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Au moins 90 morts dans un attentat à Kaboul

Un Afghan réagissant à l'horreur sur les lieux de l'attentat au camion piégé, Kaboul, Afghanistan, le 31 mai 2017.

Au moins 90 personnes sont mortes et des centaines d'autres ont été blessées dans un gigantesque attentat au camion piégé mercredi dans le quartier diplomatique de Kaboul, où l'onde de choc a semé la panique.

"90 personnes ont été tuées et 400 ont été blessées, dont nombre de femmes et d'enfants", a annoncé le centre d'information gouvernemental, alors qu'un précédent bilan faisait état de 80 morts. Le ministre de la Santé a souligné que le bilan risquait de s'alourdir encore au fur et à mesure que des corps étaient retirés des décombres.

L'attaque, commise au début du mois de jeûne du ramadan dans cette zone ultra-protégée abritant de nombreuses ambassades barricadées derrière de hauts murs, a été menée à l'heure de pointe matinale et avec d'importants moyens.

"L'explosion a été causée par une citerne à eau qui contenait plus d'une tonne et demi d'explosifs. Elle a laissé un cratère de 7 mètres de profondeur", a indiqué à l'AFP une source occidentale informée à Kaboul.

Le camion piégé a été actionné par un kamikaze vers 08H30 locales (04H00 GMT), selon le ministère de l'Intérieur.

La déflagration a provoqué d'énormes dégâts à la ronde, selon des images aériennes de la chaîne Tolo News.

La Maison Blanche condamne "l'attaque atroce" perpétrée à Kaboul

La Maison Blanche a condamné "l'attaque atroce", promettant son aide au gouvernement afghan pour traduire ses auteurs en justice.

"Le fait que cette attaque ait eu lieu pendant le mois du ramadan souligne sa dimension barbare", a indiqué à l'AFP un responsable de la Maison Blanche, soulignant que l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul travaillait avec ses partenaires pour aider les ambassades et les personnels touchés.

Pas de revendications

L'attaque n'avait pas été revendiquée en fin d'après-midi et sa cible précise n'était toujours pas clairement établie. Selon l'ambassade américaine à Kaboul, l'explosion s'est produite "près de l'ambassade d'Allemagne (...) dans une rue fréquentée".

Les talibans, qui ont annoncé fin avril le lancement de leur "offensive de printemps", ont affirmé sur Twitter ne "pas être impliqués dans l'attentat de Kaboul et le condamner fermement". Les talibans ont par le passé rarement revendiqué les attentats dans lesquels le nombre de victimes civiles s'avérait très lourd.

Quant à l'organisation Etat islamique (EI), auteur de plusieurs attentats sanglants à Kaboul ces derniers mois, elle ne s'était en revanche pas exprimée à ce stade.

Parmi les victimes figurent notamment un garde afghan de l'ambassade d'Allemagne et un chauffeur, également afghan, de la BBC, ainsi qu'un journaliste de la chaîne afghane Tolo. Deux employés de la même ambassade et 4 journalistes de la BBC ont également été blessés.

La déflagration a été si forte qu'elle a secoué une grande partie de la ville, soufflant de nombreuses portes et fenêtres et semant la panique parmi les habitants qui tentaient désespérément d'aider les victimes et d'avoir des nouvelles de leurs proches.

Des dizaines de voitures démolies gisaient abandonnées sur le site, où les forces de sécurité et les secours se sont rapidement déployés. Des commerçants s'efforçaient de balayer les débris de leurs vitrines parties en miettes.

Avec AFP

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Trump se réjouit du rapport Mueller, dénonce une "arnaque"

Le président des États-Unis, Donald Trump, s'exprime lors du forum des dirigeants de la NRA-ILA lors de la réunion annuelle et des expositions du NRA au Kay Bailey Hutchison Convention Center à Dallas, Texas, 4 mai 2018.

