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États-Unis

Facebook interdit la vente d'armes entre particuliers sur son réseau

Une représentation 3D du logo de Facebook présentée en Bosnie le 13 mai 2015.

Le réseau social a mis à jour vendredi ses règles d'utilisation en ce sens, une démarche saluée par les associations anti-armes à feu.

Facebook veut désormais empêcher que son réseau social ou son application de partage de photos Instagram soient utilisés comme intermédiaires pour négocier des ventes d'armes entre particuliers.

Le groupe américain a mis à jour vendredi 29 janvier ses règles d'utilisation, qui interdisent désormais aux utilisateurs qui ne sont pas des vendeurs d'armes licenciés d'utiliser Facebook pour proposer des armes à la vente ou négocier des transactions entre particuliers.

"Depuis ces deux dernières années, de plus en plus de gens utilisent Facebook pour découvrir des produits et pour acheter et vendre des choses les uns aux autres", a expliqué Monika Bickert, responsable des politiques de produits de Facebook, dans un courriel à l'AFP.

Nous "mettons à jour nos règles concernant les produits régulés pour refléter cette évolution", ajoute-t-elle.

Les commerçants non concernés

Les nouvelles règles n'affecteront pas les commerçants ayant une licence pour vendre des armes, qui pourront continuer à montrer leur catalogue sur le réseau, qui compte 1,59 milliard de membres.

Facebook a des règles similaires pour d'autres produits dont la vente est encadrée, comme les médicaments nécessitant une ordonnance, ou pour les drogues illégales.

Facebook et Instagram avaient déjà restreint en 2014 les publications sur l'achat et la vente d'armes à leurs seuls utilisateurs de plus de 18 ans. Le réseau social subissait toutefois des pressions politiques aux Etats-Unis pour qu'il empêche des pratiques pouvant permettre à des gens de contourner les législations encadrant les ventes d'armes ou la vérification des antécédents des acheteurs.

Les mouvements anti-armes à feu ont applaudi l'annonce. "Un gros pouce vers le haut (symbole d'approbation de Facebook, NDLR) à Facebook pour ce pas important !", a déclaré dans un communiqué Dan Gross, président de la campagne Brady contre les violences par armes à feu, du nom d'un ancien porte-parole de la Maison-Blanche devenu militant de cette cause.

Selon lui, le changement apporté par Facebook "va aider à empêcher qu'il y ait des armes à feu dans les mains de personnes dangereuses".

Un autre mouvement anti-armes, Moms Demand Action, a également salué le changement, fruit selon lui de deux ans de pression concertée sur le réseau.

Ces progrès mènent "à de nouvelles politiques pour freiner l'exposition des enfants aux armes à feu et à clarifier les lois d'Etat autour de la vente et de l'achat d'armes en ligne", a déclaré la fondatrice Shannon Watts.

Une autre organisation a indiqué avoir réalisé une enquête secrète qui démontrait que de très nombreux criminels venaient sur Internet pour se procurer des armes illégalement.

Barack Obama a souligné début janvier "l'urgence absolue" d'agir sur les armes à feu aux Etats-Unis, dévoilant une série de mesures pour mieux encadrer et contrôler leur vente.

Avec AFP

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Affaire ukrainienne: Trump veut voir le lanceur d'alerte témoigner au Congrès

Le lanceur d'alerte dans l'affaire ukrainienne s'est inquiété du fait que le président américain a demandé à son homologue ukrainien, lors d'une conversation téléphonique le 25 juillet, d'enquêter sur son rival potentiel à la présidentielle 2020, Joe Biden.

Donald Trump a déclaré lundi vouloir voir le lanceur d'alerte, dont le signalement a déclenché l'ouverture d'une procédure de destitution à son encontre, témoigner devant le Congrès américain.

"Il doit témoigner pour expliquer pourquoi il a si mal compris ma conversation ukrainienne", a tweeté le président américain.

Ce lanceur d'alerte s'est inquiété du fait que le président américain a demandé à son homologue ukrainien, lors d'une conversation téléphonique le 25 juillet, d'enquêter sur son rival potentiel à la présidentielle 2020, Joe Biden.

Les démocrates mènent depuis une enquête pour constituer un dossier de mise en accusation ("impeachment") du président, qu'ils accusent d'avoir "trahi" son pays.

Le président de la commission du Renseignement à la Chambre des représentants, Adam Schiff, "a maintenant l'air de ne pas vouloir que le lanceur d'alerte témoigne. NON!" s'est exclamé lundi matin Donald Trump.

"Nous devons déterminer l'identité du lanceur d'alerte pour déterminer POURQUOI ceci a été fait contre les Etats-Unis", a également réclamé le président.

Les démocrates ont au contraire insisté depuis le début de l'affaire sur la nécessité absolue de protéger l'anonymat de ce lanceur d'alerte, membre des services américains de renseignement.

Adam Schiff a déclaré récemment que son audition n'était pas forcément nécessaire puisque son signalement avait été rendu public, tout comme une transcription de l'appel téléphonique entre les présidents américain et ukrainien.

