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Euro-2016 - La France bétonne sa défense face à la menace terroriste

L'Euro-2016 sera-t-il hyper-sécurisé, au détriment de la convivialité, après les attentats de vendredi à Paris? "Ma principale préoccupation, c'est d'avoir un niveau de sécurité maximum", a dit Jacques Lambert, patron du comité d'organisation du tournoi

Le risque est-il plus grand depuis vendredi ?

"Aujourd'hui, nous n'avons pas d'information particulière sur le fait que l'Euro puisse être pris pour cible", expose M. Lambert à l'AFP, précisant: "On sait depuis des mois que le risque est maximal. C'est un pays qui est visé, mais si on frappe un événement médiatique, cela a encore plus de retentissement".

Le championnat d'Europe des nations de football est le 3e évènement sportif mondial. Quelque 2,5 millions de billets sont à vendre et un million de visiteurs étrangers sont attendus pour cette compétition articulée autour de dix sites, Saint-Denis (Stade de France), Bordeaux, Lens, Lyon, Nice, Paris (Parc des Princes), Saint-Étienne, Toulouse, Lille et Marseille.

"Le risque terroriste, depuis la rédaction du dossier de candidature, est considéré comme un risque clé, poursuit le responsable. Ce que les attentats de janvier (17 morts, ndlr)avaient montré, c'est que ce risque devenait plus aigu. Mais cela ne changeait pas les fondamentaux. Ce que l'on a mis sur pied avec le ministre de l'Intérieur restait valable, nous avions juste procédé à une réévaluation du niveau de risque et des dispositifs. De la même manière, la tragédie terrifiante de vendredi soir (au moins 128 morts, ndlr) va avoir le même effet".

Vers un Euro bunkerisé?

"Ne comptez pas sur moi pour parler du contenu des mesures et des moyens engagés, je ne vais pas mettre sur la place publique des informations qui pourraient être utilisées par des gens qui veulent nous nuire. Ce sera le black out total", prévient l'ancien préfet.

Une sécurisation à outrance pourrait-elle casser l'ambiance festive espérée? "Il est prématuré de se faire peur pour ça, répond celui qui était en charge de l'organisation du Mondial-1998 en France. Ma principale préoccupation c'est d'offrir le niveau de sécurité maximal. Si ça doit passer par des mesures moins "friendly" (moins conviviales), tant pis. Ce qui m'importe c'est que les gens rentrent chez eux sains et saufs".

Un point à sécuriser en priorité? On pense évidemment, parmi les dix sites retenus pour ce premier Euro élargi à 24 équipes, au Stade de France, dont les alentours ont été le lieu d'attaques vendredi soir.

Le Stade de France de Saint-Denis recevra le plus grand nombre de rencontres, sept, dont, évidemment, le match d'ouverture avec l'équipe de France de Didier Deschamps, le 10 juin, et la finale, le 10 juillet.

Comment est gérée la sécurité de l'Euro?

"On va tirer les leçons sur les plans préventif et opérationnel des attentats de vendredi soir, mais ils vont être tirés par ceux dont c'est le métier, souligne M. Lambert. C'est l'Etat qui a la main et je n'ai pas le moindre doute sur le fait que des éléments nouveaux vont être mis sur la table pour sécuriser encore le dispositif".

Il faut en effet rappeler que l'Etat et la Fédération française de football (FFF) ont signé un protocole qui répartit les tâches de prévention et protection. Les stades, camps de base, hôtels des équipes et de l'UEFA relèvent de la compétence de l'organisateur, tandis que la sécurité aux abords de ces lieux relève de celle de l'Etat.

Exemple: la sécurité des +fans zones+, dans lesquelles des retransmissions auront lieu dans les dix cités hôtes, sera assurée par des agents de sécurité privée recrutés par ces villes, tandis que les forces de l'ordre assureront la sécurisation à l'extérieur de ces zones.

"On a un schéma de travail simple: les risques - hooliganisme, risques naturels, terroristes - ne sont pas stables. Le travail de fond, dans l'élaboration du dispositif, c'est d'évaluer en permanence le niveau de risque", conclut M. Lambert.

Avec AFP

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Pour la première fois, une Assemblée générale de l'ONU en mode virtuel

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Trump et Biden se disputent le vote des Hispaniques de Floride

Fabiola Vejar, à droite, inscrit Stephanie Cardenas pour voter devant un supermarché latino à Las Vegas, le 9 juin 2016.