Le président américain Donald Trump s'est réjoui jeudi des conclusions de l'enquête russe, qui a confirmé l'absence d'entente entre son équipe de campagne électorale et Moscou, mais ne le blanchit pas des soupçons d'entrave à la justice.

"C'est un bon jour pour moi", a lancé Donald Trump à la Maison Blanche au moment de la publication de ce rapport de plus de 400 pages après 22 mois d'enquête qui ont empoisonné ses deux premières années de mandat.

"Il ne faudra jamais que cela arrive à un autre président, cette arnaque", a-t-il ajouté à propos d'une enquête qu'il qualifie de "chasse aux sorcières".

Plus tôt, Donald Tump avait exulté sur Twitter en faisant une référence à la célèbre série "Game of Thrones".

"Pas de collusion, pas d'obstruction. Pour les rageux et les démocrates de la gauche radicale, c'est Game Over", était-il écrit sur une image de lui imitant une affiche de la série, où on le voit de dos sur fond d'un épais brouillard.

Le rapport final du procureur spécial Robert Mueller, chargé d'enquêter sur les soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump en 2016, a été publié jeudi par le ministère américain de la Justice.

Le document de plus de 400 pages est expurgé de ses données confidentielles.

Robert Mueller établit l'absence d'entente entre l'équipe de campagne électorale de Donald Trump et Moscou mais conclut ne pas être "en mesure" d'exonérer le président américain des soupçons d'entrave à la justice.

Trump "n'a pas agi" pour entraver l'enquête russe, selon son ministre de la Justice

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

Le président américain Donald Trump n'a rien fait pour entraver l'enquête russe, a affirmé jeudi son ministre de la Justice Bill Barr peu avant la publication du rapport très attendu du procureur spécial Robert Mueller.

Le "président n'a pas agi pour priver le procureur spécial des documents et témoins nécessaires pour mener à bien son enquête", a affirmé Bill Barr. Les avocats personnels de Donald Trump ont pu lire ce rapport de 400 pages dans sa version expurgée "plus tôt cette semaine". Ils "n'ont pas été autorisés" à faire de coupes supplémentaires et "n'en ont pas exigé", a précisé le ministre.

Par ailleurs, L'enquête russe a prouvé qu'il n'y avait "pas eu de coopération" entre Donald Trump et les Russes qui ont tenté de peser sur la présidentielle de 2016, a déclaré jeudi le ministre américain de la Justice.

"Grâce à l'enquête rigoureuse du procureur spécial, nous savons que les agents russes qui ont mené ces efforts n'ont pas eu la coopération du président Trump ou de membres de son équipe de campagne", a dit Bill Barr lors d'une conférence de presse en amont de la publication du rapport final du procureur Robert Mueller

Kim Jong Un supervise l'essai d'une nouvelle arme dotée d'une "puissante ogive"

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, accompagné de deux responsables militaires16 avril 2019.

Le leader nord-coréen Kim Jong Un a supervisé l'essai d'une nouvelle "arme tactique guidée" avec une "puissance ogive", ont annoncé jeudi les médias d'Etat nord-coréens, alors que les doutes s'accumulent quant au processus de dénucléarisation de Pyongyang.

Cet essai a permis de vérifier le fonctionnement du "système particulier de guidage en vol et le chargement d'une puissante ogive", a affirmé l'agence officielle KCNA sans plus de détails sur la nature de l'arme.

Kim Jong Un a qualifié ce test d'"événement d'une très grande importance pour accroître la puissance de combat de l'Armée populaire" nord-coréenne, selon la même source.

Le leader a lui-même "guidé l'essai de tir" qui a été dirigé sur plusieurs cibles, a ajouté l'agence officielle.

C'est la deuxième fois que la Corée du Nord affirme avoir procédé à un essai d'arme depuis le début, en 2018, de ses négociations avec les Etats-Unis sur ses programmes de missiles balistiques et d'armement nucléaire.