Donald Trump a, à de nombreuses reprises, affirmé que sa conversation avec le président Volodymyr Zelensky était "parfaite".

Mais les démocrates l'accusent d'avoir abusé de son pouvoir à des fins personnelles, et le soupçonnent d'avoir utilisé une aide militaire destinée à l'Ukraine pour faire pression sur son homologue.

- Série d'auditions -

Pour en savoir plus, ils avaient convoqué lundi une ancienne conseillère à la Maison Blanche sur les questions russes, Fiona Hill.

Mme Hill, qui a démissionné juste avant l'appel litigieux, a témoigné à huis clos pendant de longues heures devant trois commissions de la Chambre des représentants. Le contenu de ses déclarations n'avait pas filtré en fin d'après-midi.

Selon le New York Times, elle comptait décrire comment elle avait été tenue à l'écart de la politique de la Maison Blanche en Ukraine, tandis que l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, mettait sur pied des réseaux de "diplomatie parallèle".

Elle devait également expliquer qu'elle s'était opposée au rappel de l'ambassadrice américaine à Kiev Marie Yovanovitch, accusée par des proches du président de ne pas être assez "loyale". L'ambassadrice a, elle, été auditionnée vendredi dernier par les parlementaires.

Les élus de la Chambre des représentants, qui étaient officiellement en vacances depuis deux semaines, n'ont pas vraiment quitté Washington et ont multiplié les injonctions pour faire avancer leur enquête.

Avec la rentrée du Congrès mardi, le rythme de leurs investigations devrait encore s'accélérer.

Ils doivent entendre mardi George Kent, un haut responsable du Département d'Etat chargé de la région, et jeudi l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne Gordon Sondland.

Proche de Donald Trump, cet homme d'affaires qui a fait fortune dans le secteur hôtelier avait échangé par SMS avec d'autres diplomates au sujet des attentes de la Maison Blanche envers l'Ukraine.

Avec AFP

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Une femme noire abattue à son domicile au Texas par un policier blanc

la police de Dallas aux USA

Un policier blanc américain faisait l'objet d'une enquête lundi après avoir abattu une femme noire à son domicile de Fort Worth, au Texas, lors d'une banale opération de contrôle.

La famille d'Atatiana Jefferson, 28 ans, a demandé lors d'une conférence de presse que la police de Fort Worth, qui dirige les investigations, soit dessaisie du dossier et que l'agent soit inculpé "rapidement".

Le drame intervient moins de deux semaines après la condamnation à dix ans de prison d'une policière blanche qui avait tué un voisin noir en affirmant se tromper d'appartement en 2018 à Dallas, à une cinquantaine de kilomètres de Fort Worth.

Il suscite une forte émotion dans cette ville de 900.000 habitants, où des centaines de personnes ont exprimé leur colère dimanche soir lors d'une veillée en mémoire de la victime, et relance le débat sur les violences policières envers les Afro-américains, dénoncées par le mouvement Black Lives matter ("les vies des Noirs comptent", en français).

Cette fois, l'affaire a débuté par un appel à la police, dans la nuit de vendredi à samedi, émis par un homme inquiet de voir la porte d'entrée de sa voisine ouverte depuis plusieurs heures.

Dépêchés sur les lieux, deux agents ont contourné le domicile et ont "observé une personne debout près d'une fenêtre", selon un communiqué de la police. "Percevant une menace, un policier a sorti son arme de service et tiré un coup de feu", selon ce document.

L'agent, un homme blanc employé depuis avril 2018 par la police de Fort Worth, "n'a pas annoncé qu'il était un policier avant de tirer", a reconnu le lieutenant Brandon O'Neil.

- Vidéo -

Mme Jefferson était en train de jouer à des jeux vidéo avec son neveu de 8 ans quand elle a entendu un bruit dans le jardin, a précisé l'avocat de sa famille, Lee Merritt.

Selon lui, elle s'est dirigée alors vers sa fenêtre pour regarder ce qui se passait. Elle est morte avant l'arrivée des secours.

Diplômée en biologie, elle travaillait dans une entreprise pharmaceutique, a précisé sa famille. Elle avait ouvert la porte pour laisser l'air circuler et rafraîchir la maison, ont-ils ajouté.

La police de Fort Worth, qui assure "partager les graves inquiétudes du public", s'est engagée à la plus grande transparence.

Elle a diffusé des extraits d'une vidéo de l'intervention. On y voit les agents vérifier les abords de la maison avec des lampes torches. Après un mouvement à une fenêtre, l'un d'eux crie "Mains en l'air, montrez-moi vos mains!" et tire quasi immédiatement.

Le policier a été immédiatement suspendu et doit subir un interrogatoire lundi, mais la famille de la jeune femme souhaite qu'un service fédéral s'empare de l'enquête. "Il n'y a aucune justification possible à ses actions", a déclaré la sœur de la victime, Ashley Carr.

La maire de Fort Worth, Betsy Price, envisage de faire venir un tiers pour mener une enquête distincte, selon le journal Star-Telegram.

Bras de fer entre Trump et les démocrates

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