Quel est le point commun entre l'ex-leader cubain Fidel Castro et l'ouragan Maria qui a dévasté l'île de Porto Rico en 2017? Chacun est brandi comme un épouvantail par Donald Trump et Joe Biden quand ils viennent à la chasse aux électeurs latinos en Floride.

Dans cet Etat où se sont jouées de précédentes présidentielles --et où pourrait bien se jouer celle du 3 novembre-- le poids électoral des votants d'origine cubaine est connu depuis des décennies: anticastristes convaincus, ils sont majoritairement républicains.

Mais la carte locale du vote hispanique pourrait ne plus avoir grand chose à voir en 2020 par rapport à 2016.

Dans le sillage d'une profonde crise financière qui l'a mise à genoux économiquement, Porto Rico a été ravagée par Maria, poussant des dizaines de milliers de ses habitants à quitter l'île et venir grossir les rangs de la population hispanophone de Floride.

C'est le cas de Taileen Nieves, 42 ans. Cette femme a enduré les terribles coups de boutoir de l'ouragan, le 20 septembre 2017, et a été directement témoin des vastes destructions causées.

Afflux de sinistrés portoricains

Deux mois plus tard, épuisée par les conditions de vie et l'absence de courant électrique, la Portoricaine a pris son fils de 3 ans sous le bras et s'est résolue à trouver refuge en Floride.

"Cela a été vraiment difficile, moi seule avec mon enfant. Et très dangereux", résume-t-elle.

Elle vit désormais à Auburndale, dans le centre de la péninsule située au Sud-Est des Etats-Unis. Après dix mois de chômage, elle a trouvé un emploi chez un podologue.

Selon Jorge Duany, directeur de recherches sur les questions cubaines à l'Université internationale de Floride, "il y a actuellement environ un million d'électeurs portoricains inscrits, plus ou moins la même quantité que les Cubains".

Et donc, au scrutin du 3 novembre, le comportement des électeurs latinos dépendra d'une donnée nouvelle mais cruciale: le jugement qu'ils portent sur la gestion de l'ouragan par Donald Trump.

Maria a fait quelque 3.000 morts à Porto Rico, un lourd bilan qui marquera durablement la mémoire collective des sinistrés.

Beaucoup se souviennent de la visite éclair post-ouragan du président dans le territoire, dont les près de 4 millions d'habitants sont des citoyens américains.

Donald Trump avait été filmé en train de jeter des rouleaux de papier essuie-tout en direction de supposés sinistrés, d'une façon nonchalante voire dégradante selon les critiques du président, et en tout cas sans la gravité attendue face à l'ampleur de la catastrophe.

Trois ans plus tard, les démocrates entendent garder ce souvenir vivace et l'exploiter.

L'équipe de campagne de Joe Biden a diffusé un clip vidéo compilant les images de la dévastation causée par Maria, sur une musique de Bad Bunny, célèbre chanteur de reggaeton portoricain.

Mardi, le candidat démocrate s'est rendu à Kissimmee, un bastion portoricain proche de la grande ville d'Orlando. Il a exprimé son soutien à ce que le territoire insulaire devienne le 51e Etat de l'union.

Une énorme pancarte montrait Donald Trump et sa distribution aérienne de rouleaux essuie-tout, avec la légende suivante: "Défense d'oublier".

Cependant, l'incertitude plane sur la capacité à se mobiliser de cet électorat.

Vénézuéliens "nouveaux Cubains"

A l'opposé, le soutien à Donald Trump des votants d'origine cubaine semble s'être renforcé depuis 2016.

Selon un sondage NBC News/Marist: le président devancerait son rival démocrate de quatre points (50-46) dans les intentions de vote chez les Latinos, les deux hommes étant à égalité en Floride en comptant tous les électeurs.

M. Trump a su rallier les votants d'origine vénézuélienne en adoptant une posture farouchement anti-Maduro, le président du Venezuela, même si celui-ci est toujours au pouvoir à Caracas.

"Les républicains ont une stratégie habile qui consiste à transformer les Vénézuéliens en nouveaux Cubains", résume Randy Pestana, un expert en sciences politiques.

Dimanche, Trump a rendu hommage aux anciens combattants du débarquement de la baie des Cochons, une tentative d'invasion militaire de Cuba par des exilés cubains soutenus par les États-Unis en avril 1961.

Dans le reste du pays, les électeurs hispaniques sont majoritairement originaires du Mexique et des pays d'Amérique centrale. Pour eux la question migratoire est essentielle pour déterminer leur vote, un thème sur lequel Donald Trump a toujours affiché sa fermeté.

