya Camara, les enseignants obtiennent l'application d'une augmentation des salaires de 40% décidée en 2017. Après une hausse de 10% payée en février, les 30% restants seront effectifs fin mars, avec effet rétroactif au 1er janvier 2018, selon le texte.

"La grève est suspendue", a déclaré le leader des grévistes, le secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Aboubacar Soumah, se félicitant d'avoir eu gain de cause sur "quatre revendications" essentielles.

>> Lire aussi : Tensions lors d'une nouvelle journée "ville morte" à Conakry

Selon le texte de l'accord lu par l'inspecteur général du Travail, Alya Camara, les enseignants obtiennent l'application d'une augmentation des salaires de 40% décidée en 2017. Après une hausse de 10% payée en février, les 30% restants seront effectifs fin mars, avec effet rétroactif au 1er janvier 2018, selon le texte.

En outre, les parties ont décidé d'ouvrir des négociations du 2 au 25 mai "sur un salaire de base de tous les enseignants de huit millions de francs guinéens (717 euros).

Par ailleurs, "nul ne sera sanctionné pour fait de grève", tandis que M. Soumah, en dissidence du SLECG, a personnellement obtenu la "levée de la suspension" de son salaire et le paiement de ses arriérés.

"Chacun d'entre nous a mis l'intérêt de la Guinée au-dessus de tout, à travers les enfants qui devront retourner à l'école. Ça a été dur, très dur, mais finalement, nous y sommes arrivés", s'est réjoui le médiateur de la République, l'ancien Premier ministre Mohamed Saïd Fofana.

"On vient de très loin. Tout le monde est content. Le mérite revient au président de la République qui a accepté cette revendication, qui est majeure, de satisfaire les enseignants pour préserver la paix sociale pour ménager l'avenir des enfants", a déclaré à l'AFP le conseiller personnel de M. Condé, Tibou Kamara.

Les organisations de défense des droits de l'homme dénoncent régulièrement le lourd bilan de victimes lors des manifestations politiques ou sociales en Guinée.

"Jusqu'à présent, aucune des investigations menées dans le cadre des violences commises au cours de manifestations n'a conduit à un procès", avaient déploré en mars 2017 plusieurs de ces organisations, dont la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH).

Des partisans de l'opposition, qui conteste les résultats des élections locales du 4 février, officiellement remportées par le parti du président Alpha Condé, manifestaient mercredi dans la capitale et en province, notamment dans le centre et l'ouest du pays, selon des témoins joints par l'AFP.

Un jeune homme, identifié comme Boubacar Diallo, 25 ans, a été tué à la mi-journée en banlieue de Conakry, a affirmé le directeur de la polyclinique de Dixinn, le Dr Abdoulaye Barry.

"J'ai reçu le corps d'un jeune blessé par balles", dans le quartier de Wanidara, selon sa famille, a précisé le médecin. "Il est arrivé ici déjà mort, il est décédé en cours de route", a-t-il ajouté.

>> Lire aussi : Manifestations houleuses à Conakry

"C'est vraiment triste pour ce pays, c'est vraiment triste pour nous et sa famille", a déclaré à l'AFP le chef de l'opposition Cellou Dalein Diallo, qui participait à la manifestation, estimant à 91 le nombre d'opposants tués depuis l'accession au pouvoir de M. Condé en 2010.

Le chef du groupe parlementaire du parti au pouvoir, Amadou Damaro Camara, a accusé mardi l'opposition de tenter de "déstabiliser le régime d'Alpha Condé".

Malgré ces tensions politiques persistantes, le front social a connu une accalmie avec la conclusion dans la nuit de mardi à mercredi d'un accord mettant fin à la grève des enseignants qui avait donné lieu à des manifestations.

Avec AFP

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26 civils tués par un groupe armé dans l'ouest, selon l'ONU

Des soldats de la paix de Minusca patrouillent dans le 3ème arrondissement de Bangui, Centrafrique, 3 octobre 2014.

Vingt-six civils ont été tués mardi par un groupe armé qui a attaqué deux villages du nord-ouest de la Centrafrique, a annoncé le patron de la mission locale de l'ONU (Minusca).

Il s'agit du massacre le plus important commis dans le pays depuis la signature, le 6 février dernier, d'un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés.

"La Minusca condamne avec la dernière énergie les tueries intervenues dans les villages de Koundjili et Djoumjoum, avec plus de 26 morts et de nombreux blessés", a écrit sur Twitter le représentant du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye.

Le massacre s'est déroulé dans ces deux villages situés à une cinquantaine de km de Paoua, près de la frontière avec le Tchad.

