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Cameroun

Fête nationale de la jeunesse à Yaoundé

L’esplanade du Musée national site de présentation des projets des jeunes avant le 11 février, à Yaoundé, le 11 février 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Au Cameroun, ce 11 février est jour de célébration de la Fête nationale de la jeunesse. Mais  de nombreux jeunes sont confrontés au chômage. Forts de cette réalité, certains jeunes camerounais se sont lancés dans des initiatives d’auto-emploi.

La Fête nationale de la jeunesse a eu lieu dans le cadre d'une exposition à l’esplanade du Musée national à Yaoundé.

En prélude à la fête nationale de la jeunesse, pendant cinq jours, plus d’une centaine de jeunes Camerounais ont présenté au public à Yaoundé, leurs activités d’auto-emploi et génératrices de revenus.

Fête nationale de la jeunesse à Yaoundé
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Marianne Astride Metsebou s’est associée à une autre jeune Camerounaise qui a créé son propre emploi dans un secteur d’activités aux antipodes de sa formation initiale.

Ingénieure informaticienne à la base, Joëlle dirige son entreprise dans le cosmétique depuis 2017, le 11 février 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Ingénieure informaticienne à la base, Joëlle dirige son entreprise dans le cosmétique depuis 2017, le 11 février 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

"Je suis technicienne médico sanitaire option imagerie médicale , je suis phytothérapeute, mais après toute cette formation, je n’arrive pas à trouver un emploi. J’ai pensé à faire quelque chose avec mes mains, ce sont des babouches tricotées, nous achetons des semelles et puis nous faisons des motifs et nous créons avec les différentes couleurs. Nous avons suivi une formation, on nous a appris juste un motif et avec l’esprit, on a poussé loin".

Basée à Yaoundé, la petite entreprise de Marianne emploie et forme d’autres jeunes camerounais.

Ces deux jeunes camerounaises ont crée une petite entreprise de babouches tricotées, le 11 février 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Ces deux jeunes camerounaises ont crée une petite entreprise de babouches tricotées, le 11 février 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Joëlle Cathy Hendou, a aussi son propre parcours: "Je suis ingénieur informaticienne à la base". Joëlle s’est lancée dans une entreprise de fabrication de produits cosmétiques.

"En 2016, l’opportunité de fabrication des produits cosmétiques et d’entretien ménagers se présente, je me jette. Et c’est comme ça que j’ai créé Daly cosmetic en septembre 2017. Nos produits sont appréciés par tout consommateur qui le teste. Les laits de toilettes sont à 60% bio, tandis que la pommade capillaire est à 95% bio. En 2018, nous avons commencé la vente sur jumia, Pensy".

Avec un taux de chômage des jeunes en milieu urbain officiellement de 15,5% au Cameroun, le gouvernement encourage désormais, l’entreprenariat des jeunes.

"Nous avons le concept 'business challenge' ça veut dire, la compétition entre les jeunes de 15 à 35 ans, porteurs de projets ou d’idées de projets".

Le jury du Business Challenge à Yaoundé pour désigner le meilleur projet porté par un jeune camerounais en 2019, le 11 février 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Le jury du Business Challenge à Yaoundé pour désigner le meilleur projet porté par un jeune camerounais en 2019, le 11 février 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Carole Eone, sous-directeur de la promotion de l’entreprenariat des jeunes au Ministère de la jeunesse et de l’éducation civique.

"Pour cette année, les domaines de compétition étaient l’agriculture, l’économie numérique, les énergies renouvelables, l’artisanat et l’industrie. La sélection régionale a été faite, puis durant cette semaine nous avons fait la sélection nationale".

Le savoir-faire des jeunes Camerounais, en matière d’auto-emploi, ne laisse pas indifférents leurs congénères. Christophe est étudiant à Yaoundé.

"Il y a des innovations, on retrouve des jeunes créatifs à travers certains peojets. En tant que visiteur j’ai vraiment trouvé mon compte comme jeune et je pense vraiment qu’il y’a beaucoup d’opportunités au cameroun pour des jeunes dans le secteur privé".

Selon le document de stratégie pour la croissance et l’emploi, la boussole du développement au Cameroun, le sous -emploi des jeunes camerounais est encore très élevé. Il est , de l’ordre de 70%.

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Deux militaires abattus par des séparatistes

Des soldats patrouillent à Bafut, après que le toit du dortoir d'une école a été incendié pendant la nuit du 15 novembre 2017, dans la région anglophone du nord-ouest du Cameroun.

Deux soldats camerounais ont été abattus mercredi par des séparatistes à Bamenda, chef-lieu du Nord-Ouest, l'une des deux régions anglophones du Cameroun en proie à un conflit armé depuis plus d'un an, a annoncé jeudi le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo.

"Dans la mi-journée de mercredi, deux soldats roulant à motocyclette dans la ville de Bamenda ont été sauvagement et lâchement assassinés par des terroristes-sécessionnistes embusqués dans des habitations...", a précisé & M. Beti Assomo dans un communiqué lu sur les antennes de la CRTV, la radio d'Etat.

"La descente immédiate d'une équipe d'intervention avec pour mission de boucler et de ratisser la zone s'est soldée par un échange de coups" entre soldats et séparatistes, a-t-il ajouté, expliquant que les militaires engagés dans la recherche des séparatistes "ont été pris à partie par des nombreuses personnes".

"La confusion a provoqué des échauffourées avec destruction des biens et incendie de quelques maisons", a-t-il poursuivi. "Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur cette affaire et déterminer les auteurs des destructions".

