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Evacuation demandée par les autorités américaines face à l'ouragan Florence

Des recrues de la marine américaine au Marine Des militaires se préparent à évacuer avant l’ouragan Florence à Parris Island, en Caroline du Sud, le 11 septembre 2018.

"Partez maintenant": les autorités américaines répétaient mercredi ce mot d'ordre pour convaincre les récalcitrants alors que la côte est des Etats-Unis se préparait avec fébrilité à l'arrivée de l'ouragan Florence et à ses effets potentiellement dévastateurs.

Environ 1,7 million de personnes sont concernées par les opérations d'évacuation qui ont débuté mardi en Caroline du Sud, en Caroline du Nord et en Virginie.

Ces trois Etats de la côte atlantique sont les plus menacés par le cyclone, classé en catégorie 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, avec des vents atteignant 215 km/h.

"Le désastre est à notre porte, et il s'apprête à entrer", a averti Roy Cooper, le gouverneur de la Caroline du Nord.

Selon le Centre national des ouragans, Florence progressait vers l'ouest et le nord-ouest à une vitesse de 28 km/h. Il devrait dévier vers le sud-ouest jeudi à l'approche des côtes américaines.

"Même s'il devrait faiblir jeudi, Florence est considéré comme un ouragan extrêmement dangereux", a souligné l'institut dans son bulletin de 8 heures (12 heures GMT).

Ouragan "Mike Tyson"

Florence va "être comme un direct de Mike Tyson sur la côte" des Carolines, a pour sa part assuré Jeff Byard, responsable de l'Agence fédérale de gestion des situations d'urgence (Fema).

Wilmington, célèbre station balnéaire de Caroline du Nord qui compte un peu plus de 100.000 habitants, devrait être l'une des premières villes touchée et se préparait à l'impact.

Les commerces et les habitations étaient calfeutrés derrière des planches de bois, les supermarchés étaient vidés et les pompes à essence étaient à sec.

"Wilmington reste soudée", "Flo, tu n'es pas la bienvenue ici", pouvait-on lire sur la devanture du bar Tavern Law.

Un grand soleil brillait mercredi matin sur la ville dont les rues étaient quasiment désertes à l'heure d'ouverture habituelle des bureaux.

"Beaucoup de gens sont partis. Les médias ont parfois tendance à en rajouter un peu", disait à l'AFP Mary Glover après avoir garé son 4x4 pour prendre en photo des messages laissés au feutre sur une planche de bois.

Assis sur un banc, Ken Price profitait du calme avant la tempête. "Les prochains jours risquent d'être assez longs", confiait ce père de famille d'une cinquantaine d'années.

"Lors du dernier ouragan, un arbre est tombé sur la maison de nos voisins. On a donc décidé de descendre les matelas au rez-de-chaussée par précaution. On a fait des réserves d'eau et sorti les jeux de société pour occuper les enfants. Il n'y a plus qu'à attendre maintenant".

Pour convaincre les récalcitrants comme Ken Price, les autorités, jusqu'au président Donald Trump, ont renouvelé leurs appels à évacuer face à l'ouragan.

"Ecartez-vous de son chemin. Ne jouez pas avec lui, c'est un gros, peut-être le plus gros qu'on ait vu, avec des niveaux d'eau énormes", a affirmé M. Trump dans un message vidéo.

Florence devrait porter avec lui des précipitations extrêmes pour un littoral aux plages de sable. En Caroline du Nord, on s'attend à entre 50 et 75 cm d'eau, et jusqu'à un mètre à certains endroits.

"Ces pluie pourraient provoquer des crues catastrophiques et des inondations importantes", a estimé le Centre des ouragans, appelant la population à "accélérer les opérations" de protection des bâtiments face aux rafales de vents attendues.

A Columbia, en Caroline du Sud, Barry Sparks s'inquiétait d'un manque de préparation des habitants face à la menace. "Ils ont d'abord cru que ça allait être moins mauvais par ici", confiait-il à l'AFP.

Côte "très plate"

John Tecklenburg, le maire de Charleston, la grande ville touristique de l'Etat, a appelé les habitants à obéir aux consignes d'évacuation.

"La côte est très plate, la plupart du temps quand il pleut il n'y a nulle part où aller", a-t-il dit sur CNN.

"Les niveaux des rivières vont monter, la pluie pourrait être une tragédie pour la Caroline du Sud", a souligné le maire de la ville.

"Nous vous demandons de suivre les avertissements, c'est le jour J", a assuré Jeff Byard, de la Fema. "Faites-le pour votre sécurité et celle des sauveteurs", a-t-il souligné lors d'un point presse à Washington.

Pour accélérer les évacuations, les principales routes de la côtes ont été mise en sens unique vers l'intérieur des terres. De nombreux centres d'accueil, pourvus en eau et en nourriture, ont également été mis en place.

"Aidez vos voisins, une vie ne peut être remplacée", a imploré Jeff Byard.

Avec AFP

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L'activité économique pourrait redémarrer en mai aux Etats-Unis

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin parle du coronavirus dans la salle de presse James Brady de la Maison Blanche, le jeudi 2 avril 2020, à Washington. (Photo AP / Alex Brandon)

Les entreprises américaines, contraintes d'arrêter leur activité dans un effort pour contenir la pandémie du coronavirus, pourraient "redémarrer" au mois de mai, a estimé jeudi le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.