"Le 21 mai, des éléments du groupe armé 3R (Retour, réclamation, réconciliation) avaient organisé une réunion avec des habitants des villages de Koundjili et de Djoumjoum", a précisé une source onusienne.

"Lorsque les villageois se sont présentés, les éléments de 3R auraient ouvert le feu sur eux de manière indiscriminée, tuant 12 civils à Koundjili et 14 à Djoumjoum", a-t-on ajouté.

Le groupe 3R, qui prétend protéger les Peuls, a signé l'accord de paix de février. En retour, son chef, Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki), a été nommé le 25 mars "conseiller spécial militaire" auprès du Premier ministre, en charge de la mise en place des unités mixtes associant membres des Forces armées centrafricaines (Faca) et groupes armés.

Préparé depuis 2017 par l'Union africaine, l'accord signé en février à Khartoum est le huitième depuis le début de la crise en 2013, marquée par le renversement du président François Bozizé.

Aucun des précédents accords n'a abouti à un retour de la stabilité, dans un pays où les groupes armés contrôlent 80% du territoire et se battent pour la main mise sur les ressources naturelles.

Près d'un quart des 4,5 millions d'habitants de la RCA ont été contraints de fuir leur domicile.

Violences communautaires : le bilan s'alourdit à 11 morts

A man holds a machete while angry residents burn tires and block the street where security forces loyal to Ivory Coast's strongman, Laurent Gbagbo, opened fire on demonstrators, killing at least six women, on March 3, 2011 in Abobo, a working class neighb

Onze personnes ont été tuées et 108 blessées lors des affrontements intercommunautaires survenus la semaine dernière à Béoumi, une petite ville du centre de la Côte d'Ivoire, selon un nouveau bilan communiqué mercredi par le gouvernement.

"Le bilan actualisé de cette crise fait état de 11 personnes décédées, 108 personnes blessés, 300 personnes déplacées et d'importants dégâts matériels", a déclaré le porte-parole du gouvernement Sidi Tiémoko Touré à l'issue du conseil des ministres.

Le précédent bilan des violences ayant opposé les 15 et 16 mai des membres de la communauté baoulé à des Malinké était de 10 morts et 84 blessés.

"La mise en place d'un dispositif sécuritaire (...) et l'engagement des chefs traditionnels ont permis d'arrêter les hostilités", selon M. Touré. Les unités de forces de sécurité déployées dans le département de Béoumi en raison de la crise seront maintenues pendant deux semaines.

Une altercation entre un chauffeur de taxi-brousse malinké et un conducteur de moto-taxi baoulé est à l'origine de ces violences qui ont dégénéré en bataille rangée dans la ville de Béoumi puis dans des villages avoisinants, selon des témoins.

Les affrontements intercommunautaires, parfois meurtriers, sont fréquents en Côte d'Ivoire, pays d'environ 25 millions d'habitants qui compte plusieurs dizaines de peuples.

Une religieuse assassinée en Centrafricaine

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Somalie : au moins cinq morts dans l'explosion d'une voiture piégée

Un membre des services de sécurité somaliens patrouille sur les lieux d'un attentat suicide à la voiture piégée à Mogadiscio, le 30 août 2016.

Au moins cinq personnes, dont un ancien ministre somalien des Affaires étrangères, ont été tuées mercredi à Mogadiscio dans un attentat à la voiture piégée revendiqué par le groupe islamiste shebab, a-t-on appris de sources officielles.

"Les forces de sécurité ont arrêté (...) un véhicule bourré d'explosifs, parti pour viser une base des forces de sécurité. Nous avons confirmé que cinq personnes ont été tuées et 11 blessées", a indiqué sur Twitter la chef adjointe de la police, Zakia Hussein, après l'explosion provoquée par un kamikaze à un point de contrôle.

L'attentat a été revendiqué par les insurgés islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, qui ont dit avoir visé "un convoi escortant des officiels et parlementaires apostats qui se dirigeaient vers le palais présidentiel".

Parmi les personnes tuées figure Hussein Elabe Faahiye, qui a occupé plusieurs postes ministériels, dont celui de ministre des Affaires étrangères en 2007, a annoncé lors d'une conférence de presse le ministre de l'Information, Mohamed Abdi Hayr.

Un témoin, Mohamed Saney, a raconté avoir vu "les corps de trois personnes mortes, dont une femme soldat".

"Plusieurs véhicules ont été détruits dans l'explosion et les ambulances se sont précipitées sur les lieux pour récupérer les gens blessés", a-t-il ajouté.

Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

Ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Ramaphosa réélu président de l'Afrique du Sud

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