Pyongyang avait déjà annoncé, en novembre, avoir testé "une nouvelle arme tactique de haute technologie" dont elle n'avait pas précisé la nature. On ignore s'il s'agit de la même arme que celle du nouvel essai rendu public jeudi.

La Corée du Sud n'a rien détecté sur ses radars, a indiqué à l'AFP un responsable militaire, jugeant improbable qu'un missile ait été tiré.

"Quand la Corée du Nord lance un missile, nos radars le voient. Mais aucun missile n'a été détecté", a-t-il dit sous couvert de l'anonymat.

La présidence sud-coréenne a dit n'avoir aucun commentaire. Des responsables du Pentagone ont également refusé de s'exprimer sur cette annonce.

"La description de ce qui a été testé fait penser à un missile, mais il peut s'agir de n'importe quoi, depuis un petit missile antichar téléguidé jusqu'à un missile sol-air, en passant par un système de roquettes d'artillerie", a estimé Ankit Panda, analyste spécialisé dans les questions nord-coréennes.

L'utilisation par KCNA du terme "tactique" suggère que ces essais n'ont impliqué aucun missile balistique de longue de portée ni aucun dispositif nucléaire.

"Kim tente de faire savoir au gouvernement de Trump que son potentiel militaire grandit jour après jour", a expliqué l'analyste Jarry Kazianis, du Center for the National Interest.

- Regain d'activité à Yongbyon -

"Son régime commence à se sentir frustré par le manque de souplesse de Washington dans les récentes négociations", a-t-il ajouté.

Le professeur d'études nord-coréennes Koh Yu-hwan, de l'Université Dongguk en Corée du Sud, a estimé lui aussi que ce nouvel essai était un message adressé aux Etats-Unis pour montrer le mécontentement de Pyongyang face à l'enlisement des pourparlers.

Mais le fait qu'il ne s'agisse pas d'un missile stratégique ou d'un essai nucléaire "souligne la volonté de Pyongyang de maintenir vivant le dialogue avec Washington", a-t-il estimé.

Selon lui, le régime nord-coréen "ne peut mener un essai nucléaire ou de missile à longue portée à ce stade, à moins de vouloir faire totalement voler en éclats ce qui reste des pourparlers entre les Etats-Unis et le Nord".

L'annonce du nouvel essai intervient alors que le Centre des études stratégiques et internationales (CSIS), basé à Washington, a fait état mercredi de signes d'activité sur le complexe de Yongbyon, principal site nucléaire nord-coréen, laissant penser que Pyongyang pourrait avoir repris des opérations de retraitement de matières radioactives à des fins militaires depuis le fiasco en février du sommet entre Kim Jong Un et le président américain Donald Trump.

Depuis cet échec, la Corée du Nord a indiqué qu'elle examinait ses options diplomatiques avec les Etats-Unis. Kim Jong Un s'est dit la semaine dernière ouvert à un troisième sommet avec M. Trump si Washington arrivait à la table des négociations avec "la bonne attitude".

La Corée du Nord s'est abstenue de procéder à de nouveaux tests balistiques ou nucléaires depuis le premier sommet entre MM. Trump et Kim en juin 2018 à Singapour.

Cette rencontre historique, survenue contre toute attente après des mois d'escalade militaire et d'échange d'insultes entre les deux dirigeants, avait abouti à un accord sur le désarmement nucléaire de la péninsule coréenne dont les termes étaient restés très vagues.

La deuxième rencontre, en février à Hanoï, s'était terminée de façon abrupte, sans la moindre avancée concrète ni même de déclaration.

Cette déconvenue avait soulevé des questions quant à l'avenir du processus. Au Vietnam, la Corée du Nord avait expliqué vouloir la levée des seules sanctions pesant sur les conditions de vie des Nord-Coréens. Mais les Etats-Unis avaient considéré que Pyongyang exigeait de fait la disparition des principales sanctions sans proposer grand chose de précis en retour.

Néanmoins, les deux camps avaient fait part de leur souhait de poursuivre les discussions.

Avec AFP

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