Interrogé par la radio d'Etat, le gouverneur du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique, a imputé la responsabilité de ces destructions à "certains éléments (militaires) indisciplinés", qualifiant leur comportement de "réaction malheureuse".

Ces incidents sont survenus moins d'une semaine après la visite à Bamenda du Premier ministre, Joseph Dion Ngute, qui s'était dit porteur d'un message de "paix" et de "réconciliation".

"Le président (Paul Biya) m'envoie dire aux populations du Nord-Ouest que, hormis la séparation et la sécession, tout sujet politique peut être discuté et il se prépare à le faire", avait-il déclaré.

M. Dion Ngute séjourne depuis mardi dans le Sud-ouest, la deuxième région anglophone.

Les séparatistes anglophones du Cameroun, pays à majorité francophone, militent pour la création d'un Etat indépendant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Fin 2017, après un an de protestation, des séparatistes ont pris les armes contre Yaoundé. Depuis, ces régions sont le théâtre d'un conflit armé qui n'a cessé de prendre de l'ampleur.

Des combats opposent régulièrement l'armée, déployée en nombre, à des groupes épars de séparatistes armés qui, cachés dans la forêt équatoriale, attaquent gendarmeries et écoles et multiplient les enlèvements.

Selon l'ONU, depuis le début du conflit la crise a déjà forcé plus de 530.000 personnes à fuir leur domicile.

Le Mondial féminin 2019 en France

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Cameroun: situation humanitaire "urgente", avertit l'ONU

Mark Lowcock, Secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires.

Au Cameroun, "il y a urgence" à accroître l'aide humanitaire et à la financer afin d'éviter une situation "hors contrôle", a affirmé lundi le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires Mark Lowcock, lors d'une réunion informelle inédite du Conseil de sécurité sur ce pays.

"Un Camerounais sur six a besoin d'aide humanitaire, de protection", soit 4,3 millions de personnes, notamment des enfants et des femmes. "Huit régions sur les dix du pays sont touchées par la crise humanitaire", a ajouté Mark Lowcock, lors de cette session organisée par les Etats-Unis en dépit de l'opposition de Yaoundé et des membres africains du Conseil.

La situation humanitaire au Cameroun "n'est pas une menace pour la paix et la sécurité internationales" et "elle doit être gérée par le gouvernement camerounais", a ainsi affirmé Anatolio Ndong Mba, ambassadeur de Guinée équatoriale, membre non permanent du Conseil. Il s'exprimait aussi au nom des deux autres pays africains de cette instance, l'Afrique du Sud et la Côte d'Ivoire.

"Ce sont les Africains qui doivent régler les problèmes africains", a-t-il ajouté, en évoquant plusieurs organisations régionales africaines. "Pour autant que les autorités camerounaises le souhaitent", a-t-il précisé.

Il s'agissait de la première réunion du Conseil de sécurité sur ce dossier alors que les grandes puissances avaient privilégié jusqu'alors les pressions bilatérales sur le président Paul Biya pour inverser le cours des choses.

La crise a débuté en 2016 avec des revendications pour davantage de représentativité anglophone dans ce pays à majorité francophone, avec un retour au fédéralisme. Une minorité de contestataires réclamait l'indépendance et la proclamation d'un nouvel Etat, l'Ambazonie.

- Déplacés, réfugiés -

Face à l'intransigeance de Yaoundé et à la répression des manifestations pacifiques, le conflit s'est durci. Fin 2017, une partie des séparatistes a pris les armes et des combats les opposent depuis à l'armée.

Aujourd'hui, "500.000 personnes sont des déplacés internes, la plupart restant cachées dans des forêts" et "plus de 600.000 enfants sont privés d'éducation" dans les régions anglophones du nord et du sud concernées, a indiqué Mark Lowcock, en dressant un tableau sombre de la situation.

Face à la dégradation humanitaire, "nous avons besoin d'une riposte plus globale", notamment de financement international, a-t-il souligné. Les besoins sont de 300 millions de dollars mais seulement 38 millions ont été mis à disposition, a indiqué le responsable de l'ONU.

Dans un communiqué, le ministère camerounais des Relations extérieures a minimisé l'importance de la réunion de l'ONU. Il ne s'agit que d'un "échange de vues" n'engageant "en rien" le Conseil, ajoute le communiqué en critiquant "l'obsession" de pays "à agiter et exagérer le spectre d'une crise humanitaire" au Cameroun.

"Nous faisons face à la sécession, au terrorisme, à l'insurrection, et nous y ferons face", a insisté l'ambassadeur camerounais à l'ONU, Michel Tommo Monthe. Si de l'aide est apportée, elle ne doit pas s'effectuer "pour mais avec" le Cameroun, a-t-il dit.

Selon le centre d'analyses géopolitiques International Crisis Group, le conflit a fait 1.850 morts en vingt mois.

Le Nigeria accueille 35.000 réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants, selon l'ONU.

Pour l'ONG Human Rights Watch, les Européens notamment ne sont pas assez actifs sur le dossier du Cameroun.

Il faut que ce dernier entre dans le programme de travail formel du Conseil de sécurité, que le gouvernement camerounais lutte contre l'impunité pour les crimes commis et qu'un accès humanitaire bien plus large soit accordé, estime Ilaria Allegrozzi, une chercheuse de HRW dont l'entrée au Cameroun a été récemment refusée, sans explications.

Avec AFP

Boko Haram continue de viser l'Extrême-Nord

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Le Conseil de sécurité des Nations unies discute de la crise en région anglophone

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