A la question d'un animateur de CNBC: "Pensez-vous que nous puissions reprendre une activité économique" le mois prochain ? Le ministre de Donald Trump a répondu: "Je le pense".

"A partir du moment où le président (Donald Trump) est à l'aise sur les questions de santé et que nous faisons tout ce qui est nécessaire pour que les entreprises américaines et les travailleurs américains puissent être ouverts aux affaires et qu'ils aient la liquidité dont ils ont besoin pour faire fonctionner leur entreprise", a-t-il ajouté.

Donald Trump, qui brigue un second mandat, n'a pas caché sa volonté de redémarrer l'activité aussi vite que possible.

"Le président demande des conseils à tous, à l'intérieur et à l'extérieur du gouvernement", a déclaré jeudi à des journalistes le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow.

"Le président s'est entretenu avec ses conseillers économiques", a-t-il ajouté, soulignant qu'"il n'y a(vait) rien de formel".

Il a également émis l'idée, interrogé sur la chaîne Fox Business, de prendre en charge les investissements des entreprises américaines qui relocaliseraient leur activité de Chine vers les Etats-Unis.

De nombreux commerces, restaurants, petites entreprises ont dû arrêter net leur activité il y a près d'un mois, plongeant le pays dans une grave récession.

En trois semaines, 16,7 millions de personnes ont rempli un dossier de demande d'allocations chômage pour la première fois, du jamais-vu.

Plus tôt jeudi, le docteur Anthony Fauci --l'épidémiologiste en charge au niveau fédéral-- a apporté une lueur d'espoir en estimant que les Américains pourraient peut-être prendre des vacances d'été, mais sous conditions, alors que le pays espère atteindre dans les prochains jours le pic de la pandémie de Covid-19.

"Cela pourrait être au rendez-vous", a répondu dans un entretien sur CBS le directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses, représentant de la communauté scientifique dans le groupe de travail de la Maison Blanche qui conseille Donald Trump sur l'épidémie.

A l'approche du scrutin de novembre, le président américain espère une reprise alors que l'économie était, juste avant la pandémie, sa carte maîtresse pour la campagne.

Le coronavirus a affecté plus de 450.000 personnes et fait plus de 16.200 décès aux Etats-Unis, selon le comptage de Johns Hopkins University.

Les Etats-Unis continuent d’être le pays avec le plus grand nombre de cas de coronavirus dans le mond

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Attaquée par ses joueuses, la Fédération américaine de football revoit son discours

L'équipe de football féminine des États-Unis saluant les fans lors d'une cérémonie à l’hôtel de ville de New York après avoir remporté la Coupe du Monde 2019, 10 juillet 2019. (Vincent Carchietta/USA Today Sports)

La Fédération américaine de foot (USSF), attaquée en justice pour discrimination salariale par ses joueuses championnes du monde, a retiré ses arguments selon lesquels l'équipe nationale féminine serait "inférieure en compétence" à la masculine.

Dans ces documents datant du 31 mars, les avocats de l'instance ont écrit que celle-ci "ne conteste plus que le fait que les fonctions de l'équipe nationale féminine et celles de l'équipe masculine nécessitent des compétences, des efforts et des responsabilités égaux".

Après avoir argué dans un précédent dossier, présenté début mars, que jouer dans l'équipe nationale masculine exigeait un niveau plus élevé de compétences, basées sur la vitesse et la force, et revêtait une plus grande responsabilité, l'USSF a donc décidé de changer de ton.

Ces mots avaient suscité une indignation immédiate et généralisée de la part de joueuses, dirigeants - comme le patron de la MLS (le championnat professionnel nord-américain)- et sponsors tels que Coca-Cola, poussant le président de la Fédération Carlos Cordeiro à démissionner.

Ce dernier a été remplacé par la vice-présidente Cindy Parlow Cone. Cette ancienne joueuse internationale américaine a aussitôt émis le souhait d'apaiser la situation, alors que le procès intenté par les joueuses de l'équipe nationale est prévu le 5 mai.

Un procès qu'elle préfèrerait éviter, les joueuses de la sélection, menée par sa star et activiste Megan Rapinoe, réclamant 66 millions de dollars en arriérés de salaires en vertu de la loi sur l'égalité de rémunération et de la loi sur les droits civils. "Je ne pense pas qu'un procès soit bon pour l'une ou l'autre des parties", avait déclaré la dirigeante à des journalistes. "J'espère que nous pourrons trouver une résolution avant que cela ne soit jugé."

En attendant, le procès approche et le nom de témoins potentiels pour chaque partie est apparu dans les dossiers du 31 mars. Dans le camp des joueuses figurent Rapinoe, Carli Lloyd, Alex Morgan et Becky Sauerbrunn. Dans le camp de la Fédération: l'ancienne sélectionneuse Jill Ellis, Carlos Cordeiro et son prédécesseur à la tête de la Fédération, Sunil Gulati, pourraient également apparaître.

Les Américaines dominent plus que jamais le football mondial, ayant remporté quatre des huit Coupes du monde féminines, dont les deux dernières en 2015 et 2019.

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