Résultat, au niveau national, 66% des Hispaniques disent avoir une opinion défavorable du président, selon l'institut Latino Decisions. Et en novembre ils représenteront pour la première fois le premier groupe de votants parmi les minorités ethniques, avec 13% de l'électorat, a calculé l'institut Pew.

Mais ce sont bien les Latinos de Floride qui seront les plus susceptibles de faire basculer l'issue du scrutin.

Donald Trump ne se rendra pas en personne à l'Assemblée générale de l'ONU

Le président américain Donald Trump prend la parole lors de la 74e session de l'Assemblée générale des Nations Unies au siège de l'ONU à New York, le 24 septembre 2019.

Le président américain Donald Trump ne sera pas présent à l'Assemblée générale de l'ONU prévue la semaine prochaine, contrairement à ce qu'il affirmait le mois dernier, a indiqué son chef de cabinet Mark Meadows aux journalistes à bord d'Air Force One.

Le président fait ainsi volte-face alors que le mois dernier, il a dit vouloir tenir son discours dans la salle de l'Assemblée générale à New York, quoique les dirigeants des autres pays ne participeront pas en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

Les principales activités de la 75e session de l'Assemblée générale de l'ONU, avec des discours successifs de chefs d'Etat, se dérouleront notamment par visioconférence du 21 au 29 septembre.

Dans son discours mardi, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a mis en évidence comme objectifs cette année le combat global contre la pandémie de Covid-19 ainsi que "la paix et la sécurité, le désarmement, les droits humains, l'égalité des sexes et le développement durable".

Sélection du chef de l'OMC: Ngozi Okonjo-Iweala et Amina Mohamed au 2e tour

Ngozi Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria, participe à un panel lors de la réunion annuelle de la Clinton Global Initiative à New York, le 27 septembre 2015. REUTERS/Lucas Jackson/archives

Deux candidates africaines font partie des cinq candidats qui ont passé le premier tour dans la sélection du prochain directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a-t-on appris vendredi des sources diplomatiques.

En fait, les femmes constituent la majorité des cinq candidatures sélectionnées pour le 2e tour. Il s'agit de Ngozi Okonjo-Iweala, première femme ministre des Finances et chef de la diplomatie nigériane; Amina Mohamed, ministre kényane qui a occupé des fonctions importantes au sein de l'OMC; Yoo Myung-hee, ministre sud-coréenne du Commerce.

Deux hommes restent aussi dans la course: le Britannique Liam Fox, ancien ministre du Commerce extérieur et le Saoudien Mohammed Al-Tuwaijri, ancien pilote de chasse, ministre et banquier.

Aucune femme n'a jusqu'à présent dirigé l'Organisation mondiale du commerce, ni aucun représentant Africain, mais les statuts de l'organisation basée à Genève ne prévoient pas de rotation géographique pour le directeur général.

La ministre Amina Mohamed lors d'une réunion de l'OMC à Nairobi.
La ministre Amina Mohamed lors d'une réunion de l'OMC à Nairobi.

Huit candidats briguaient la succession du Brésilien Roberto Azevedo, qui est parti fin août de l'OMC, un an plus que tôt que prévu, pour raisons familiales, en pleine crise économique mondiale, laissant l'institution en crise.

L'OMC a mené ces derniers jours une première série de consultations -- appelées "confessionnaux" -- avec chacun de ses 164 membres afin d'éliminer les trois candidats les moins bien placés pour recueillir un appui consensuel.

Lors de ces confessionnaux, les pays devaient donner les noms des quatre candidats qu'ils préféraient, lors d'auditions individuelles devant une troïka, composée des présidents de trois organes de l'OMC.

Les trois candidats ayant échoué sont: l'Égyptien Abdel-Hamid Mamdouh, le Mexicain Jesus Seade Kuri, et Tudor Ulianovschi, ancien chef de la diplomatie moldave.

Deux autres rounds prévus

Deux autres séries de consultations suivront ces prochaines semaines au cours desquelles les pays membres de l'OMC devront exprimer leurs préférences sur la liste des cinq candidats restants.

Trois candidats devront se retirer à l'issue du deuxième tour, l'objectif étant d'arriver à deux candidats pour le troisième tour. Tout le processus de sélection devrait être terminé aux alentours du mois de novembre.

D'où qu'il vienne, le prochain chef de l'OMC aura fort à faire dans un contexte de crise économique à cause de la pandémie de Covid-19 mais aussi de crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

Minute Eco: Contraction de l'économie ghanéenne de 3,2%

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