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La famille de la victime de Pistorius "horrifiée" par un film retraçant le drame

Des membres de la famille de Reeva Steenkamp lors du procès de Pistorius, en Afrique du Sud, le 12 septembre 2014.

La famille de la top model sud-africaine Reeva Steenkamp s'est indignée lundi de la sortie prochaine d'un film consacré à la nuit tragique de 2013 où la jeune femme a été abattue par l'athlète paralympique Oscar Pistorius.

June et Barry Steenkamp, les parents de Reeva, "n'étaient pas au courant que le film 'Blade Runner Killer' était en préparation", a affirmé la famille dans un communiqué. Les Steenkamp "sont horrifiés et en colère" que le film soit raconté "du point de vue de Reeva Steenkamp et de sa mère".

"Tout ce qui laisse à penser qu'il s'agit du point de vue de June ou que le film est approuvé par la famille Steenkamp est faux et incorrect", a insisté la famille.

Dans la nuit du 13 au 14 février 2013, le coureur Oscar Pistorius avait abattu chez lui de quatre balles sa compagne Reeva Steenkamp, qui s'était enfermée dans les toilettes.

Il a été condamné à six ans de prison, au terme d'une saga judiciaire qui a tenu en haleine l'Afrique du Sud.

Il a toujours plaidé la méprise, affirmant qu'il était persuadé qu'un cambrioleur s'était introduit dans sa propriété de Pretoria et qu'il avait tiré sous le coup de la panique.

L'athlète, surnommé "Blade Runner" (le coureur aux prothèses en lames de carbone), était entré dans la légende sportive en s'alignant avec les valides aux 400 mètres des jeux Olympiques de Londres en 2012, une première pour un double amputé.

Le film, qui retrace la relation entre Oscar Pistorius et sa compagne, la nuit du drame et le procès du champion paralympique, doit être diffusé le 11 novembre sur la chaîne de télévision américaine Lifetime.

Oscar Pistorius est interprété par l'acteur américain Andreas Damm et Reeva Steenkamp par l'Allemande Toni Garrn.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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