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Un groupe d'extrême gauche revendique l'attentat contre la Cour d'appel d'Athènes


Attaques en Grèce

Le Groupe des combattants populaires (OLA) a revendiqué au nom de sa lutte contre la "justice bourgeoise" l'attentat à la bombe qui avait endommagé le 22 décembre la Cour d'appel d'Athènes.

Actif depuis 2013, ce groupe était le principal suspect désigné par la police après cette attaque, qui n'a pas fait de victimes. Il a posté sa revendication longue de plusieurs pages sur le site alternatif Indymedia.

Désignant la justice comme "l'instrument du capitalisme", OLA accuse cette institution d'avoir "accentué son rôle réactionnaire et antisocial" dans le cadre de la crise économique et sociale vécue par la Grèce depuis 2010.

Le dernier attentat revendiqué par OLA avait visé en mai les bureaux de recouvrement de créances de la banque grecque Eurobank, dans le centre d'Athènes.

OLA avait auparavant signé des tirs à la kalachnikov contre le siège du parti de droite de la Nouvelle Démocratie, des tirs contre la résidence de l'ambassadeur de l'Allemagne en décembre 2013 et contre l'ambassade israélienne en décembre 2014.

Il a aussi revendiqué un attentat à la bombe en novembre 2015 contre la Fédération des industriels grecs (SEV) à Athènes. Aucune de ces actions n'a fait de victime.

L'explosion, dans la nuit, de l'engin à retardement placé devant la Cour d'appel avait été précédé d'appels d'un inconnu à deux quotidiens grecs pour prévenir de son imminence.

La déflagration avait causé d'importants dommages à la façade du bâtiment, situé à quelques dizaines de mètres du siège de la Sûreté d'Athènes.

L'engin avait été déposé par deux inconnus sortis d'un van qui s'était garé devant l'édifice, et dont lechauffeur a tiré contre le gardien du tribunal.

En dépit de dizaines d'arrestations et condamnations pour "terrorisme", la Grèce est confrontée depuis des décennies à un activisme extrémiste se revendiquant anarchiste ou d'extrême-gauche, visant des cibles économiques, politiques ou diplomatiques.

Cette mouvance a regagné en pugnacité ces dernières années après une relative relâche, un phénomène imputable selon un responsable policier s'exprimant sous le couvert de l'anonymat aux "conditions socio-économiques" qui "favorisent le recrutement" extrémiste et la "radicalisation" des contestataires.

Avec AFP

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