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Un ministre australien persiste sur la persécution des fermiers blancs sud-africains

Le ministre australien de l'Intérieur , Peter Dutton, lors d'une conférence de presse à Sydney, Australie, le 30 octobre 2016.

Le ministre australien de l'Intérieur est revenu à la charge jeudi sur son projet polémique de faciliter la venue en Australie d'agriculteurs sud-africains blancs "persécutés", balayant les critiques comme autant "d'élucubrations" de "gauchistes fous".

Peter Dutton avait suscité l'indignation la semaine dernière en déclarant que ces fermiers devaient fuir les "conditions atroces" provoquées par les violences criminelles et la politique de redistribution des terres de Pretoria pour gagner "un pays civilisé".

Il a ajouté qu'ils méritaient "l'attention spéciale" des services de l'immigration afin de déterminer s'ils pouvaient être accueillis sur des visas humanitaires ou de réfugiés. Pretoria avait convoqué l'ambassadeur d'Australie et exigé le retrait de ses propos.

>> Lire aussi : Canberra envisage des visas pour les fermiers blancs "persécutés" d'Afrique du Sud

En Australie même, M. Dutton a été accusé d'être un raciste inspiré par "l'Australie blanche", référence aux mesures ayant empêché pendant 70 ans, à partir de 1901, les immigrants non blancs de s'établir dans l'immense pays.

Cette prise de position de M. Dutton tranche radicalement avec la politique extrêmement dure menée par l'Australie envers les demandeurs d'asile, dont bon nombre viennent d'Irak, de Somalie ou d'Afghanistan.

Dans une interview jeudi à la radio EGB, il a assuré que la couleur de la peau des gens ne lui importait pas et que les migrants seraient autorisés à venir en Australie en fonction de l'intérêt national.

"Cela m'inquiète de voir que des gens sont persécutés en ce moment, c'est la réalité, le nombre de gens qui meurent ou qui sont sauvagement attaqués en Afrique du Sud est une réalité".

"On examine les moyens d'aider les gens à émigrer en Australie s'ils se trouvent dans cette situation".

Un total de 74 agriculteurs, selon la police, ont été tués entre 2016 et 2017 en Afrique du Sud, pour la quasi-totalité des blancs selon l'organisation AfriForum, porte-parole de cette minorité.

La controverse "n'est rien pour lui", a martelé M. Dutton. "Certains des gauchistes fous d'ABC, du Guardian, du Huffington Post, peuvent se dire préoccupés et dessiner des BD malveillantes à mon sujet".

"Ils ne se rendent pas compte qu'ils sont morts pour moi". "Si les gens croient que je vais reculer à cause de leurs élucubrations, du +fake news+ monté de toutes pièces, ils peuvent toujours rêver."

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa veut "accélérer" la réforme agraire destinée à redistribuer des terres de la minorité blanche au profit de la majorité noire pour "corriger les injustices" passées.

Nombre d'agriculteurs blancs craignent que l'Afrique du Sud ne suive la voie du Zimbabwe voisin, où la réforme agraire et la saisie brutale des terres ont plongé le pays dans une crise économique sans précédent.

D'après les statistiques officielles, jusqu'à 500.000 Sud-Africains blancs ont quitté le pays ces 30 dernières années, et l'Australie est la destination numéro un.

Avec AFP

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Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

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Les dirigeants africains au chevet du Soudan

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

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